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FRESNEAU DE LA COURONNERIE

FRESNEAU DE LA COURONNERIE_Bretagne_France (2)+

FRESNEAU DE LA COURONNERIE

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DESCRIPTION

FRESNEAU DE LA COURONNERIE
Bretagne
France

Armoiries :
" D'argent, à un frêne arraché de sinople, accosté de deux étoiles d'azur. "
alias :
" D'argent, au frêne de sinople accompagné de deux étoiles d'azur. "

Historique
La famille FRESNEAU DE LA COURONNERIE est une famille de haute bourgeoisie bretonne, honorablement connue à Nantes et dans le pays nantais aux XVIIe et XVIIIe siècles.
Elle s’est illustrée par l’exercice de charges municipales et financières qui lui ont permis d’acquérir la noblesse.
Le domaine de la Couronnerie, situé en la paroisse de Carquefou (Loire-Atlantique), est attesté dès 1398, alors propriété de Guillaume de Couppegorge, seigneur de Maubreuil, relevant de la juridiction de Faye.
En 1656, Guillaume FRESNEAU, sire de la Couronnerie, y fait construire un château et fonde une chapelle le 7 janvier 1660.
Des éléments de cette époque (mur de clôture, Tour des Ifs) subsistent encore.
Au XVIIIe siècle, la famille occupe un rang distingué à Nantes.
Un FRESNEAU est échevin de Nantes en 1686. René FRESNEAU, sieur de la Couronnerie en Carquefou, est reçu en 1695 conseiller auditeur en la Chambre des comptes de Nantes.
Pierre FRESNEAU obtient la même charge en 1740.
Plusieurs membres (Louis FRESNEAU, un autre Louis et Joachim-Alexandre FRESNEAU, seigneurs de la Templerie) sont reçus conseillers maîtres en la même Chambre en 1733, 1769 et 1779.
Joseph FRESNEAU est trésorier général des finances de Bretagne en 1727 ;
Guillaume-François FRESNEAU du Paty est contrôleur général des finances de Bretagne en 1745 ;
noble homme Guillaume-Pierre FRESNEAU est trésorier de France à Redon en 1774. Un FRESNEAU figure parmi les signataires des protestations de 1788.
Prudent FRESNEAU, ci-devant privilégié, est condamné à mort à Nantes le 27 janvier 1794.
Un membre de la famille est colonel de la garde nationale de Nantes en 1814 et 1825.
La famille actuelle a adopté les armoiries de cette lignée nantaise.
Des branches postérieures se distinguent notamment par René FRESNEAU (préfet de la Corse en 1847, puis du Pas-de-Calais) et son fils Armand-Félix FRESNEAU (1823-1900), député puis sénateur.

Étymologie
Le nom FRESNEAU est un toponyme formé sur le français « frêne » (du latin fraxinus), désignant un lieu planté de frênes ou une propriété voisine d’un frêne remarquable.
La particule « de la Couronnerie » renvoie à la seigneurie ou au domaine de la Couronnerie en Carquefou, acquis ou tenu par la famille au XVIIe siècle.
Il s’agit d’un nom composé indiquant l’appartenance à ce fief.

Héraldique
Armes (Bretagne) :
" D’argent, à un frêne arraché de sinople, accosté de deux étoiles d’azur. "
Ces armes sont rapportées par Rietstap et Jougla de Morenas, ainsi que par Potier de Courcy dans le Nobiliaire et armorial de Bretagne.
Devise parfois associée : EXTRACTA EXCELSIOR.

Symbolique du blason
Le frêne arraché de sinople (vert) est une figure parlante qui évoque directement le nom FRESNEAU et symbolise la solidité, l’élévation et l’enracinement.
Le champ d’argent (blanc) représente pureté, sagesse et intégrité.
Les deux étoiles d’azur (bleu) accompagnant l’arbre rappellent les notions de guidance, d’espoir céleste et de protection divine.
L’ensemble forme un blason allusif et canting, typique des familles de bourgeoisie anoblies par charges.

Biographique des personnages remarquables
Guillaume FRESNEAU, sire de la Couronnerie : construit le château de la Couronnerie en 1656 et fonde la chapelle en 1660.
René FRESNEAU, sieur de la Couronnerie : reçu conseiller auditeur à la Chambre des comptes de Nantes en 1695.
Joseph FRESNEAU, seigneur de la Couronnerie et chanoine de la cathédrale de Nantes : pose, en 1734, comme représentant de l’évêque de Nantes, la première pierre de la nouvelle église de Carquefou.
Joseph FRESNEAU (autre) : trésorier général des finances de Bretagne en 1727.
Guillaume-François FRESNEAU du Paty : contrôleur général des finances de Bretagne en 1745.
Armand-Félix FRESNEAU (1823-1900) : député d’Ille-et-Vilaine (1848-1849), député puis sénateur du Morbihan, siégeant à l’extrême-droite ; marié à Henriette-Louise de Ségur. Son fils Armand reçut le titre héréditaire de comte romain en 1891.

Sources héraldiques
Rietstap, Armorial général.
Jougla de Morenas, Grand Armorial de France.
Potier de Courcy, Nobiliaire et armorial de Bretagne, 1890.
Chaix d’Est-Ange, Dictionnaire des familles françaises anciennes ou notables à la fin du XIXe siècle.
Armorial.org (Lionel Sandoz).

Sources bibliographiques
Chaix d’Est-Ange, Dictionnaire des familles françaises anciennes ou notables…, tome XIX (For-Fyo), 1927.
Potier de Courcy, Nobiliaire et armorial de Bretagne, 1890.
Kerviler, Répertoire de biobibliographie bretonne.
de La Messelière, Filiations bretonnes.
Site de la commune de Carquefou (notice historique sur le château de la Couronnerie).

Archives
Les principales sources se trouvent dans les archives départementales de Loire-Atlantique (Nantes) : registres de la Chambre des comptes de Nantes, actes de réception aux charges d’auditeur et de maître des comptes, archives municipales de Nantes (échevinage), fonds concernant les seigneuries de Carquefou et de la Templerie. Des mentions apparaissent également dans les archives de la préfecture et les dossiers de légion d’honneur pour les membres du XIXe siècle.
Le domaine de la Couronnerie est documenté dans les archives communales de Carquefou.

⚜️ © Droits d'auteur : Lionel Sandoz, dessin des armoiries et texte, 2026.



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