DESCRIPTION
SWYNGEDAUW
Flandre occidentale
Locre (Loker), aujourd’hui Heuvelland
Belgique
✶ Armoiries :
« D’or, à trois hures de sanglier de sable, défendues d’argent. »
✶ Historique
La famille SWYNGEDAUW appartient par son nom et par son implantation ancienne à l’espace flamand situé de part et d’autre de l’actuelle frontière franco-belge.
La tradition héraldique relevée par Jean-Baptiste Rietstap rattache expressément les SWYNGEDAUW à Locre, aujourd’hui Loker, localité de Flandre occidentale intégrée à la commune belge de Heuvelland.
Cette localisation est particulièrement significative. Loker se trouve dans les monts de Flandre, à très faible distance de la frontière française, dans un territoire historiquement lié aux localités de Westouter, Kemmel, Boeschepe, Berthen, Bailleul et Steenvoorde. Dans cette région, les limites politiques ont varié tandis que les familles, la langue flamande et les relations économiques et matrimoniales ont longtemps ignoré la frontière moderne.
Les sources anciennes et documentaires montrent effectivement une présence du patronyme SWYNGEDAUW, ainsi que de graphies voisines, dans ce secteur flamand. Un relevé paroissial de Berthen mentionne notamment en 1741 un Joseph SWYNGEDAUW, âgé d’environ dix-huit ans, avec comme témoins Mathieu et Jean-Baptiste SWYNGEDAUW, indiqués comme ses frères. Cette occurrence constitue un témoignage intéressant de l’ancienneté du patronyme dans les environs immédiats de Loker.
La fixation orthographique des noms flamands ayant été relativement tardive, il faut s’attendre à rencontrer dans les documents des formes variables : SWYNGEDAUW, SWYNGHEDAUW, SWYNGHEDAUWE, voire des transcriptions francisées ou phonétiques. Ces variations ne doivent toutefois pas être assimilées automatiquement les unes aux autres sans contrôle des actes originaux.
À la fin du XIXe et au XXe siècle, une branche française du nom se distingue particulièrement dans la région de Lille, notamment avec le professeur René SWYNGEDAUW, personnalité importante de l’histoire de l’électrotechnique universitaire française.
Ainsi, les éléments actuellement réunis permettent de distinguer deux aspects complémentaires de l'histoire du nom : une implantation ancienne dans la Flandre rurale franco-belge, autour de Loker, Boeschepe, Berthen et Bailleul, et, à l’époque contemporaine, une présence remarquable dans les milieux scientifiques et catholiques lillois.
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✶ Étymologie
Le patronyme SWYNGEDAUW est manifestement de formation flamande ou néerlandaise ancienne.
Son orthographe présente les caractéristiques des noms propres de la Flandre occidentale ayant connu plusieurs transcriptions successives dans les actes rédigés en flamand, en latin puis en français. La présence des graphies SWYNGEDAUW, SWYNGHEDAUW ou SWYNGHEDAUWE s’explique vraisemblablement en partie par ces variations orthographiques.
L’hypothèse d’un nom d’origine topographique ou microtoponymique paraît vraisemblable dans le contexte linguistique flamand, mais l’étymologie précise demeure délicate et ne paraît pas suffisamment établie par une source philologique ancienne pour être présentée comme certaine.
Il convient donc de se garder d'une traduction littérale moderne du patronyme qui pourrait conduire à une fausse étymologie.
Le rapprochement ancien signalé entre QUINQUEDAU et SWYNGEDAUW est également intéressant. Une transformation phonétique d’un patronyme flamand par des scribes francophones est historiquement possible en Flandre française.
Toutefois, faute d’une série d’actes montrant le passage progressif d’une graphie à l’autre pour une même personne ou une même famille, QUINQUEDAU ne doit pas être considéré sans réserve comme une forme certaine de SWYNGEDAUW.
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✶ Héraldique
Les armes de la famille SWYNGEDAUW, attribuée à Locre (Loker), en Flandre occidentale, sont enregistrées par Jean-Baptiste Rietstap :
« D’or, à trois hures de sanglier de sable, défendues d’argent. »
L’écu présente donc :
— un champ d’or ;
— trois têtes ou hures de sanglier de sable ;
— leurs défenses d’argent.
Dans la représentation héraldique traditionnelle, les trois hures sont disposées deux et une, conformément à l’usage lorsque le blasonnement ne prescrit pas d’autre disposition.
Ces armes appartiennent au type ancien et particulièrement lisible des armoiries flamandes : un champ uni, une seule figure animale répétée trois fois et un contraste très marqué entre l’or du champ et le sable des charges.
Elles sont données dans l’Armorial général de Jean-Baptiste Rietstap et ont ensuite été représentées dans l’édition illustrée par Victor et Henri Rolland.
