DESCRIPTION
CHENEVILÈRE
Lyonnais
France
Armoiries :
" D'argent, à un chêne de sinople, accompagné de chaque côté, en pointe, de deux anneaux entrelacés d'azur. "
Sources héraldiques :
- Armorial d'Europe par J.B. Rietstap (Gouda, 1861, 1884, 1887; Berlin, 1934, 1937).
- Armorial général J.B. Rietstap, illustré par Victor et Henri Rolland (1903-1926). Colorisé par Lionel Sandoz (1993-2002).
***
✶ Historique
La famille CHENEVIÈRE est originaire du Lyonnais, plus précisément de la région de L’Arbresle, ancien centre économique drapier et commerçant proche de Lyon. Vers la fin du XVIe siècle, Laurent CHENEVIÈRE (1582-1647), issu d’une lignée de marchands et exerçant initialement le métier de tireur d’or, migre à Genève. Converti au protestantisme, il épouse Debora de Montchal (veuve huguenote) et, avec son fils Jérémie (1602-1676), est reçu bourgeois de Genève le 7 mai 1631. Cette installation s’inscrit dans un contexte d’opportunités économiques plus que confessionnelles pour de nombreuses familles lyonnaises. Au fil des générations, les CHENEVIÈRE s’intègrent à la société genevoise patricienne : ils développent des activités dans l’horlogerie, le commerce, la banque, le clergé protestant et la vie publique. Leur influence culmine entre le XVIIe et le XVIIIe siècle, avec des entrées au Conseil des Deux-Cents dès 1738 pour certains membres. La famille conserve une présence notable jusqu’au XXe siècle, marquée par des engagements intellectuels, humanitaires et politiques.
✶ Étymologie
Le nom CHENEVIÈRE est un toponyme issu de l’ancien français « chenevière », désignant un champ ou une terre cultivée en chanvre (du latin cannabis ou caneva). Ce terme renvoie probablement à la proximité d’une telle parcelle ou à une activité ancestrale liée à la culture et au traitement du chanvre, plante textile très répandue dans le Lyonnais et le Beaujolais aux époques médiévale et moderne.
✶ Héraldique
Les armoiries de la famille CHENEVIÈRE sont : « D’argent, à un chêne de sinople, accompagné de chaque côté, en pointe, de deux anneaux entrelacés d’azur. »
✶ Symbolique du blason
Ce blason est « parlant » : le chêne de sinople (vert) symbolise la force, la longévité, la solidité et la persévérance, qualités qui ont permis à la famille de s’enraciner durablement à Genève malgré ses origines extérieures. Les quatre anneaux entrelacés d’azur (disposés deux par deux en pointe) évoquent l’union, la fidélité conjugale, les alliances familiales et la continuité des liens générationnels. L’azur représente la loyauté, la vérité et la noblesse d’âme ; le champ d’argent exprime la pureté, la clarté et l’intégrité. L’ensemble reflète les valeurs de stabilité, d’alliance et de robustesse morale qui ont caractérisé la lignée CHENEVIÈRE au cours des siècles.
Biographique des personnages remarquables
✶ CHENEVIÈRE, Guillaume (menuisier, 1512)
Menuisier actif au début du XVIe siècle dans la région lyonnaise (probablement autour de L’Arbresle). Représentant précoce de la branche artisanale de la famille, spécialisé dans le travail du bois pour meubles ou éléments architecturaux.
✶ CHENEVIÈRE, Julien (maître d’œuvre, 1527)
Maître d’œuvre exerçant en 1527 dans le Lyonnais. Responsable probable de chantiers de construction ou de rénovation, témoignant d'une expertise technique dans l'architecture et la direction de travaux au début de la Renaissance.
✶ CHENEVIÈRE, Guillemin (menuisier, 1528)
Menuisier documenté en 1528 dans la région de Lyon ou L’Arbresle. Actif dans l'artisanat du bois, contribuant à la tradition familiale de métiers manuels liés à l'ameublement et à la décoration intérieure.
✶ CHENEVIÈRE, Claude (sculpteur, 1548)
Sculpteur actif en 1548 dans le Lyonnais. Spécialisé dans la sculpture sur bois ou pierre, probablement pour des retables, meubles ou ornements architecturaux de style Renaissance.
✶ CHENEVIÈRE, Pierre (menuisier, 1586)
Menuisier exerçant en 1586, à la fin du XVIe siècle, dans la région lyonnaise. Dernière génération documentée avant la migration genevoise ; son activité coïncide avec celle de Laurent CHENEVIÈRE.
✶ CHENEVIÈRE, Laurent (1582-1647) : Artisan tireur d’or originaire de L’Arbresle (Lyonnais), fondateur de la branche genevoise ; converti au protestantisme, reçu bourgeois de Genève en 1631 avec son fils Jérémie.
✶ CHENEVIÈRE, Isaac (menuisier, 1587)
✶ Menuisier actif en 1587 dans le Lyonnais. Frère ou proche parent de Pierre, participant à la même tradition artisanale du travail du bois avant l'exil protestant d'une partie de la famille vers Genève.
✶ CHENEVIÈRE, Jacques (menuisier, 1611)
Menuisier documenté en 1611, probablement encore dans la région lyonnaise ou à Genève (où la famille s'installe vers 1631). Témoigne de la continuité des métiers du bois dans la famille.
