DESCRIPTION
RICO
Asturies
Espagne
Armoiries :
" Écartelé : D’or, à une croix fleurdelisée de gueules ; De gueules, à une bande d’or, engoulée de gueules en têtes de dragons du même ; De sinople, à une clef d’argent ; D’azur, à un croissant décroissant (meneau) d’argent. Bordure d’or, avec cette devise en lettres de sable : « Dominus sit mihi adjutor, et ego despiciam inimicos meos » ".
(« Que le Seigneur soit mon secours, et je mépriserai mes ennemis »).
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1. Origine et histoire familiale
Origine géographique :
Le patronyme RICO est présent dès le Moyen Âge en Castille (Vieille et Nouvelle), Asturies, Valladlid, Andalousie, Aragon, Murcie, et Valence.
La Real Chancillería de Valladolid, mentionnée dans le contexte de la famille Rico, était une cour de justice royale majeure, où des procès, notamment pour prouver la noblesse (hidalguía), étaient jugés.
Dans le contexte asturien, il pourrait s'agir soit d'une branche castillane installée dans les Asturies dès les XIIIe–XIVe siècles, soit d'une souche propre enracinée dans le nord montagnard du royaume de León.
Mentions anciennes :
Des RICO sont attestés dans les fueros (chartes de peuplement) dès le XIIIe siècle en Vieille-Castille.
Un Pedro RICO est documenté comme regidor à Ávila au XVe siècle.
Le nom apparaît aussi dans les procesos de hidalguía dans les chancelleries de Valladolid et de Oviedo.
Lignées principales :
RICO de León (Vieille Castille)
RICO de Albacete (Nouvelle Castille)
RICO de Cuenca (branche noble du XVIe siècle)
RICO de Asturias (peut-être rattachée aux RICO de León, avec un développement propre).
Migrations :
Nombreux départs vers l’Amérique latine au XVIe–XVIIIe siècles (Mexique, Colombie, Cuba, Pérou).
On trouve des familles RICO à Veracruz, Carthagène des Indes, et Buenos Aires dès le XVIIe siècle.
2. Étymologie du nom RICO (Asturias)
Sens du nom :
RICO signifie « riche » en espagnol moderne, mais aussi, en ancien castillan, « puissant », « noble », ou « influent ».
Le terme dérive du latin ricus, via le gothique reiks (roi, chef), qui a donné rich en vieil allemand.
Toponymie :
Il n’existe pas à ce jour de lieu nommé RICO dans les Asturies, ce qui rend peu probable une origine toponymique directe.
Évolution linguistique :
Usage médiéval comme épithète ou sobriquet, devenu nom de famille héréditaire.
Formes anciennes : Ricus, Dominus RICO, Alfonso el RICO.
3. Héraldique
Blason cité :
« D’azur, à cinq fleurs-de-lis d’or posées en sautoir. Bordure d’argent chargée de huit chaudrons de sable. »
Origine et attribution :
Attribué à une branche noble castillane ou asturienne.
Mentionné dans le Repertorio de Blasones de la Comunidad Hispánica (Vicente de Cadenas y Vicent, 1987).
Interprétation héraldique :
Ce blason appartient probablement à une branche ayant prouvé sa noblesse (hidalguía) devant les chancelleries de Valladolid ou Oviedo.
4. Symbolique du blason
Fleurs-de-lis d’or : Emblème de pureté, noblesse et lien à la royauté. La disposition en sautoir rappelle un engagement chevaleresque ou religieux.
Chaudrons de sable : Symbole de commandement militaire, souvent associé aux grandes maisons comme les Lara. Ils évoquent la capacité à nourrir et protéger un lignage.
Azur : Loyauté, foi, fidélité.
Disposition en sautoir : Souvent liée à l’ordre de Saint-André ou à des valeurs chevaleresques.
Autres blasons :
" D'argent, un tau de gueules. Bordure d'or, chargée de huit panelas de gueules. "
" Mantelé : D’or, à deux loups passants de sable ; D’argent, à un arbre de sinople ; et dans le mantel de gueules, cinq panelas d’argent. "
Blasons distincts selon les provinces (Castille, Murcie, Aragon…).
5. Personnages remarquables
- Juan RICO y AMAT (1808–1870), écrivain, journaliste et homme politique.
- Pedro RICO LóPEZ (1888–1957), maire de Madrid pendant la Seconde République.
- Carlos RICO FERRER, avocat du roi au Conseil de Castille (XVIIe siècle, archives à Simancas ?)
- Des don CARLOS de RICO sont mentionnés dans des listes de cavaliers de l'ordre de Santiago ou de Calatrava (sources à vérifier dans les archives de la Ordenes Militares).
6. Iconographie et art sacré
Églises asturiennes : des vitraux ou pierres tombales avec des fleurs-de-lis en sautoir pourraient signaler la présence de cette famille dans des chapelles familiales.
À rechercher dans les églises de Oviedo, Cangas de Onís, Grado, ou Tineo.
