DESCRIPTION
GINESTOUS de MONTARDIER (ou MONTDARDIER)
Gard
France
Armoiries ;
" D’or au lion de gueules, armé et lampassé de sable. "
Origines et histoire
La famille GINESTOUS (parfois orthographiée GINESTOUX) est une ancienne maison noble du Languedoc, originaire des Basses Cévennes, aux environs de Sumène (Gard), où elle possédait le mas de Ginestous et le château de Galan. Elle est attestée dès le XIIᵉ siècle : Hugues de GINESTOUS prête serment de fidélité à Roger II Trencavel, vicomte de Béziers, le 2 septembre 1181, avec promesse de le servir contre le comte de Toulouse.
La filiation prouvée débute en 1215 avec Raymond de GINESTOUS, seigneur de Galan. Son petit-fils Raymond III de GINESTOUS (vers 1230 – après 1295), co-seigneur de Galan, épouse avant 1250 Aigline de Madières (morte après 1281), dame de MONTDARDIER et de Madières par donation paternelle de novembre 1250. Par cette alliance, les GINESTOUS deviennent seigneurs de MONTDARDIER (commune actuelle du Gard, orthographiée aussi Montardier dans certaines sources anciennes) et de Madières, fiefs qu’ils conservent jusqu’à la fin du XIXᵉ siècle. Le château de MONTDARDIER reste dans leur postérité féminine.
La première maintenue de noblesse remonte à 1255 (Valentin de GINESTOUS). Des membres de la famille participent à la résistance des Trencavel puis de la maison de Toulouse pendant la croisade des Albigeois (1209-1243). Pendant la guerre de Cent Ans, la branche des Basses Cévennes prend parti pour les rois d’Angleterre. La branche aînée de MONTDARDIER se convertit au calvinisme au XVIᵉ siècle et n’abjure qu’à la révocation de l’édit de Nantes ; elle s’éteint dans les mâles peu après. La branche cadette de Saint-Maurice demeure catholique. D’autres rameaux s’établissent en Vivarais (Vernon, La Tourrette) et plus tard à Montpellier et au Vigan.
Le château de MONTDARDIER, forteresse du XIIᵉ siècle dominant la vallée de la Glèpe et le causse de Blandas, est confié aux GINESTOUS en 1363 par les barons d’Hierle. Il subit plusieurs destructions : pillage et incendie par les troupes du comte d’Armagnac en 1469, sac par celles de l’évêque de Lodève en 1563, démantèlement ordonné par le duc de Rohan en 1628. Après un passage par alliance dans la famille d’Assas, Fernand de GINESTOUS le rachète en 1859 et confie sa reconstruction (1860-1878) à Eugène Viollet-le-Duc, sur les soubassements médiévaux. L’édifice est inscrit aux monuments historiques.
Héraldique
Les armes de la famille GINESTOUS se blasonnent :
" D’or au lion de gueules, armé et lampassé de sable. "
Celles de la branche GINESTOUS de MONTARDIER / MONTDARDIER sont écartelées :
" Écartelé : aux 1 et 4, d’or au lion rampant de gueules armé et lampassé de sable (qui est de Ginestous) ; aux 2 et 3, d’argent à trois fasces crénelées de trois pièces de gueules (qui est de MONTDARDIER). "
(Certaines sources anciennes indiquent des fasces crénelées de cinq pièces pour MONTDARDIER.)
Devises de la branche de MONTDARDIER :
Nec vi nec metu (« Ni par la force, ni par la crainte ») ;
Stabit atque florebit (« Il se tiendra debout et il fleurira »).
Ces armes sont gravées au-dessus du portail du château de MONTDARDIER.
Titres et seigneuries
Seigneurs de MONTDARDIER (XIIIᵉ siècle), Galan, Roquedur, Madières, Saint-Maurice-Navacelles, la Jurade, etc. Titres de courtoisie portés par d’autres branches de la famille (marquis de La Tourrette et de Durfort, marquis de Ginestous, comtes de Vernon, barons de La Liquisse, etc.).
Biographies et personnalités liées à la branche de MONTDARDIER
Raymond III de GINESTOUS (vers 1230 – après 1295) : co-seigneur de Galan ; par son mariage avec Aigline de Madières, il apporte MONTDARDIER et Madières à la famille.
Frédol de GINESTOUS (mort vers 1326) : seigneur de MONTDARDIER et Madières ; teste en 1326.
François de GINESTOUS (1629-1697) : seigneur de MONTDARDIER et de Cabanis, fils de Charles de GINESTOUS et de Jeanne de Bonnail. Pasteur protestant, reçu en 1650 ; il dessert MONTDARDIER (1650-1659 et 1673-1685), puis Molières et Avèze. En juillet 1685, lors d’une cérémonie au temple, les dragons l’encerclent ; blessé d’un coup d’arquebuse qui lui brise deux doigts, il continue. Il abjure le 11 novembre 1685 à Montpellier devant l’évêque de Viviers (en même temps que son gendre François d’Assas). Il devient maire de MONTDARDIER et meurt en 1697. Sa fille Anne épouse François d’Assas, sieur de Ferrières ; la seigneurie passe ainsi à la famille d’Assas.
Fernand de GINESTOUS (1823-1885), vicomte : officier de hussards, contraint de quitter le service pour raisons de santé. Passionné par le château de ses ancêtres, il le rachète en 1859 à son cousin le marquis d’Assas (alors réduit à un corps de ferme) et confie sa reconstruction néogothique à Viollet-le-Duc (achevée en 1878). En 1851, il tue en duel à Montpellier le journaliste Aristide Ollivier, frère d’Émile Ollivier.
La branche aînée de MONTDARDIER s’éteint dans les mâles peu après la révocation de l’édit de Nantes, le fief passant par les femmes à la famille d’Assas (d’où les d’Assas de Ginestous de Montardier, dont François-Clément d’Assas de Ginestous de Montardier, 1769-1829, officier de marine et conseiller général).
D’autres branches de la famille GINESTOUS subsistent jusqu’à nos jours.
Sources principales :
Armorial de la noblesse de Languedoc (généralité de Montpellier).
⚜️ © Lionel Sandoz, 2026 — dessin héraldique et texte. Assistance documentaire et rédactionnelle : IA.
PARTAGEZ SUR LES RÉSEAUX SOCIAUX
LES AVIS
Il n'y a aucune note pour le moment. Soyez le premier à évaluer !
DONNEZ UNE NOTE