La version colorisée dans les travaux de Lionel Sandoz respecte ce blasonnement traditionnel : or pour le champ, noir pour les hures et argent pour les défenses.
✶ Armes attribuées à QUINQUEDAU (SWYNGEDAUW)
Une autre entrée, provenant de l’Armorial de Flandre, du Hainaut et du Cambrésis établi à partir des recherches ordonnées sous Louis XIV, mentionne :
QUINQUEDAU (SWYNGEDAUW), et son épouse
avec les armes :
« D’or, à trois molettes d’éperon d’azur, mal ordonnées ; accolé : d’argent, à une botte de sable. »
Le second écu correspond manifestement aux armes de l’épouse.
Ces armes sont totalement différentes de celles aux trois hures de sanglier. Il ne faut donc pas les fusionner.
Deux possibilités doivent être envisagées : soit il s’agit de deux lignées distinctes portant des noms rapprochés ultérieurement, soit les armes appartiennent à des individus ou branches différentes. Seule une étude généalogique et archivistique approfondie permettrait de trancher cette question.
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✶ Symbolique du blason
L’interprétation symbolique des armoiries doit être distinguée de leur histoire : les armoriaux anciens donnent généralement le blasonnement mais n’expliquent pas pourquoi les figures ont été choisies.
- La hure de sanglier constitue néanmoins une figure héraldique ancienne et fortement expressive.
Le sanglier évoque traditionnellement la force, la résistance, l’ardeur au combat et la capacité à faire face au danger. Animal sauvage difficile à maîtriser, il fut associé dès le Moyen Âge au courage et à la détermination.
Le fait que les SWYNGEDAUW portent non pas des sangliers entiers mais trois hures accentue visuellement la puissance de cette figure.
- Le sable, c’est-à-dire le noir héraldique, est traditionnellement associé à la constance, à la fermeté et à la gravité.
- L’or, métal du champ, est conventionnellement associé à la noblesse des sentiments, à la générosité, à la richesse et à l’élévation.
- L’argent des défenses apporte enfin un contraste supplémentaire et peut symboliquement être associé à la franchise et à la pureté.
Ainsi, dans une lecture emblématique moderne — qui ne doit pas être confondue avec une explication historique documentée de la création des armes — le blason des SWYNGEDAUW pourrait exprimer l’idée de force, de courage et de constance.
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✶ Biographie des personnages remarquables
- René Aimé SWYNGEDAUW, Boeschepe, 11 janvier 1867 – Lille, 15 avril 1956. René Aimé SWYNGEDAUW est la personnalité la mieux documentée portant ce patronyme. Physicien et universitaire français, il joua un rôle majeur dans le développement de l’enseignement de l’électricité industrielle et de l’électrotechnique à Lille.
Originaire de Boeschepe, village flamand situé précisément dans l’aire géographique d’implantation ancienne du nom, il obtint ses licences ès sciences physiques et ès sciences mathématiques en 1887 et 1888.
Il fut préparateur en physique de 1888 à 1893, puis obtint l’agrégation des sciences physiques en 1893. Il devint docteur ès sciences en 1897, après avoir été nommé maître de conférences à la Faculté des sciences de Lille en 1895.
À partir de 1900, René SWYNGEDAUW prit une place déterminante dans l’organisation de l’électrotechnique lilloise. Sous son impulsion fut créé en 1902 un diplôme d’ingénieur électricien.
Une chaire de physique et d’électricité industrielle fut créée en 1905, parallèlement au développement de l’Institut électrotechnique de Lille.
René SWYNGEDAUW devint directeur de cet institut en 1912.
La Première Guerre mondiale interrompit brutalement son développement : l’Institut fut notamment victime d’un incendie en novembre 1914. Après le conflit, René SWYNGEDAUW participa activement à la restauration des installations et à la réorganisation de l’enseignement.
En 1924, il contribua à la création de l’Institut électromécanique de Lille, établissement alors particulièrement novateur en France. Il en conserva la direction jusqu’à sa retraite en 1937.
Ses travaux scientifiques portèrent notamment sur l’électricité industrielle, les machines électriques et les phénomènes électromagnétiques. Dès la fin du XIXe siècle, ses recherches sur la résonance des oscillations électriques hertziennes étaient citées dans la littérature scientifique européenne.
René SWYNGEDAUW fut également membre du Conseil de l’Université pendant une vingtaine d’années et présida à deux reprises la Société des sciences de Lille.
Ses travaux furent distingués par l’Académie des sciences, notamment par le prix Montyon en 1935. Il reçut également plusieurs distinctions honorifiques et fut promu officier de la Légion d’honneur en 1937.
