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BRIOT (Lorraine)

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BRIOT (LORRAINE)

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DESCRIPTION

BRIOT
Lorraine
France

Armoiries :
" D’azur au chevron d’or accompagné de trois étoiles d’argent. "
- Cimier : une grue (ou oiseau échassier) tenant une pierre dans une patte levée, entre des glands ou feuillages.
- Supports et ornements : casque, lambrequins, couronne.

Ex-libris : F. Janinet XVIIIe s.


Famille BRIOT de Nancy (Lorraine)

Origine et contexte historique
La famille BRIOT est originaire de Damblain (actuel département des Vosges, alors en Lorraine et dans le duché de Bar).
Elle appartenait à la religion réformée (protestante). Damblain était un centre reconnu de fondeurs de cloches et d’artisans du métal.
Les BRIOT y exercèrent les métiers de potiers d’étain, orfèvres, graveurs de médailles et monnayeurs aux XVIe et XVIIe siècles. Ils sont considérés comme fondateurs de l’école lorraine des graveurs.
Liés à la cour des ducs de Lorraine (notamment par des travaux pour le trésor ducal), ils furent également actifs à Nancy, Montbéliard, Charleville, Sedan, Paris, puis, pour certains, en Angleterre.
Leur présence à Nancy est attestée par des actes (baptêmes, orfèvrerie) et par leur activité au service des ducs.
Le nom BRIOT, fréquent dans les Vosges et en Haute-Marne, est un diminutif d’Aubry (formé par aphérèse).

Héraldique
L’armoirie représentée sur la gravure de François JANINET (signature « F. Janinet. Inv. et F. ») correspond au type suivant, documenté pour une branche BRIOT :
" D’azur au chevron d’or accompagné de trois étoiles d’argent. "
- Cimier : une grue (ou oiseau échassier) tenant une pierre dans une patte levée, entre des glands ou feuillages.
- Supports et ornements : casque, lambrequins, couronne, et composition décorative caractéristique des planches d’armoriaux du XVIIIe siècle.Cette composition (chevron et étoiles) apparaît dans les armoriaux généraux (notamment Rietstap pour la variante allemande/lorraine).
L’écu est présenté avec un heaume couronné et un oiseau en cimier, entouré de motifs végétaux et d’architecture baroque, typiques des gravures de Janinet.

Biographies des principaux membres

- François BRIOT (Damblain, vers 1545-1550 – Montbéliard ou Besançon, après 1616). Fils d’Urbain BRIOT. Potier d’étain et graveur de médailles. Il quitta la Lorraine pour Montbéliard (alors principauté protestante) et fut admis dans la confrérie Saint-Éloi en 1580. Il porta le titre de graveur de médailles des ducs de Wurtemberg. Son chef-d’œuvre est l’aiguière et le bassin « à la Tempérance » (répliques en étain au musée de Cluny et au Louvre). Il fut également monnayeur. Il est l’oncle de Nicolas BRIOT.Didier BRIOT (Damblain, vers 1542-1552 – vers 1635)

- Frère de François. Graveur de monnaies. Il prit à ferme la Monnaie de Charleville (duc de Nevers), travailla à Sedan pour le duc de Bouillon (1587) et pour le trésor ducal de Lorraine (1613). Père de Nicolas et d’Isaac BRIOT. Il rejoint plus tard Paris.Nicolas BRIOT (Damblain, 1579 – Londres ou Oxford, 24/25 décembre 1646)
Le plus célèbre de la lignée. Fils de Didier. Apprenti auprès de son oncle François à Montbéliard, puis établi à Paris. Nommé tailleur général des monnaies de France (vers 1605-1606) et graveur des monnaies du duc de Lorraine (1613-1623). Il introduisit le balancier (presse monétaire mécanique) en France, mais se heurta à l’hostilité des monnayeurs parisiens. Il émigra en Angleterre en 1625, fut naturalisé, nommé graveur en chef de la Tour de Londres (1633) et maître de la Monnaie d’Écosse. Il grava les monnaies et médailles de Louis XIII et de Charles Ier d’Angleterre. Marié d’abord à Pauline NISSE (d. 1608), puis à Esther PETAU (fille de l’antiquaire Paul PETAU). Enfants : Philippe, Jacques et Esther (cette dernière épousa John Falconer, maître de la Monnaie d’Écosse).Isaac BRIOT (Damblain, juillet 1585 – Paris ou Charenton, 5 mars 1670)

- Frère de Nicolas. Graveur au burin, éditeur et marchand d’estampes. Il grava de nombreux portraits (Henri IV, Louis XIII, Richelieu, etc.), des suites de costumes et des illustrations (Fables d’Ésope). Il dirigea la fabrication des monnaies après le départ de son frère. Marié à Suzanne RAMBOUR (1608), puis à Théodore NICOLAY. Père de Marie BRIOT (graveuse) et d’autres enfants.

Postérité
La famille BRIOT illustra la Lorraine par ses talents d’orfèvres, graveurs et monnayeurs à une époque où Nancy était capitale du duché. Leurs œuvres (médailles, étains, monnaies) sont conservées au Louvre, au musée de Cluny, au British Museum et dans les collections numismatiques. Des branches subsistèrent en Lorraine et en France ; le nom reste attesté à Nancy et dans les Vosges aux siècles suivants.Sources principales : notices biographiques lorraines (Art Lorrain, Jouve, Wikipedia et dictionnaires spécialisés), archives monétaires, collections muséales et armoriaux généraux (Rietstap).

⚜️ © Droits d'auteur : Lionel Sandoz, dessins des armoiries, texte et archives, armorial.org (2026).



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