DESCRIPTION
PORET DE MORVAN
Normandie
France
Armoiries :
" Écartelé: au 1, d'azur, chargé à dextre d'une demi-tour d'argent, ouverte et maçonnée de sable, mouvante du flanc de l'écu, senestrée d'un lion rampant d'or, lampassé d'argent, au 2, de gueules, à l'épée haute en pal d'argent, au 3, d'or, à trois grenades de sable, enflammées de gueules, au 4, d'azur, au vaisseau à trois mâts, soutenu d'une mer de sinople. "
Sources :
- Le Grand Armorial de France, par Jougla de Morénas 1935-1943, de Warren, Frantzen 1960.
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Historique
La famille PORET DE MORVAN est attestée en Normandie, plus précisément dans le département de l'Eure. Elle accède à la notoriété au début du XIXe siècle grâce à la carrière militaire d'un de ses membres sous la Révolution française et l'Empire napoléonien. Cette branche s'illustre par son service dans l'armée française, culminant avec l'octroi de titres nobiliaires par Napoléon Ier. Le nom composé « de Morvan » semble être une adjonction liée à des propriétés, des alliances ou des distinctions, bien que le Morvan (région de Bourgogne) ne soit pas directement lié à l'origine normande. La famille reste peu documentée au-delà de cette période impériale et ne figure pas parmi les grandes lignées féodales anciennes de Normandie.
Étymologie
Le patronyme PORET est d'origine française, probablement dérivé d'un diminutif ou d'un surnom lié au mot ancien « pore » (porc) ou à un toponyme mineur. Il est courant en Normandie et dans d'autres régions du nord-ouest de la France. L'ajout « DE MORVAN » indique une particule nobiliaire ou locative, « Morvan » renvoyant potentiellement à un lieu-dit, une terre ou une référence régionale (le massif du Morvan en Bourgogne), adoptée lors de l'anoblissement ou pour distinguer la branche.
Biographie détaillée de Paul PORET DE MORVAN
Paul Jean-Baptiste PORET DE MORVAN, né le 14 avril 1777 à Saint-Étienne-sous-Bailleul (département de l'Eure, Normandie, France) et décédé le 17 février 1834 à Chartres (Eure-et-Loir), à l'âge de 56 ans, fut un officier français qui servit pendant les guerres de la Révolution et les guerres napoléoniennes. Il atteignit le grade de général de brigade et fut anobli comme baron de l'Empire.
Jeunesse et engagement révolutionnaire
Issu d'une famille modeste de Normandie, Paul Jean-Baptiste PORET DE MORVAN s'engage très jeune dans l'armée révolutionnaire. Il rejoint les rangs en 1793, initialement dans l'artillerie, et participe aux premières campagnes contre l'Espagne (guerre des Pyrénées). Ses débuts se font dans un contexte de levée en masse et de conflits frontaliers. Par la suite, il sert dans les chasseurs à cheval en Vendée, participant à la répression des insurrections royalistes (guerres de Vendée).
Sa carrière progresse régulièrement au fil des campagnes de la Révolution, démontrant une solide endurance et des qualités de commandement sur le terrain.
Carrière sous l'Empire
Sous le Consulat et l'Empire, PORET DE MORVAN gravit les échelons avec constance. Il est nommé chevalier de la Légion d'honneur le 14 juin 1804, reconnaissance précoce de ses services.
En 1810-1811, il est envoyé en Espagne dans le cadre de la guerre péninsulaire, où il reste environ un an, participant aux opérations contre les forces anglo-espagnoles et portugaises.
De retour en France, il intègre l'élite de l'armée : la Garde impériale. Il commande successivement :
Le 34e régiment d'infanterie légère (nommé colonel le 10 décembre 1811).
Le 3e régiment de tirailleurs-grenadiers de la Jeune Garde (colonel-major le 24 janvier 1813).
Le 3e régiment de grenadiers à pied de la Garde (colonel le 1er avril 1813).
Ses promotions s'accélèrent en 1813, année critique pour l'Empire :
Officier de la Légion d'honneur le 6 avril 1813.
Commandeur de la Légion d'honneur le 26 mai 1813.
Baron de l'Empire par décret du 14 août 1813 (lettres patentes confirmant ce titre nobiliaire accordé par Napoléon pour services rendus).
Général de brigade le 30 août 1813.
En tant que général, il commande une brigade dans la division Barrois de la Jeune Garde. Il combat à la bataille de Dresde (26-27 août 1813), où il se distingue, puis à la bataille de Leipzig (16-19 octobre 1813, dite « Bataille des Nations »). Lors de la retraite qui suit Leipzig, il est blessé au pied au combat d'Eisenach.
Il participe également à la campagne de France de 1814, notamment aux combats autour de Laon (mars 1814), où il mène des assauts contre les Prussiens de Blücher.
Sous la Première Restauration (1814-1815), il reste fidèle à l'Empire. Pendant les Cent-Jours, il commande à nouveau dans la Garde impériale et combat à la bataille de Waterloo (18 juin 1815), où il est présent avec ses grenadiers.
Après 1815 : fin de carrière et décès
Après la seconde abdication de Napoléon et la chute définitive de l'Empire, PORET DE MORVAN se retire du service actif. Il exerce par la suite les fonctions d'inspecteur général d'infanterie, un poste administratif honorifique.
Il s'éteint le 17 février 1834 à Chartres. Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise à Paris (division non précisée dans les sources générales, mais confirmée par les registres du cimetière).
Son nom est gravé sur l'Arc de triomphe de l'Étoile (pilier nord), parmi les officiers de l'Empire honorés par la France.
PORET DE MORVAN incarne le type de l'officier de carrière issu de la Révolution, promu par le mérite sous Napoléon, fidèle à l'Empereur jusqu'au bout, et récompensé par des titres et grades élevés sans toutefois atteindre les plus hauts commandements ou une célébrité comparable aux maréchaux. Son parcours illustre la fidélité et la progression typique dans la Garde impériale pendant les années décisives 1812-1815.
Sources bibliographiques
Le Grand Armorial de France, par Jougla de Morénas (1935-1943), complété par de Warren et Frantzen (1960).
Ouvrages sur la noblesse d'Empire, dont les règlements d'armoiries du Conseil du sceau des titres (archives relatives aux lettres patentes napoléoniennes).
Archives
Les principales mentions se trouvent dans les archives militaires et nobiliaires françaises, notamment :
Archives nationales (dossiers de la Légion d'honneur et titres d'Empire).
Service historique de la Défense (dossiers d'officiers de la période révolutionnaire et impériale).
Archives départementales de l'Eure (état civil et registres paroissiaux de Saint-Étienne-sous-Bailleul).
Archives de Paris (sépulture au Père-Lachaise).
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