Par son action, René SWYNGEDAUW appartient à la génération de scientifiques qui contribuèrent à faire passer l’électricité, à la charnière des XIXe et XXe siècles, du domaine essentiellement expérimental à celui de l’enseignement supérieur appliqué et de la formation des ingénieurs.
- Angèle SWYNGEDAUW 1880-1964. Angèle SWYNGEDAUW est signalée dans la documentation bio-bibliographique du Dictionnaire du monde religieux dans la France contemporaine comme une personnalité liée à la direction d’une Ligue.
Son activité s’inscrit dans le contexte particulièrement dense des œuvres catholiques, associations féminines et organisations sociales du Nord de la France durant la première moitié du XXe siècle.
Les renseignements actuellement retrouvés indépendamment sont cependant insuffisants pour développer sa carrière sans risque de confondre différentes organisations portant le titre de « Ligue ».
Il convient donc de conserver comme référence principale la notice qui lui est consacrée dans le Dictionnaire du monde religieux dans la France contemporaine et de consulter le volume concerné pour établir avec précision ses fonctions, ses engagements et son parcours.
- Jean SWYNGEDAUW né en 1903. Jean SWYNGEDAUW est mentionné dans la même documentation bio-bibliographique comme président de la Société de Saint-Luc.
Cette fonction le rattache vraisemblablement au milieu catholique et artistique du Nord de la France, les sociétés placées sous le patronage de saint Luc étant traditionnellement associées aux artistes, architectes et métiers d’art.
Comme pour Angèle SWYNGEDAUW, les données actuellement accessibles ne permettent pas d’enrichir sa biographie avec suffisamment de certitude sans consultation directe de sa notice dans le Dictionnaire du monde religieux dans la France contemporaine.
Il est donc préférable, dans une notice héraldique rigoureuse, de ne pas lui attribuer d’autres fonctions ou liens familiaux non formellement établis.
✶ Sources héraldiques
Rietstap, Jean-Baptiste, Armorial général, contenant la description des armoiries des familles nobles et patriciennes de l’Europe, Gouda, 1861 ; éditions augmentées ultérieures.
Rietstap, Jean-Baptiste, Armorial général, nouvelle édition, Gouda, 1884-1887 ; réimpressions allemandes, Berlin, 1934-1937.
Rolland, Victor et Henri, Illustrations to the Armorial Général by J.-B. Rietstap / Planches de l’Armorial général, publication en plusieurs volumes, 1903-1926.
Sandoz, Lionel, travail de restitution et de colorisation des planches de l’Armorial général illustré de Rietstap-Rolland, 1993-2002.
Nouvel Armorial Belge ancien et moderne précédé de L'Art Héraldique et ses diverses applications, par G. Dansaert, 1949.
Borel d'Hauterive, Armorial de Flandre, du Hainaut et du Cambrésis, recueil officiel dressé par les ordres de Louis XIV, 1696-1710, vol. I, Paris, 1856 : mention de QUINQUEDAU (SWYNGEDAUW) et de son épouse.
Armorial.org — Lionel Sandoz, notice SWYNGEDAUW, Flandre occidentale, Belgique, Loker : armes « D’or, à trois hures de sanglier de sable, défendues d’argent ».
✶ Sources bibliographiques
Rietstap, Jean-Baptiste, Armorial général, Gouda, 1861 et éditions suivantes.
Rolland, Victor et Henri, Illustrations to the Armorial Général by J.-B. Rietstap, 1903-1926.
Borel d'Hauterive, Armorial de Flandre, du Hainaut et du Cambrésis, Paris, 1856.
Dictionnaire du monde religieux dans la France contemporaine, ensemble publié à partir de 1985 : notices consacrées à René SWYNGEDAUW, Angèle SWYNGEDAUW et Jean SWYNGEDAUW.
Publications et annales de la Faculté des sciences de Lille, à consulter pour la carrière universitaire et les travaux scientifiques de René SWYNGEDAUW.
Archives historiques de l’Université de Lille, notamment les fonds relatifs à l’Institut électrotechnique et à l’Institut électromécanique.
Les archives historiques conservées par l’Université de Lille signalent notamment un rapport de René SWYNGEDAUW, alors directeur de l’Institut électrotechnique, accompagné d’un devis des dommages subis en 1914 et de documents concernant la reprise de l’enseignement en 1916. Elles conservent également des documents relatifs à l’organisation de l’Institut électromécanique entre 1919 et 1930 et à sa création et son fonctionnement entre 1924 et 1939.
Les publications scientifiques anciennes constituent une autre source importante : les Archives des sciences physiques et naturelles signalent notamment les travaux de SWYNGEDAUW sur la résonance multiple des oscillations électriques hertziennes.
