DESCRIPTION
GLEIZES
Languedoc
France
Étienne, bourgeois de Narbonne.
Armoiries:
" De gueules, à une église d'argent, et un chef cousu de sinople, chargé d'un croissant d'argent, accompagnée de deux étoiles d'or. "
Alias:
" L'église chargée d'un croissant. "
(Armoiries des consuls de Narbonne, in Roschach, Hist. graph. de l'une. province de Langudoc).
Sources:
- Armorial général de France. Édit du roi Louis XIV en 1696. Charles d'Hozier, 1696-1710.
- Armoiries des consuls de Narbonne, in Roschach, Histoire graphique de l'ancienne province de Languedoc. Toulouse, Privat, 1905.
*********************
✶ Historique
La famille GLEIZES est originaire du Languedoc, en France. Elle est attestée au XVIIe siècle avec Étienne GLEIZES, bourgeois de Narbonne. Les armoiries de la famille GLEIZES sont également associées aux consuls de Narbonne. Une branche GLEIZES DE RAFFIN est mentionnée au XIXe siècle dans le Lot, notamment à Cahors, où elle exerce des fonctions judiciaires, politiques et militaires.
✶ Étymologie
Le nom de famille GLEIZES est un patronyme toponymique d’origine occitane. Il dérive de « glèisa » ou « gleiza », qui signifie « église » en langue d’oc. Il désignait probablement une personne habitant près d’une église ou originaire d’un lieu portant ce nom. Ce sens explique les armes parlantes adoptées par la famille GLEIZES.
✶ Héraldique
Les armoiries de la famille GLEIZES se blasonnent ainsi : « De gueules, à une église d’argent, et un chef cousu de sinople, chargé d’un croissant d’argent, accompagnée de deux étoiles d’or. »
Alias : « L’église chargée d’un croissant. »
Ces armoiries figurent dans l’Armorial général de France établi par Charles d’Hozier et sont associées aux consuls de Narbonne.
✶ Symbolique du blason
Le blason de la famille GLEIZES constitue des armes parlantes, l’église d’argent faisant directement référence à l’étymologie occitane du nom (« glèisa » = église). L’église symbolise la foi, la communauté et la stabilité. Le champ de gueules évoque le courage, la force et le sacrifice. L’église d’argent représente la pureté et la sincérité. Le chef cousu de sinople chargé d’un croissant d’argent évoque l’espérance, le renouveau et la fertilité ; le croissant peut également indiquer une marque de cadency ou une allusion symbolique à la lune et au cycle de la vie. Les deux étoiles d’or symbolisent la guidance divine, la noblesse d’esprit et la générosité. L’ensemble reflète les valeurs de foi, de courage et d’élévation spirituelle associées à la famille GLEIZES.
✶ Biographique des personnages remarquables
Plusieurs membres de la branche GLEIZES DE RAFFIN se distinguent au XIXe siècle :
- M. GLEIZES de RAFFIN (Jean-François GLEIZES de RAFFIN), juge au tribunal civil de Cahors en 1855
- Jean-François GLEIZES de RAFFIN exerce comme magistrat dans le Lot au milieu du XIXe siècle. Il est d’abord juge de paix du canton de Montcuq (de 1852 environ à 1867), puis juge au tribunal civil de Cahors dès 1855. En juin 1858, il ouvre un dossier de changement de nom (archives nationales, cote BB/11/679) qui officialise probablement l’ajout de la particule « de RAFFIN », courante dans les revendications nobiliaires de l’époque. Cette famille, originaire de la région de Cahors, figure dans les armoriaux et les annuaires de la noblesse, même si elle relève davantage de la noblesse de robe ou de bourgeoisie anoblie que de la haute noblesse d’épée. Jean-François incarne le notable local, magistrat intègre sous le Second Empire, impliqué dans la vie administrative et judiciaire du département.
- GLEIZES de RAFFIN, présent à l’Exposition Universelle de 1855
La même personnalité (Jean-François GLEIZES de RAFFIN) figure parmi les membres ou représentants du comité départemental (Lot) lié à l’Exposition Universelle des produits de l’agriculture, de l’industrie et des beaux-arts qui se tient à Paris du 15 mai au 15 novembre 1855. Il apparaît dans les listes officielles des commissions et documents divers publiés à l’issue de l’événement (aux côtés de figures locales comme Celarié, Dupuy, Favas, etc.). Sa présence reflète le rôle des notables provinciaux : promouvoir les productions agricoles, industrielles ou artisanales du Quercy (vins de Cahors, produits du terroir) sur la scène internationale, tout en participant au rayonnement du régime impérial qui met en avant le progrès et l’industrie française.
- M. GLEIZES de RAFFIN, candidat du gouvernement de l’Empereur à l’élection de 1858 à Cahors
Toujours Jean-François GLEIZES de RAFFIN, il est présenté en 1858 comme candidat officiel du gouvernement de Napoléon III lors des élections législatives (ou cantonales/locales) à Cahors. Sous le Second Empire, le pouvoir impérial désigne souvent des magistrats ou notables loyaux pour assurer sa majorité au Corps législatif. Sa candidature s’inscrit dans cette stratégie de contrôle des assemblées. Bien qu’il ne semble pas avoir été élu député, cette désignation confirme son statut de pilier du régime dans le Lot : fidèle serviteur de l’État, à la fois juge et homme de confiance politique.
