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BÉJUY (Dauphiné)

BÉJUY_Dauphiné_France (2)
Réf. : COA125486

BÉJUY (DAUPHINÉ)

26.90TTC

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DESCRIPTION

BÉJUY
Dauphiné
France

Armoiries :
" D'argent, à un pin de sinople, au chef de gueules, chargé de trois étoiles d'or. "

Sources héraldiques :
- Armorial d'Europe par J.B. Rietstap (Gouda, 1861, 1884, 1887; Berlin, 1934, 1937).
- Armorial général J.B. Rietstap, illustré par Victor et Henri Rolland (1903-1926). Colorisé par Lionel Sandoz (1993-2002).


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Famille BÉJUY
Origine : Dauphiné, France

✶ Historique
La famille BÉJUY est originaire du Dauphiné, ancienne province du sud-est de la France, région riche en lignées à la fois nobles et bourgeoises dont plusieurs ont accédé à des charges administratives ou militaires aux XVIIᵉ et XVIIIᵉ siècles. Les mentions les plus anciennes connues de ce nom apparaissent dans le contexte dauphinois et savoyard du XVIIIᵉ siècle, notamment avec Anne Gavy, veuve du sieur Olive BÉJUY, distinguée en 1788 pour les services de son premier mari, commandant un corps de volontaires corses avec rang de major d’infanterie.

Au XIXᵉ siècle, plusieurs porteurs du nom apparaissent dans la vie civile et culturelle française : artisans et commerçants à Nantes, laboureurs dans le Bas-Dauphiné, ainsi que des acteurs et comédiens dans plusieurs troupes provinciales. Parmi eux se distingue François BÉJUY, comédien ayant exercé notamment à Nantes et à Aix vers la seconde moitié du XIXᵉ siècle, et salué dans les chroniques de Henry Lyonnet pour ses débuts prometteurs et son étude du maître Régnier.

Des alliances locales, telles que mentionnées dans l’Armorial et Nobiliaire du Dauphiné, situent la famille parmi les lignées rurales aisées, parfois intégrées à des milieux de notables, marchands ou officiers. On note aussi la présence d’une Rosa-Maria-Grazia BÉJUY de LA COCHE, issue d’une branche alliée à la famille Ginoux de La Coche, en Dauphiné et Savoie, au tournant des XVIIIᵉ–XIXᵉ siècles.

✶ Étymologie
Le patronyme BÉJUY est vraisemblablement d’origine toponymique ou dérivé d’un ancien nom de lieu ou domaine rural. Il pourrait provenir d’un radical pré-latin ou gallo-roman associé à la racine bej (ou baj), signifiant selon les régions « bas terrain », « vallée humide », ou d’un diminutif d’un anthroponyme local. Sa graphie ancienne varie : Bejuy, Béjuy, voire Béjui, selon les notations phonétiques des registres paroissiaux et administratifs.

L’accent aigu est typique des adaptations modernes introduites au XIXᵉ siècle dans les départements de l’Isère et de la Savoie.

✶ Héraldique
Armoiries :
« D’argent, à un pin de sinople, au chef de gueules, chargé de trois étoiles d’or. »

Ces armes sont attestées dans les recueils héraldiques de Jean-Baptiste Rietstap, puis reprises et illustrées dans l’édition augmentée et colorisée par Victor et Henri Rolland (1903–1926), mise en couleur par Lionel Sandoz entre 1993 et 2002.

L’iconographie suggère une famille d’origine montagnarde, attachée au paysage dauphinois et à son symbole sylvestre, le pin.

✶ Symbolique du blason
L’argent symbolise la pureté, la loyauté et la franchise.
Le pin de sinople évoque la constance, la force enracinée, et une fidélité indéfectible aux terres d’origine.
Le chef de gueules rappelle le courage, l’honneur et la valeur militaire.
Les trois étoiles d’or représentent souvent la noblesse morale, la lumière de la sagesse et la distinction entre trois vertus : la foi, la raison et la loyauté.
L’ensemble exprime la droiture et la stabilité de la maison BÉJUY, enracinée dans le devoir et la persévérance.

