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ABOLAIS ABOLAYS (Famille séfarade d’origine portugaise)

ABOLAIS ABOLAYS_Famille séfarade d’origine portugaise. _Portugal Pays-Bas

ABOLAIS ABOLAYS (FAMILLE SÉFARADE D’ORIGINE PORTUGAISE)

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DESCRIPTION

ABOLAIS ABOLAYS
Famille séfarade d’origine portugaise
Ouderkerk aan de Amstel
Portugal – Pays-Bas

Armoiries :
" Parti : 1°, un lion rampant vers 2° ; 2°, la moitié d’un arbre ; en pointe, une rose. "
- Cimier : un lion issant, contourné (à dextre).
(Couleurs inconnues).

La famille Abolais (également orthographiée Abolays, Abolais ou variantes proches) appartient à la communauté séfarade portugaise établie aux Pays-Bas au début du XVIIe siècle.
Comme de nombreuses familles de « Nouveaux Chrétiens » (conversos ou marranes) d’origine juive ibérique, ses membres quittèrent le Portugal pour échapper aux persécutions de l’Inquisition et retrouvèrent ouvertement le judaïsme dans la République des Provinces-Unies, particulièrement tolérante à Amsterdam.

Le nom apparaît sur la pierre tombale n° 27 du cimetière portugais-israélite d’Ouderkerk aan de Amstel (près d’Amsterdam), documentée par David Henriques de Castro dans son ouvrage Auswahl von Grabsteinen auf dem Niederl.-Portug.-Israel. Begräbnisplatze zu Oudekerk an der Amstel (1883, planche XIV). Cette stèle appartient à Manuel (ou Imanuel) Abolais, à son épouse et à leur fils.
La date inscrite est l’année hébraïque 5322, correspondant à 1632 du calendrier grégorien.

Cette famille s’inscrit dans le réseau des marchands, financiers et notables de la « Nation portugaise » d’Amsterdam, qui joua un rôle économique et culturel majeur dans le Siècle d’or néerlandais, tout en maintenant des liens avec le Portugal et ses colonies.

Description héraldique
Selon la description tirée de la planche de De Castro (et reproduite dans les armoriaux de référence) :
Écu : Parti (divisé verticalement)
Un lion rampant (tourné vers la partition)
Une demi-arbre (ou arbre tronqué)
Une rose en pointe (en bas de l’écu).
Cimier : Un lion issant (naissant), tourné dans le sens inverse (vers la dextre).
Émaux : Inconnus (non précisés sur la stèle ni dans les sources consultées).
Date d’attestation : 1632.
L’image gravée montre un écu de forme classique, surmonté d’éléments décoratifs (feuillages ou lambrequins stylisés), typiques des monuments funéraires séfarades de l’époque à Ouderkerk.

Interprétation et remarques
Le lion rampant est une figure très répandue dans l’héraldique européenne et séfarade ; il peut évoquer la force, la noblesse ou des alliances.
L’arbre (ou demi-arbre) et la rose sont des meubles plus rares ; la rose peut avoir une valeur symbolique (beauté, discrétion, ou référence religieuse/allégorique).
L’absence d’émaux connus est fréquente sur les stèles funéraires, où la gravure en relief prime sur la couleur.

Ces armes semblent personnelles ou familiales plutôt qu’armoiries de concession officielle portugaise ou hollandaise ; elles reflètent l’adaptation des traditions héraldiques ibériques au contexte de la diaspora séfarade.

Sources principales
David Henriques de Castro, Auswahl von Grabsteinen… (Amsterdam, 1883), planche XIV et notice correspondante.
Description traditionnelle reprise dans les recueils héraldiques mentionnant les familles portugaises de Hollande.

Cette notice résume les éléments historiques et héraldiques documentés. Les archives de la communauté portugaise d’Amsterdam (Stadsarchief Amsterdam) et les registres du cimetière d’Ouderkerk pourraient fournir des précisions généalogiques complémentaires sur Manuel Abolais et sa lignée.

⚜️ © Droits d'auteur : Lionel Sandoz, dessin des armoiries et texte, 2026.



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