- Charles-Marie GLEIZES de RAFFIN, officier (lieutenant au 124e régiment d’infanterie puis capitaine au 8e de ligne)
- Charles-Marie GLEIZES de RAFFIN est très probablement le fils (ou un proche parent, peut-être neveu) de Jean-François. Né vers les années 1850, il suit la voie militaire classique des familles de petite noblesse ou de notables. Il sert comme lieutenant au 124e régiment d’infanterie, puis passe capitaine au 8e régiment de ligne. Entre 1871 et 1873, il cumule trois ans de service, une campagne (très probablement liée à la guerre franco-prussienne de 1870-1871 et aux opérations post-armistice) et deux blessures. Il est cité dès 1870 dans l’Annuaire de la Noblesse de France dans la section « La Noblesse aux armées et dans les Écoles Militaires », ce qui souligne l’attachement de la famille à la tradition militaire. Son nom apparaît également dans les listes de Saint-Cyr (École spéciale militaire) et dans divers mémoriaux d’officiers. Il incarne la génération qui, après la défaite de 1870, contribue à la reconstruction de l’armée française sous la IIIe République naissante.
Lien familial et postérité
La famille GLEIZES de RAFFIN reste présente dans le Lot au tournant du siècle.
- Sévrin (ou Séverin) Antoine Marie GLEIZES de RAFFIN, né en 1857 à Cahors, fils probable de Jean-François, devient maire de Saint-Pantaléon (Lot) de 1899 à 1900. Cela montre la continuité de l’ancrage local de cette lignée de magistrats et notables qui passe de la magistrature et de la politique impériale à l’engagement municipal sous la IIIe République.
✶ Étienne GLEIZES
- Étienne GLEIZES est mentionné comme bourgeois de Narbonne (Aude, Languedoc).
Ce titre indique qu’il appartenait à la bourgeoisie urbaine de Narbonne, ville importante du Languedoc aux XVIIe et XVIIIe siècles, souvent liée au commerce, à l’administration municipale ou à des fonctions consulaires. Il n’est pas précisé s’il exerçait une charge spécifique de consul, mais ses armoiries sont associées aux armoiries des consuls de Narbonne.
Période
Il est attesté dans le cadre de l’Armorial général de France dressé sur l’édit de Louis XIV de 1696 par Charles d’Hozier (enregistré entre 1696 et 1710). Cela situe son activité ou sa reconnaissance héraldique à la fin du XVIIe siècle ou au tout début du XVIIIe siècle. Aucune date de naissance, de mariage ou de décès précise n’est communiquée dans les sources héraldiques classiques.
- Armoiries
Les armoiries enregistrées pour Étienne GLEIZES (et associées à la famille) se blasonnent :
« De gueules, à une église d’argent, et un chef cousu de sinople, chargé d’un croissant d’argent, accompagnée de deux étoiles d’or. »
Alias : « L’église chargée d’un croissant. »
Ces armes sont qualifiées d’armes parlantes, l’église faisant directement référence à l’étymologie occitane du nom GLEIZES (« glèisa » = église). Elles figurent également dans le contexte des armoiries des consuls de Narbonne, comme indiqué par Roschach dans son Histoire graphique de l’ancienne province de Languedoc (Toulouse, Privat, 1905).
- Contexte historique
Narbonne, ancienne cité romaine et archevêché important, comptait une bourgeoisie active participant aux affaires municipales. Les bourgeois inscrits à l’armorial général étaient souvent des notables locaux dont les armoiries étaient reconnues ou déclarées lors de la grande enquête héraldique de 1696.
La mention d’Étienne GLEIZES dans ce registre officiel témoigne de la reconnaissance sociale de la famille à cette époque.
- Autres mentions
Une mention archivistique fait état d’un Étienne GLEIZES, prêtre, de Narbonne, qui effectua une donation (document conservé aux Archives départementales de l’Aude). Il n’est pas confirmé qu’il s’agisse de la même personne que le bourgeois ; cela pourrait correspondre à un membre de la famille (frère, fils ou homonyme) à une période voisine.
Aucune information détaillée supplémentaire (profession précise au-delà de « bourgeois », descendance immédiate, actes notariés détaillés) n’apparaît dans les sources héraldiques classiques ni dans les ouvrages historiques généraux sur le Languedoc ou Narbonne.
Sources principales
- Armorial général de France, Charles d’Hozier, 1696-1710 (Archives nationales, série MM).
- Roschach, Histoire graphique de l’ancienne province de Languedoc, Toulouse, Privat, 1905 (référence aux armoiries des consuls de Narbonne).
- Pour des détails plus précis (actes notariés, registres paroissiaux ou délibérations consulaires), il conviendrait de consulter directement les Archives départementales de l’Aude (séries E, G ou EE pour Narbonne) et les Archives municipales de Narbonne. Ces fonds locaux sont les plus susceptibles de compléter les informations sur Étienne GLEIZES et sa famille
✶ Sources héraldiques
- Armorial général de France. Édit du roi Louis XIV en 1696. Charles d’Hozier, 1696-1710.
- Armoiries des consuls de Narbonne, in Roschach, Histoire graphique de l’ancienne province de Languedoc. Toulouse, Privat, 1905.
✶ Sources bibliographiques
- Armorial général de France. Édit du roi Louis XIV en 1696. Charles d’Hozier, 1696-1710.
- Roschach, Histoire graphique de l’ancienne province de Languedoc. Toulouse, Privat, 1905.
- Annuaire de la Noblesse de France, 1870.
✶ Archives
Les principales sources archivistiques renvoient à l’Armorial général de France conservé aux Archives nationales (série MM) et aux archives municipales ou départementales de l’Aude pour les mentions relatives aux bourgeois de Narbonne et aux consuls. Pour la branche GLEIZES DE RAFFIN, les archives départementales du Lot (série E et U) et les registres militaires du Service historique de la Défense contiennent des documents sur les fonctions judiciaires et militaires au XIXe siècle.
********************
PARTAGEZ SUR LES RÉSEAUX SOCIAUX
LES AVIS
Il n'y a aucune note pour le moment. Soyez le premier à évaluer !
DONNEZ UNE NOTE

