DESCRIPTION
MEYER
Bâle
Suisse
Armoiries :
" D’argent au belier de sable d’or, sur trois coupeaux de sinople. "
°°°°°°°°°°°°°°°°°°°
Les MEYER de Bâle : un aperçu historique et héraldique
Le nom MEYER (ou Meier), d’origine germanique, dérive du terme maior (latin), signifiant « intendant » ou « administrateur », souvent associé à une fonction de gestion des terres ou de domaines, notamment dans un contexte féodal. À Bâle, ville suisse au riche passé médiéval et siège d’une bourgeoisie influente, plusieurs familles MEYER se distinguent dès le XIIIe siècle, occupant des rôles variés : bourgeois, administrateurs, artisans, militaires ou réformateurs. Leur ascension sociale s’accompagne fréquemment de l’adoption d’armoiries distinctives, reflet de leur statut et de leur lignée.
I. MEYER de Huningue
Cette branche, liée à la charge de Meier de la cour colongère de Huningue près de Bâle, se divise en deux lignées.
Ancienne famille : Konrad (1244-1265), bourgeois de Bâle, est le premier cité. Son petit-fils Jakob (1343-1383) clôt cette lignée, portant des armoiries d’or au lion de gueules, à la bordure d’azur.
Famille plus récente : Heinrich (1345-1371), seigneur de plusieurs domaines, initie une lignée plus durable. Ses descendants, tels Walther († 1386 à Sempach), Ludwig (1421-1448, capitaine contre les Hussites), et Hans (1500-1528, bailli autrichien), illustrent une présence militaire et administrative notable. Leurs armoiries évoluent en de gueules à la bande d’argent, chargée de trois étoiles de gueules. Cette branche s’éteint avec la vente de Huningue en 1540.
II. MEYER von Baldersdorf
Famille de boulangers devenue noble au XVe siècle grâce à la profession de changeur, elle s’éteint avec Michael († av. 1496) et Hans-Bernhard († 1553). Leurs armoiries, d’or au buste de maure ailé de sable, vêtu de gueules, symbolisent une ascension sociale marquée.
III. MEYER zum Hasen
Jakob MEYER zum Hasen (1482-1531), premier bourgmestre issu d’une corporation, probable descendant des MEYER de Leimen (XIIIe siècle), incarne une figure majeure. Changeur, puis militaire (Gênes 1507, Marignan 1515), il devient bourgmestre (1516-1521) avant sa déposition pour pensions étrangères. Son portrait par Holbein (1516) est une pièce maîtresse du Musée de Bâle. Armoiries : coupé de sable et d’argent à deux béliers de l’un en l’autre.
IV. MEYER zum Hirzen
Cette famille de conseillers s’illustre par Claus (1383-1385, avoyer) et Jakob (1473-1541), partisan de la Réforme et bourgmestre (1530), qui réorganise l’université de Bâle. Ses descendants, tels Jonathan (1557-1633) et Wolfgang (1577-1653), théologiens et réformateurs, perpétuent cet héritage. Armoiries : d’or à un arbre mouvant de trois coupeaux de gueules.
V. MEYER zum Pfeil
Vieille lignée patricienne (avant 1356), issue des Meier d’Othmarheim, elle brille avec Adelberg (1474-1548), premier bourgmestre élu sans l’évêque (1521-1548), et Bernhard (1488-1558), diplomate. Armoiries : d’azur à une flèche d’or tombante, empennée d’argent, surmontée d’un croissant renversé.
X. Branche de Hans-Caspar MEYER (1645-1705)
Cette lignée, associée au peintre Hans-Caspar, porte les armoiries d’argent, à un bélier de sable couronné d’or sur trois coupeaux de sinople. Ce blason, central dans cette synthèse, symbolise force (bélier), noblesse (couronne d’or) et enracinement (coupeaux verts sur fond d’argent, signe de pureté). Cette branche, bien que moins documentée, s’inscrit dans la tradition artistique et artisanale bâloise.
Analyse héraldique des armoiries principales
Les armoiries d’argent, à un bélier de sable couronné d’or sur trois coupeaux de sinople se rattachent à la branche de Hans-Caspar MEYER. Le bélier noir, figure de ténacité, couronné d’or, indique une élévation sociale ou une distinction honorifique. Les trois coupeaux verts évoquent un lien avec la terre, peut-être un héritage des fonctions de Meier. Ce blason, sobre mais évocateur, reflète l’identité d’une famille ancrée dans le terroir bâlois tout en aspirant à la reconnaissance.
Conclusion
Les MEYER de Bâle, du XIIIe au XIXe siècle, incarnent la diversité de la société bâloise : administrateurs féodaux, artisans enrichis, militaires ou réformateurs. Leurs armoiries variées témoignent de cette pluralité, les d’argent au bélier couronné de Hans-Caspar MEYER offrant un symbole puissant d’héritage et de résilience.
PARTAGEZ SUR LES RÉSEAUX SOCIAUX
LES AVIS
Il n'y a aucune note pour le moment. Soyez le premier à évaluer !
DONNEZ UNE NOTE

