DESCRIPTION
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GAYOT ou GAYOT de LA BUSSIÈRE
Lyonnais, Forez, Angoumois.
France
Armoiries :
« D’or, à la bande d’azur, chargée de trois étoiles du champ et accompagnée de deux trèfles de sinople. »
Sources héraldiques :
Sources héradiques anciennes
Armorial des principales Maisons et familles du Royaume, par le sieur Pierre-Paul Dubuisson, 1757.
Armorial Général du Lyonnais, Forez et Beaujolais, par Steyert, 1860.
Armorial d’Europe par J.B. Rietstap (Gouda, 1861, 1884, 1887 ; Berlin, 1934, 1937).
Armorial général J.B. Rietstap, illustré par Victor et Henri Rolland (1903-1926). Colorisé par Lionel Sandoz (1993-2002).
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GAYOT ou GAYOT de LA BUSSIÈRE
✶ Historique
La famille GAYOT, dite aussi GAYOT de LA BUSSIÈRE, est une ancienne famille du Lyonnais, du Forez et de l’Angoumois, d’origine italienne. Selon la tradition familiale, elle provient de Florence (ou, selon certaines branches, de Bologne), où elle portait le nom de GAYOTTI ou GAYOT avant sa francisation.
Elle s’établit vers la fin du Xe siècle à Saint-Chamond, dans le Forez, où elle fonda l’une des premières manufactures d’étoffes de soie en France. En transplantant hors d’Italie un savoir-faire et des secrets de fabrication jalousement gardés par les cités italiennes, les GAYOT introduisirent et développèrent avec un succès remarquable l’industrie de la soie dans la région.
Ils dirigèrent cette manufacture avec un grand talent entrepreneurial, contribuant ainsi à l’essor économique local bien avant que Lyon ne devienne la capitale européenne de la soierie.
Persécutés en Italie pour cet « acte de trahison » envers leur cité d’origine (leurs effigies furent pendues publiquement par contumace), les GAYOT reçurent du roi Louis VII (règne 1137-1180) de grands privilèges et des lettres-patentes de noblesse. Ces faveurs royales visaient à encourager l’implantation et le développement de cette industrie de luxe dans le royaume.
Exemptions fiscales, protections commerciales et anoblissement récompensèrent ainsi ceux que Florence avait rayés de sa noblesse.
Par la suite, la famille transféra progressivement ses activités principales à Lyon. Elle s’y intégra durablement à l’élite marchande et administrative, acquit des seigneuries et occupa des charges importantes au sein du consulat, du Bureau des finances et parmi les prévôts des marchands. Cette migration consolida son influence et marqua le véritable acte de naissance de la branche française de la famille.
Dès le XVIe siècle, la famille se divisa en deux branches principales.
L’une conserva des possessions autour de Saint-Chamond et dans le Lyonnais ;
l’autre, plus implantée à Lyon même, se distingua par l’acquisition de seigneuries et de charges prestigieuses.
Elle forma plusieurs rameaux secondaires : branches d’Auxerre, de LA RÉJASSE (ou RAJASSE), de CHÂTEAUNEUF (ou CHÂTEAUVIEUX), de PITAVAL, de CORCELLES et, surtout, celle de MASCRANY de LA BUSSIÈRE, issue de l’alliance du 25 janvier 1655 de Louis GAYOT (vers 1626-1693), prévôt des marchands de Lyon en 1681-1683, avec Marie de MASCRANY (1634-1718).
La seigneurie de LA BUSSIÈRE (près de Tarare) entra dans le patrimoine de la famille dès la fin du XVIIe siècle. Elle fut particulièrement associée à la branche GAYOT-MASCRANY.
En 1738, Paul GAYOT-MASCRANY de LA BUSSIÈRE (fils de Mathieu GAYOT de LA BUSSIÈRE, 1655-1736) épousa Jeanne-Marie de Rouvière, qui apporta en dot le domaine de la Grange Dei à Oullins (près de Lyon). Ce domaine prit dès lors le nom de château de LA BUSSIÈRE, renforçant ainsi le titre de la famille.
Les GAYOT-MASCRANY conservèrent ce château jusqu’à la fin du XIXe siècle (occupation familiale jusqu’en 1889 environ).
Tout au long des XVIIe et XVIIIe siècles, les GAYOT (et particulièrement la branche GAYOT-MASCRANY de LA BUSSIÈRE) comptèrent de nombreux officiers municipaux et financiers à Lyon :
- Louis GAYOT-MASCRANY, prévôt des marchands de Lyon en 1681-1683 ;
- Jean GAYOT, échevin en 1683 ;
- Marcelin GAYOT, échevin en 1704 ;
ainsi que des présidents au Bureau des finances, trésoriers de France, seigneurs de LA BUSSIÈRE, de La RAJASSE, de la Claire ou de CHÂTEAUNEUF, capitaines des dragons et comparants aux États de Bresse.
Plusieurs membres furent maintenus dans leur noblesse lors des recherches d’Hozier.
Parmi les figures les plus célèbres issues de ces branches figure :
- François GAYOT de PITAVAL (1673-1743), fils de Jean-Jacques GAYOT de La RAJASSE, célèbre avocat lyonnais qui compila les Causes célèbres et intéressantes (à partir de 1734), ouvrage fondateur du genre des récits de faits divers judiciaires.
D’autres alliances, comme celle avec la famille TIRCUY de CORCELLES, prolongèrent l’influence de la maison jusqu’à la fin de l’Ancien Régime.