Archives paroissiales et diocésaines d’Oviedo à explorer.
7. Monuments et mémoire
Maisons nobles ou blasons sculptés dans les provinces d’Asturies, de León et de Palencia.
Certaines demeures rurales (casonas asturianas) conservent encore des linteaux armoriés.
Tombeaux armoriés : il est possible d’en trouver dans les cimetières d’Oviedo ou de Llanes.
8. Références et bibliographie
Sources principales :
Hidalguía (revue, Madrid, n°223–260, plusieurs articles sur les RICO)
Repertorio de Blasones de la Comunidad Hispánica, Instituto Salazar y Castro
Diccionario Heráldico y Genealógico de los Apellidos Españoles y Americanos, Carraffa
Nobiliario Español, Julio de Atienza
Elenco de Grandezas y Títulos del Reino, Instituto Salazar y Castro
Archives d’Oviedo, Valladolid, Simancas (procesos de hidalguía)
9. Archives et registres anciens
Archivo de la Real Chancillería de Valladolid : nombreux procesos de hidalguía au nom de RICO (vérifier via PARES).
Archivo HistóRICO Nacional (AHN), Madrid : ordre de Santiago, Calatrava, Alcántara.
Archivo General de Indias, Séville : migration vers les Amériques.
Registres paroissiaux d’Asturies (XVIe–XVIIIe siècles).
10. Généalogies et filiations
Arbre possible à reconstituer à partir des actes notariaux d’Oviedo et des procesos de limpieza de sangre.
Alliances probables avec des familles locales d’hidalgos : Álvarez, Campa, Valdés, Menéndez…
En Amérique latine, les RICO se marient souvent avec les familles Fuentes, Navarrete, Mendoza, Arias.
11. Généalogie ascendante hypothétique — Famille RICO (Asturias)
- Origines ancrées à Luarca (Principado de Asturias)
La Casa Solar des RICO est située dans le barrio de Cambaral, à la bouche du port de Luarca (concejo de Valdés). Elle aurait appartenu à la famille depuis des temps immémoriaux, conservée par les aînés sans division ni vente, avec des prérogatives compatibles avec celles des « hidalgos de sangre »
Asturias por Descubrir
Des vestiges du manoir et un blason en pierre subsistaient encore plusieurs siècles après, malgré l’usure, et ses membres bénéficiaient de privilèges dans la paroisse (premier lieu dans l’église, sépultures, patronage de chapelle).
Le chevalier Gonzalo González RICO (XIIIᵉ siècle)
Originaire des Asturies, ce lignage est représenté par Gonzalo González RICO, chevalier ayant combattu à la bataille des Navas de Tolosa (1212), d’où découlerait le port des armes de la famille.
- Lignages attestés aux chancelleries royales (XVIᵉ–XVIIᵉ siècles)
Jerónimo RICO (Cebreros, Ávila, 1512)
Domingo RICO de la Rasgada (Castronuño, Valladolid, 1663)
Álvaro RICO (San Martiño de Galgao, Lugo, 1564)
D’autres figuraient dans les chancelleries de Grenade ou Séville.
- Migration à Acebo (Cáceres) et alliance avec les Acedo
Vers 1600, Juan RICO de Luarca y Martínez de Muñas (noble d’ascendance reconnue) s’est installé à Acebo (Cáceres), où il a déposé une demande de noblesse.
Il a épousé María Hernández, d’où naît Antonio RICO Hernández (1635) puis Alonso RICO Hernández (1644).
- En 1669, Alonso a épousé Mariana Acedo y Pérez Rodríguez de Trejo, issue d’une maison infanzona navarraise. Le mariage a fait émerger le lignage RICO–Acedo, anobli comme comté de la Cañada avec grandeza de España.
- Descendance consolidée
Juan RICO Acedo Hernández Martínez de Muñas (né 1689), fils du précédent, fut le premier à porter le double nom. Son fils, Juan Acedo RICO Pérez Rodríguez de Trejo, fut le premier comte de la Cañada, suivi de José Acedo RICO y Macías, deuxième comte.
- Synthèse de la lignée fictive ascendante
Période Personne et rôle
XIIᵉ–XIIIᵉ siècle : Chevalier Gonzalo González RICO (Navas de Tolosa, 1212)
Époque moderne (XVIᵉ) : Divers RICO attestés devant les chancelleries (Valladolid, etc.)
Début XVIIᵉ siècle (~1600) : Juan RICO de Luarca → installation à Acebo
Milieu XVIIᵉ siècle : Alonso RICO Hernández épouse Mariana Acedo → lignée RICO–Acedo
XVIIᵉ–XVIIIᵉ siècle : Juan Acedo RICO premier comte, suivi par José Acedo RICO
- Conclusion & suggestions pour approfondir
Cette généalogie ascendante est un cadre historique plausible s’appuyant sur des données transmises par des sources localisées (Luarca, historiographie, Archivo HistóRICO de Cáceres, AHN). Pour affiner cette trame :
Consulter le livre de Ricardo Sánchez del Pulgar RICO Villademoros, La familia RICO, primera que pobló Luarca.
