DESCRIPTION
CHAUVEL sgr de la Pigeonnière
Blésois, Orléanais, Paris.
France
- Famille noble du Blésois (Blaisois) et de l'Orléanais, seigneurs de Cheneaux dans l'Orléanais, de La CHAUVELière, Pont-Chardon, etc ..
- CHAUVEL ou CHAUVELLE.
- Simon CHAUVEL, chevalier, seigneur de la Pigeonnière, lieutenant général à Blois au XVIIe s.
✶ Armoiries :
" D'or, à un arbre de sinople, mouvant d'un vol de sable posé en pointe, le fût accosté de deux croissants de gueules. "
- Cimier: un lion issant.
- Supports: deux lions, au naturel.
✶ Sources :
- Armorial de l'Orléanais par M. de Vassal de Montviel, 1861.
- Armorial d'Europe par J.B.Rietstap (Gouda, 1884, Berlin, 1934) (Gouda, 1887, Berlin 1937).
- Armorial général J.B. Rietstap illustré par Victor et Henri Rolland (1903-1926). Colorisé par Lionel Sandoz (1993-2002).
- Familles nobles en Europe. Complément de l'Armorial d'Europe de J.B. Rietstap par Rolland (La Haye, 1904, 1954).
- Archives nationales, XIXe siècle.
- Collection privée d'Ex-libris.
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✶ Notice Biographique : Famille CHAUVEL
La famille CHAUVEL est une lignée notable dont les traces historiques remontent au XIVe siècle en Touraine, avec une présence significative dans des régions comme Tours, Blois et Anjou. Reconnaissable grâce à des pierres tumulaires préservées, cette famille a marqué l’histoire par ses contributions administratives, militaires et terriennes, ainsi que par son ancrage dans la noblesse locale.
✶ Origines et Premiers Membres
Les premières mentions documentées concernent Jehan CHAUVEL, conseiller du roi et trésorier de France, décédé en 1330.
Selon les inscriptions gravées sur une pierre tumulaire découverte dans l’église des Jacobins à Tours, cette pierre, offerte au musée de la Société Archéologique de Touraine par M. Raoul Roy, indique également la présence d’Othoron CHAUVEL, écuyer et sieur de la Chauvelière, frère de Jehan, décédé en 1401.
Jehan CHAUVEL, fils d’Othoron, aurait commandité la tombe familiale, témoignant d’une continuité familiale.
Jehan semble être le fils d’un autre Jehan CHAUVEL, trésorier des guerres du roi, actif en 1336 à Poitiers, où il reçut une quittance de 27 livres 10 sous tournois.
Plus tard, en 1356, un Jehan CHAUVEL (premier du nom) occupa le poste de receveur général des cités, diocèses et pays d’Anjou, Touraine et Maine, délivrant une quittance de 500 livres en 1377, avec un sceau armorié incluant un sautoir engrelé et des têtes de Maure.
✶ Expansion et Propriétés
La famille CHAUVEL a également été impliquée dans des transactions foncières significatives.
En 1391, Jean CHAUVEL et sa femme Jeanne, propriétaires de l’hôtel et héritage de Cheu, vendirent ce domaine à Jean, sire de Bueil, et Isabelle de la Roche pour 1120 livres.
Cette vente fut suivie d’un retrait féodal exercé par le chapitre de l’abbaye de Saint-Martin de Tours, le 7 avril 1391, devant Perrot de Mere, sergent du prévôt d’Anjou à Chenu, confirmant l’influence de la famille dans la gestion des terres.
✶ Évolution au Fil des Siècles
Au XVe siècle, la famille s’illustre avec Nicolas CHAUVEL, écuyer et sieur de la Chauvelière, décédé en 1500, et son épouse Marie Boullet, décédée en 1547.
Leurs restes sont également commémorés sur une pierre tumulaire des Jacobins, ornée d’un écusson armorié.
Les armoiries de Marie Boullet, distinctes avec un chevron accompagné de marguerites et d’un sanglier, suggèrent une alliance extérieure, son nom étant perçu comme étranger à la Touraine.
✶ Au XVIe et XVIIe siècles, la famille maintint un rang élevé à Blois.
Simon CHAUVEL, chevalier, seigneur de la Pigeonnière, conseiller du roi, président et lieutenant-général au siège présidial de Blois, décédé le 28 octobre 1657, incarne cette prospérité. Son épouse, Éléonore de Bodain, décédée le 2 juin 1672, partage sa sépulture découverte dans le jardin des Petites-Sœurs des Pauvres à Blois.
Les armoiries évoluèrent, passant de sable à la croix échiquetée d’or et de gueules, cantonné de quatre têtes d’enfant d’argent, à d’or à l’arbre soutenu d’un vol de sable et accosté de deux croissants de gueules, reflétant une adaptation aux normes héraldiques.
✶ Héritage et Postérité
La famille CHAUVEL a occupé des postes prestigieux, tels qu’échevins, magistrats à la prévôté, à la maîtrise des eaux et forêts, au bailliage et à la Chambre des Comptes.
Sa présence est attestée jusqu’en 1663 dans le Blésois, où Simon CHAUVEL reste une figure marquante. Les pierres tumulaires, richement décorées et conservées grâce aux efforts de la Société Archéologique de Touraine, témoignent de leur statut et de leur legacy dans l’histoire régionale.
✶ Sources
Les informations proviennent des inscriptions des pierres tumulaires des Jacobins, des recherches de M. Lambron de Lignim publiées dans les mémoires de la Société (t. IV, p. 167 et suiv.), ainsi que du nobiliaire blésois de Bernier et de l’armorial général de d’Hozier.
Cette notice, compilée à partir des données disponibles, illustre la trajectoire d’une famille influente, ancrée dans la noblesse et l’administration française du Moyen Âge à l’époque moderne.
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