logo

ACOSTA alias DA COSTA, DACOSTA (Séfarades, péninsule Ibérique.)

ACOSTA alias DA COSTA, DACOSTA_Famille sépharade_Portugal Espagne Pay-Bas

ACOSTA ALIAS DA COSTA, DACOSTA (SÉFARADES, PÉNINSULE IBÉRIQUE.)

46.90TTC

46.90TTC

Format souhaité ( Plus de détails ? )

Toute utilisation non autorisée des images (sauf preuve de propriété) est interdite.

DESCRIPTION

ACOSTA alias DA COSTA
Familles séfarades originaires de la péninsule Ibérique
Espagne, Portugal, Pays-Bas

Armoiries :
" Écartelé : au 1 d’or à une montagne sommée d’une plantation de roseaux, le tout au naturel ; au 2 de gueules à un canard nageant au naturel ; au 3 de gueules à une colline sommée d’un château donjonné d’argent, ouvert et ajouré d’azur, la porte chargée d’une grenade entrouverte au naturel ; au 4 d’azur à cinq étoiles (8) d’argent, posées 2, 1 et 2. "


Histoire de la famille juive Acosta (ou da Costa / Dacosta)

Origines
Le nom Acosta / da Costa / Dacosta est toponymique : il vient de « costa » (côte, pente ou rivage).
Il était courant chez les juifs de la péninsule Ibérique avant l’expulsion.
Comme de nombreuses familles séfarades, les Acosta furent contraints de se convertir au catholicisme :
en Espagne après le décret de l’Alhambra (1492),
en Portugal en 1497 sous le roi Manuel Ier (conversion forcée ou exil).

Ils devinrent donc des nouveaux-chrétiens (cristãos-novos), souvent appelés marranes ou conversos. Certains pratiquaient secrètement le judaïsme (crypto-judaïsme).

La branche la plus célèbre : les da Costa de Porto
La famille la mieux documentée est celle d’Uriel da Costa (né Gabriel Fiuza da Costa, vers 1585 à Porto – mort en 1640 à Amsterdam).

Père : Bento da Costa, riche marchand et fermier d’impôts, catholique pratiquant.
Mère : Branca, issue d’une famille de conversos et probablement judaïsante.
Après la mort du père, la famille rencontre des difficultés financières. Gabriel, qui a étudié le droit canon à Coimbra et occupé un poste ecclésiastique, se convainc de la vérité du judaïsme biblique.

En 1614, la famille fuit secrètement le Portugal (il était interdit aux descendants de juifs de quitter le pays sans autorisation) et s’installe dans les communautés séfarades des Pays-Bas et d’Allemagne :

Deux frères (Joseph et Mordekhai) à Amsterdam,
Uriel, Abraham et leur mère à Hambourg,
puis regroupement à Amsterdam.

Ils se font circoncire et adoptent des noms juifs.
Uriel da Costa, le libre-penseur
Uriel découvre rapidement que le judaïsme rabbinique d’Amsterdam (avec la Loi orale, le Talmud, etc.) diffère de la religion biblique pure qu’il avait imaginée. Il critique vivement la tradition pharisienne :

Il publie des thèses contre la tradition (vers 1616),
puis l’Examen des traditions pharisiennes (1623-1624), où il nie notamment l’immortalité de l’âme.

Il est frappé d’herem (excommunication) à plusieurs reprises, d’abord par les rabbins de Venise (dont dépendait alors Amsterdam), puis à Amsterdam. Après des années d’isolement, il se soumet en 1640 à une pénitence humiliante (flagellation, prosternation pour que la communauté marche sur lui). Peu après, il se suicide et laisse une autobiographie, l’Exemplar humanae vitae.
Il est considéré comme un précurseur de Spinoza et un symbole de la lutte contre l’intolérance religieuse (tant chrétienne que juive).

Autres membres et postérité
Des Acosta/da Costa deviennent des marchands importants, des diplomates (ex. : Duarte Acosta, agent du roi de Portugal à Hambourg vers 1640) et des financiers.
La famille s’allie par mariage à d’autres grandes lignées séfarades d’Amsterdam (Aboab, Belmonte, Ricardo, etc.).
Au XIXe siècle, Isaac da Costa (1798-1860), poète et historien néerlandais, descendant de cette lignée, se convertit au protestantisme et devient un défenseur du christianisme face aux Lumières.

Le blason
Comme beaucoup de familles de nouveaux-chrétiens, les Acosta conservèrent ou adoptèrent des armoiries de style nobiliaire. Elles furent emportées dans la diaspora (Hollande notamment) et gravées parfois sur des pierres tombales, même après le retour au judaïsme. C’est un phénomène courant chez les séfarades d’Amsterdam et d’ailleurs.
Le nom Acosta reste aujourd’hui porté par de nombreuses personnes d’origine séfarade (ou ayant des ancêtres conversos) en Europe, en Amérique latine et aux États-Unis, même si la plupart n’ont plus de pratique juive.
Souhaitez-vous des détails plus précis sur Uriel da Costa, sur d’autres branches, ou sur les sources documentaires (Inquisition portugaise, archives d’Amsterdam, etc.) ?

⚜️ © Droits d'auteur : Lionel Sandoz, dessin des armoiries et texte, 2026.



PARTAGEZ SUR LES RÉSEAUX SOCIAUX



LES AVIS


Il n'y a aucune note pour le moment. Soyez le premier à évaluer !

DONNEZ UNE NOTE