Cette ramification en multiples branches, l’ascension sociale de pionniers de l’industrie de la soie vers la noblesse de robe et d’office lyonnaise, ainsi que le rôle pionnier dans la soierie, restent attestés dans les notices généalogiques du XIXe siècle (notamment la Notice sur la famille GAYOT-MASCRANY de LA BUSSIÈRE de Ludovic d’ASSAC, 1846/1848) et dans les armoriaux traditionnels (Dubuisson, Steyert, Jougla de Morénas, etc.).
Armoiries (selon les sources classiques) : « D’or à la bande d’azur chargée de trois étoiles d’or et accompagnée de deux trèfles de sinople. »
Ce récit reste fidèle aux sources héraldiques et généalogiques traditionnelles tout en intégrant le contexte précis de l’acquisition et de la transmission de la seigneurie de LA BUSSIÈRE.
✶ Étymologie
Le nom GAYOT est un patronyme français, diminutif de Gay (ou Gai), issu de l’ancien français « gai » qui signifie joyeux, vif ou de bonne humeur. Il s’agit probablement d’un ancien surnom de caractère attribué à un ancêtre connu pour sa gaieté ou sa vivacité d’esprit.
Bien que la famille revendique une origine italienne, le nom a été francisé lors de son implantation définitive en France.
✶ Héraldique
Les armoiries principales des GAYOT de LA BUSSIÈRE (branches de BUSSIÈRE et de CHÂTEAUNEUF) sont :
« D’or, à la bande d’azur chargée de trois étoiles d’or, accompagnée de deux trèfles de sinople, l’un en chef, l’autre en pointe. »
Alias pour d’autres branches :
« D’or semé de trèfles de sinople ; d’azur semé de trèfles d’or ; tranché d’argent et de sinople à trois trèfles de l’un en l’autre posés en bande ; ou parti d’argent et de sinople à un chevron de l’un en l’autre accompagné de trois trèfles, aussi de l’un en l’autre. »
Le premier blason est sculpté à La RAJASSE ; les autres sont relevés sur de nombreux cachets.
✶ Symbolique du blason
Le champ d’or symbolise la générosité, la noblesse et la richesse.
La bande d’azur évoque la loyauté, la vérité et la fidélité, souvent associée à un baudrier militaire ou à une charge honorifique.
Les trois étoiles d’or représentent la guidance divine, l’excellence, l’élévation spirituelle et la clarté. Les trèfles de sinople (vert) signifient l’espérance, la foi et la fertilité de la nature, rappelant peut-être l’enracinement terrien et la prospérité apportée par l’industrie de la soie.
✶ Biographique des personnages remarquables
Parmi les membres notables figurent :
- Louis GAYOT-MASCRANY de LA BUSSIÈRE (1626-1693), seigneur de LA BUSSIÈRE, président au Bureau des finances de Lyon, prévôt des marchands de cette ville en 1681, marié à Marie MASCRANY ;
- Marcelin GAYOT, échevin de Lyon en 1704 ;
- Jean GAYOT, échevin de Lyon en 1683, seigneur de La RAJASSE ;
- Jean-Baptiste GAYOT, écuyer, chevalier de Saint-Louis, major de la citadelle d’Oléron, fils de Mathieu GAYOT, écuyer, trésorier de France, qui épousa en 1737 à Saint-Maurice de Limoges Jeanne-Marie GAYOT ;
- Paul GAYOT-MASCRANY, comte de CHÂTEAUNEUF (1719), allié à Claudine Perrin ;
- Mathieu GAYOT, comte de CHÂTEAUNEUF (1719) ;
plusieurs trésoriers de France, capitaines des dragons et comparants aux États de Bresse ou aux preuves de noblesse devant d’Hozier.
La dernière descendante connue de la branche de LA BUSSIÈRE fut Jeanne GAYOT de LA BUSSIÈRE, mariée à Pierre, marquis de MONTALEMBERT.
✶ Sources héraldiques
Armorial des principales Maisons et familles du Royaume, par le sieur Pierre-Paul Dubuisson, 1757.
Armorial Général du Lyonnais, Forez et Beaujolais, par Steyert, 1860.
Nobiliaires du diocèse et de la Généralité de Limoges, par l’abbé Joseph Nadaud, 1880.
Répertoire de l’Armorial Général du Forez par Pierre Gras, Lyon 1894.
Armorial d’Europe par J.B. Rietstap (Gouda 1861, 1884, 1887 ; Berlin 1934, 1937).
Armorial général J.B. Rietstap, illustré par Victor et Henri Rolland (1903-1926), colorisé par Lionel Sandoz (1993-2002).
Le Grand Armorial de France, par Jougla de Morénas 1935-1943, de Warren, Frantzen 1960.
Recherches effectuées sur armorial.org de Lionel Sandoz confirment ces armoiries et leur description.
✶ Sources bibliographiques
Notice sur la famille GAYOT-MASCRANY de LA BUSSIÈRE, par M. Ludovic d’ASSAC, Lyon, 1848.
Mémoires publiés dans le volume de 1867 de la Société de Saint-Étienne.
Armorial Général du Lyonnais, Forez et Beaujolais par Steyert.
Divers nobiliaires et généalogies du Lyonnais et du Forez (XVIIe-XIXe siècles).
✶ Archives
Pièces Originales 1304.
Nouveau d’Hozier 152.
Carré d’Hozier 290.
Armorial Général de France (d’Hozier).
Archives départementales du Rhône et de la Loire (actes notariés, registres paroissiaux et municipaux de Lyon et Saint-Chamond, preuves de noblesse, actes relatifs aux charges d’échevin, trésorier et prévôt des marchands).
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