✶ Biographique des personnages remarquables

- François BÉJUY († v. 1894)
Comédien français, il débuta à Nantes dans les années 1860 où il laissa, selon le Dictionnaire des comédiens français d’Henry Lyonnet, « le meilleur des souvenirs ». Élève du grand acteur Régnier, il était déjà salué pour son talent naturel et sa finesse. Il fit partie de la troupe du théâtre Graslin et, plus tard, du Cercle d’Aix dirigé par Albert Carré. Ses prestations dans la comédie et le vaudeville en firent un acteur estimé dans les cercles régionaux de la fin du XIXᵉ siècle.

- Anne Gavy, veuve du sieur Olive BÉJUY (✝ avant 1788)
Mentionnée dans les registres militaires pour les services de son époux, commandant d’un corps de volontaires en Corse avec rang de major d’infanterie, elle témoigne de l’enracinement ancien de la famille dans les milieux militaires du Dauphiné.

- Rosa-Maria-Grazia BÉJUY de LA COCHE
Épouse du capitaine de frégate Ernest Ginoux de LA COCHE (né en 1814), elle rattache par mariage la famille BÉJUY à une lignée noble savoyarde anoblie sous la Restauration.

On relève encore, dans la chronique du Dauphiné, le nom d’un Jacques BÉJUY, laboureur cité dans des récits locaux comme victime d’une expédition armée au XVIIIᵉ siècle, figure pittoresque des campagnes dauphinoises.

✶ Sources héraldiques
J.-B. Rietstap, Armorial général, Gouda : G.B. van Goor, 1861 ; rééd. 1884, 1887.
Victor et Henri Rolland, Armorial général illustré de Rietstap, 1903–1926.
Colorisation et enrichissement iconographique par Lionel Sandoz, 1993–2002.
Mentions secondaires dans l’Armorial du Dauphiné et les compilations régionales XVIIIᵉ–XIXᵉ.

✶ Sources bibliographiques
Henry Lyonnet, Dictionnaire des comédiens français (ceux d’hier) : biographie, bibliographie, iconographie, Paris : Jorel, 1902–1908.
Bibliothèque nationale de France, Catalogue général, notice de personne « Bejuy, François ».
Gallica (BnF) : Le théâtre à Nantes, Le cercle d’Aix, Dictionnaire des comédiens français (passages sur le comédien BÉJUY).
Archives militaires du XVIIIᵉ siècle, Etat nominatif des récompenses et pensions militaires sous Louis XVI, 1788 (mention d’Anne Gavy, veuve BÉJUY).
Révérend, Archives de la noblesse française : notices généalogiques et héraldiques, notice « Ginoux de LA COCHE ».

✶ Archives
Les traces documentaires concernant la famille BÉJUY sont principalement conservées :
Aux Archives départementales de l’Isère et de la Savoie, pour les registres paroissiaux et d’état civil.
Aux Archives nationales, série YW (récompenses et pensions militaires), pour la mention de 1788.
À la Bibliothèque nationale de France (Département des Arts du spectacle), fonds Lyonnet et dossiers de troupes théâtrales provinciales.
Aux Archives municipales de Nantes et d’Aix-les-Bains, dans les registres du Théâtre Graslin et du Cercle d’Aix (années 1860–1886).
Armorial Rietstap et Rolland, consultable en ligne et reproduit partiellement par Lionel Sandoz sur armorial.org (version commentée et colorisée).

✶ Rechercher dans armorial.org de Lionel Sandoz
Dans la base armorial.org (édition iconographique de Lionel Sandoz), la famille BÉJUY (Dauphiné) figure sous l’entrée :
BÉJUY (Dauphiné)
– D’argent, à un pin de sinople, au chef de gueules, chargé de trois étoiles d’or.
Mention : Armorial général de Rietstap, illustré et colorié par Rolland & Sandoz.
L’histoire de BÉJUY, partagée entre les armes de montagne et les feux de la scène, évoque bien la dualité dauphinoise : une culture de fidélité enracinée, alliée au goût du courage, du service et de l’expression artistique.


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