✶ Archives
Pour poursuivre méthodiquement l’histoire généalogique de la famille SWYNGEDAUW, plusieurs fonds d’archives doivent être privilégiés.
- Belgique — Archives de l’État
Archives de l’État en Belgique : registres paroissiaux et état civil de Loker (Locre), Westouter, Kemmel et des communes aujourd’hui regroupées dans Heuvelland.
Les registres paroissiaux antérieurs à l’état civil constituent la source essentielle pour déterminer l’ancienneté exacte des SWYNGEDAUW à Loker et tenter de rattacher les porteurs du patronyme à la famille mentionnée par Rietstap.
- France — Archives départementales du Nord
Les Archives départementales du Nord doivent être consultées prioritairement pour :
Boeschepe,
Berthen,
Bailleul,
Steenvoorde,
Godewaersvelde,
Méteren,
Dunkerque et les communes de la Flandre française.
Les registres paroissiaux, actes d’état civil, recensements de population, actes notariés et tables de successions permettraient de reconstituer les différentes lignées SWYNGEDAUW.
Les registres de Berthen présentent un intérêt particulier puisqu’une présence familiale SWYNGEDAUW y est attestée au XVIIIe siècle.
- Archives nationales — Base Léonore
Le dossier de Légion d’honneur de René Aimé SWYNGEDAUW constitue une source biographique de premier ordre. Il confirme notamment son identité complète, sa naissance à Boeschepe le 11 janvier 1867 et permet d’étudier sa carrière et ses distinctions.
- Bibliothèque nationale de France
La Bibliothèque nationale de France possède une notice d’autorité consacrée à René SWYNGEDAUW et permet de repérer ses publications scientifiques.
Une recherche systématique dans Gallica doit porter non seulement sur « SWYNGEDAUW », mais également sur les variantes orthographiques anciennes et sur les titres de ses publications scientifiques.
- Université de Lille
Les archives scientifiques de l’Université de Lille sont particulièrement riches pour René SWYNGEDAUW.
Elles conservent des documents relatifs à l’Institut électrotechnique, à l’Institut électromécanique, aux enseignements, à la reconstruction des installations après la Première Guerre mondiale et à l’administration des établissements dirigés par René SWYNGEDAUW.
Le fonds Rouelle présente un intérêt particulier : Edmond Rouelle, qui dirigea ultérieurement l’Institut d’électromécanique, était le gendre de René SWYNGEDAUW. Le fonds conserve des documents provenant directement de l’activité institutionnelle de ce dernier.
✶ Conclusion
La famille SWYNGEDAUW constitue un intéressant exemple de famille d’origine flamande dont l’histoire se développe dans l’espace transfrontalier de la Flandre occidentale belge et de la Flandre française.
Son rattachement héraldique à Locre (Loker) est consacré par Rietstap, qui lui attribue les armes remarquables :
« D’or, à trois hures de sanglier de sable, défendues d’argent. »
La présence ancienne du patronyme autour de Loker, Berthen, Boeschepe et Bailleul concorde géographiquement avec cette attribution.
La question des QUINQUEDAU (SWYNGEDAUW) enregistrés avec des armes aux molettes d’éperon demeure cependant ouverte. La différence complète des armoiries impose de ne pas assimiler les deux familles ou branches sans démonstration généalogique.
À l’époque contemporaine, le nom acquiert une visibilité particulière avec René Aimé SWYNGEDAUW (1867-1956), éminent professeur de la Faculté des sciences de Lille, pionnier de l’enseignement français de l’électrotechnique et de l’électromécanique.
Une étude approfondie des registres de Loker, Westouter, Berthen, Boeschepe et Bailleul, associée aux minutes notariales et aux archives universitaires lilloises, devrait permettre de préciser considérablement l’histoire de cette famille et, surtout, de déterminer si une continuité généalogique peut être démontrée entre les SWYNGEDAUW armoriés de Loker et les branches françaises des XIXe et XXe siècles.
La recherche confirme bien la notice actuellement publiée sur [Armorial.org — SWYNGEDAUW](https://www.armorial.org/produit/122558/swyngedauw.html?utm_source=chatgpt.com), notamment le rattachement à Loker et le blason aux trois hures. Les archives historiques de l’Université de Lille apportent surtout des éléments solides et beaucoup plus détaillés sur René SWYNGEDAUW, son rôle dans l’enseignement de l’électrotechnique et la création de l’Institut électromécanique. ([ASAP Université de Lille][1])
[1]: https://asap.univ-lille.fr/histoire-et-memoire/articles/histoire-de-lelectromecanique?utm_source=chatgpt.com "Histoire de l’Électromécanique - ASAP Université de Lille"
⚜️ © Droits d'auteur : Lionel Sandoz, dessin des armoiries et texte, 2026.
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