Accéder aux archives notariales, registres paroissiaux du Principado de Asturias (Luarca, Valdés).
Explorer les procesos de hidalguía à l’AHN et à la Chancillería de Valladolid/Cáceres.
Examiner les actes de mariage, baptême, testament pour établir la filiation.
12. Dynastie nobiliaire des RICO en Espagne à travers les siècles (1212-1817)
RICO (Familia) (1212)
La famille RICO, documentée dès 1212, jouissait d'un statut noble. Originaire d'une lignée prestigieuse, elle a probablement joué un rôle important dans la société médiévale, bien que les détails spécifiques de ses contributions restent limités. En 1212, l'Europe médiévale était marquée par la Reconquista en Espagne, avec la bataille décisive de Las Navas de Tolosa, qui affaiblit les Almohades. Les familles nobles comme les RICO étaient souvent impliquées dans des campagnes militaires ou dans la gestion de terres récemment reconquises, consolidant leur influence dans un contexte de fragmentation féodale.
Carvajal y RICO, Baltasar (1723)
Baltasar Carvajal y RICO, noble en 1723, était probablement une figure éminente de l'aristocratie espagnole. Sa position suggère une implication dans la gouvernance régionale ou les affaires de cour, typiques de la noblesse de l'époque. En 1723, l'Espagne, sous la dynastie des Bourbons, cherchait à consolider son pouvoir après la guerre de Succession d'Espagne (1701-1714). Les nobles comme Baltasar jouaient un rôle clé dans l'administration locale et la loyauté envers la couronne, dans un climat de rivalités européennes.
Fernández-Pevidal y RICO, Antonio (1759)
Antonio Fernández-Pevidal y RICO, noble en 1759, faisait partie de l'élite espagnole. Son statut indique des liens probables avec la propriété terrienne ou des rôles administratifs, renforçant le prestige de sa famille. En 1759, l'Espagne était impliquée dans la guerre de Sept Ans (1756-1763), alliée à la France contre la Grande-Bretagne. Les nobles comme Antonio contribuaient souvent à la collecte de fonds ou à la mobilisation militaire, tout en maintenant leur influence dans les cercles aristocratiques.
Alvarez-Feijo Fernández-RICO (1780)
Alvarez-Feijo Fernández-RICO, noble en 1780, occupait probablement une position sociale importante. Son nom composé suggère des alliances par mariage, renforçant l'influence noble de la famille en Espagne. En 1780, l'Espagne était engagée dans la guerre d'indépendance américaine, soutenant les colonies contre la Grande-Bretagne. Les familles nobles, comme les Alvarez-Feijo, participaient souvent à la gestion des ressources ou à des rôles diplomatiques, dans un contexte de tensions coloniales.
Díaz de Mon RICO-Villamil Méndez (1788)
Díaz de Mon RICO-Villamil Méndez, noble en 1788, appartenait à une lignée noble interconnectée. Il a probablement maintenu le prestige familial par la gestion de terres ou une influence politique à la fin du XVIIIe siècle. En 1788, l'Espagne, sous Charles III, connaissait des réformes des Lumières visant à moderniser l'économie et l'administration. Les nobles comme Díaz de Mon étaient souvent impliqués dans la mise en œuvre de ces réformes ou dans la défense de leurs privilèges traditionnels.
Fernández-Pevidal y RICO, Francis (1801)
Francis Fernández-Pevidal y RICO, noble en 1801, était membre de l'aristocratie espagnole. Son statut suggère une implication dans les affaires sociétales ou économiques, perpétuant l'héritage noble de sa famille. En 1801, l'Espagne était alliée à la France napoléonienne, participant à la guerre contre le Portugal (guerre des Oranges). Les nobles comme Francis pouvaient être impliqués dans des efforts militaires ou financiers, dans un climat de bouleversements politiques imminents.
García-Monteavaro RICO de Montoto (1815)
García-Monteavaro RICO de Montoto, noble en 1815, occupait probablement une position de premier plan dans la société espagnole. Son nom complexe reflète des alliances nobles, possiblement liées à des structures de pouvoir régionales. En 1815, après la chute de Napoléon et la restauration de Ferdinand VII, l'Espagne traversait une période de crise politique, marquée par des tensions entre absolutisme et libéralisme. Les nobles comme García-Monteavaro jouaient un rôle dans la stabilisation ou la contestation du pouvoir royal.
RICO y Villademoros, José (1817)
José RICO y Villademoros, noble en 1817, était une figure significative de la lignée RICO. Son statut noble suggère une implication dans des rôles civiques ou de cour, maintenant l'influence familiale au début du XIXe siècle. En 1817, l'Espagne était secouée par des soulèvements libéraux et des luttes pour l'indépendance des colonies américaines. Les nobles comme José pouvaient être impliqués dans des débats politiques ou dans la défense des intérêts aristocratiques face aux réformes.
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