✶ CHENEVIÈRE, Balthazard (orfèvre, 1637)
Orfèvre actif en 1637, vraisemblablement à Genève après l'installation de la famille. Passage notable vers l'orfèvrerie et le travail des métaux précieux, secteur en plein essor dans la cité protestante.
✶ CHENEVIÈRE, Jean Baptiste (orfèvre, 1651)
Orfèvre exerçant en 1651, probablement à Genève. Membre de la génération établie en Suisse, contribuant au développement de l'artisanat de luxe genevois.
Trouson de CHENEVIÈRE (diplomate, 1661)
Diplomate mentionné en 1661. Variante nobiliaire ou alliée de la famille ; impliqué dans des fonctions officielles ou représentatives, peut-être liées aux réseaux protestants européens.
✶ CHENEVIÈRE, Charles Oger (orfèvre, 1667)
Orfèvre actif en 1667 à Genève. Poursuite de la spécialisation familiale dans l'orfèvrerie, métier prestigieux intégrant la bourgeoisie genevoise.
✶ CHENEVIÈRE, Jean Baptiste (orfèvre, 1699)
Orfèvre documenté en 1699. Probablement fils ou neveu de précédents orfèvres ; maintient la tradition artisanale de haut niveau à Genève au tournant du XVIIIe siècle.
✶ CHENEVIÈRE, Alexandre (orfèvre, 1721)
Orfèvre exerçant en 1721 à Genève. Représentant de la génération patricienne, où l'orfèvrerie s'associe souvent au commerce et à la finance.
✶ CHENEVIÈRE, François (orfèvre, 1728)
Orfèvre actif en 1728. Dernier orfèvre notable documenté dans cette lignée avant une diversification vers d'autres domaines (banque, clergé).
✶ CHENEVIÈRE Jean-Jacques-Caton (1783-1871) : Pasteur protestant libéral, professeur de théologie dogmatique à l’Académie de Genève dès 1817 ; auteur prolifique dont la Dogmatique chrétienne ; opposant au suffrage censitaire, défenseur du Jeûne genevois ; acteur majeur des débats politiques et religieux du XIXe siècle genevois.
✶ CHENEVIÈRE Nicolas (1750-1806) : Pasteur à Petit-Saconnex (1783-1789) puis à Genève (1789-1806), secrétaire de la Compagnie des Pasteurs, membre de l’Assemblée nationale genevoise en 1793, chef d’institution (1798-1806).
✶ CHÉNEVIERE, Radiguès de, (officier militaire, 1784)
Officier militaire mentionné en 1784 (sources belges ou apparentées). Variante "de Radiguès de Chénevière" ; carrière militaire, peut-être dans les armées françaises ou étrangères à la fin de l'Ancien Régime.
✶ Robert de CHENEVIÈRE, Jacques (homme de loi, 1806)
Homme de loi (avocat ou magistrat) actif en 1806. Évolue vers les professions libérales au début du XIXe siècle, dans le contexte genevois ou français post-révolutionnaire.
✶ CHENEVIÈRE, Adolphe (journaliste, 1855)
Journaliste et écrivain né en 1855. Installé à Paris, il se distingue comme romancier, essayiste et critique littéraire fin de siècle ; auteur notable de la branche parisienne.
✶ CHENEVIÈRE Jacques (1886-1976) : Écrivain, poète et romancier genevois de renom ; auteur de romans psychologiques (Connais ton cœur, 1935 ; Les Captives, 1943) et de recueils poétiques ; membre éminent du Comité international de la Croix-Rouge (directeur général dès 1923) ; figure littéraire et humanitaire majeure de la Suisse romande au XXe siècle. Il est était le fils d'Adolphe: Il fut membre du CICR (directeur général dès 1923) ; auteur de romans psychologiques (Connais ton cœur, 1935 ; Les Captives, 1943) et de poésie.
✶ CHENEVIÈRE, Eugène (industriel, 1866)
Industriel actif vers 1866. Représentant de la diversification économique de la famille au XIXe siècle, probablement dans le commerce ou la manufacture.
✶ CHENEVIÈRE, Jacques (poète, 1886)
✶ Sources héraldiques
Armorial d’Europe par J.B. Rietstap (Gouda, 1861, 1884, 1887 ; Berlin, 1934, 1937).
Armorial général J.B. Rietstap, illustré par Victor et Henri Rolland (1903-1926). Colorisé par Lionel Sandoz (1993-2002) sur armorial.org.
✶ Sources bibliographiques
Armoriaux européens classiques (Rietstap et Rolland). Ouvrages historiques sur les familles patriciennes genevoises d’origine lyonnaise (études du XIXe et XXe siècles). Biographies théologiques, littéraires et humanitaires relatives aux membres distingués (publications académiques suisses et dictionnaires historiques). Monographies récentes sur l’histoire genevoise (ex. travaux sur les patriciens protestants).
✶ Archives
Les archives de la famille CHENEVIÈRE sont principalement conservées aux Archives d’État de Genève (registres des bourgeois depuis 1631, actes notariés, civils et ecclésiastiques) et à la Bibliothèque de Genève (collections iconographiques, manuscrits et papiers familiaux). Des documents privés familiaux ont également servi de base à des études historiques récentes.
********
PARTAGEZ SUR LES RÉSEAUX SOCIAUX
LES AVIS
Il n'y a aucune note pour le moment. Soyez le premier à évaluer !
DONNEZ UNE NOTE

