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LE GOUIC (Bretagne)

LE GOUIC_Bretagne_France (1)

LE GOUIC (BRETAGNE)

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DESCRIPTION

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LE GOUIC
Bretagne
France

Blasonnement :
" De sable à l’enclume d’or, au chef d’hermine. "
- Devise : « Per ignem et ferrum » (Par le feu et le fer)

Symbolique :
Sable (noir) : constance, prudence, force intérieure.
Le chef d’hermine rappelle l’ancrage en Bretagne (Morbihan, Loire-Atlantique) et l’identité régionale forte des porteurs du nom.

Armes parlantes :
- Exécutées conformément aux règles de l’art et à la science héraldique des XVIᵉ, XVIIᵉ et XVIIIᵉ siècles, les armes parlantes consistent en cet art ingénieux qui fait d’un nom propre une image immédiatement parlante et évocatrice. (Armorial.org)

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La famille LE GOUIC est une ancienne lignée bretonne, principalement implantée en Basse-Bretagne (Morbihan, Loire-Atlantique, Finistère), avec des mentions remontant au moins au XVIe siècle et persistantes jusqu'à l'époque contemporaine

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Historique
Le nom apparaît dès le XVIe siècle dans divers contextes bretons. En 1587, un recteur est signalé à Branderion ; vers 1750, un maître éperonnier devient abbé de la frairie de Saint-Eloi à Quimper. Des actes notariés mentionnent Françoise LE GOUIC, épouse de Louis Leguedec, dans des donations mutuelles de biens en 1691-1692 à Brech et Pluneret (archives B. 1518). En 1533-1748, Pierre LE GOUIC figure parmi des témoins ou parties dans des liasses d'archives de la Loire-Inférieure (E. 292). Au XVIIe siècle, des naissances sont enregistrées à Guérande (ex. Suzanne LE GOUIC née en 1609, fille de Pouchet LE GOUIC et Marie Mahé ; Olive LE GOUIC née en 1609 à Baud, fille de Raoul LE GOUIC et Guilmette Lavenant, mariée vers 1641 à Louis Guehenec). Au XIXe siècle, Jean-Baptiste LE GOUIC de Saint-Nazaire sert comme soldat au 2e régiment de zouaves pendant la guerre de 1870-1871, fait prisonnier. Au XXe siècle, Olivier LE GOUIC est chef-ouvrier chauffeur à Rochefort (remplacement en 1911). Un ouvrier typographe, secrétaire général de la bourse du travail de Lorient, est actif au début du XXe siècle (cité dans Le Nouvelliste de Lorient dès 1904). La famille reste présente dans le Morbihan et la Loire-Atlantique, avec des branches à Lorient, Guérande, Pont-Scorff et Quimperlé.
Une légende locale associe le nom à saint Envel (ou Envel), ermite breton du VIe siècle : lors de son émigration, accompagné d'un frère et d'une sœur (sainte Jeune), ils s'arrêtent près d'un ruisseau nommé LE GOUIC ; le saint bâtit sa cellule à Locquenevel, formant avec la chapelle de sainte Jeune (1555) et celle de son frère un triangle symbolique. Le ruisseau coule silencieusement depuis, respectant le vœu de silence de l'anachorète.

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Étymologie
Le nom LE GOUIC est d’origine bretonne et constitue un diminutif ou une forme altérée de Le Goff (ou Goff, Le Goffic), surnom professionnel désignant « le forgeron » en breton ancien et moyen (du vieux breton gob ou moyen breton goff / goffic, signifiant ouvrier du fer, forgeron).
Ce type de patronyme issu d’un métier est très fréquent en Bretagne, où il se rattache à la grande famille onomastique des noms liés au travail du métal (variantes : Le Goffic, Le Goïc, Le Govic, Gouic, etc.). Le suffixe diminutif -ic (ou -ec, -icq) est courant en breton pour former des hypocoristiques ou des formes atténuées de noms de métiers.
Des glossaires et études linguistiques (notamment sur le moyen-breton) rapprochent ces formes de Goff, Gof, go bihan (petit forgeron), et de toponymes ou dérivés liés à la forge (comme Kerangoffc, Kergouic, Gouello).
Il s’agit donc principalement d’un surnom professionnel hérité, sans lien étymologique direct avec d’autres racines bretonnes comme kozh (« vieux »), qui donne des diminutifs apparentés mais distincts (ex. Cozic, Gouzien dans certains contextes).
Bien que la légende locale associe parfois le nom au ruisseau « LE GOUIC » (lié à saint Envel), cette connexion relève d’une étymologie populaire toponymique distincte et non de l’origine anthroponymique principale du patronyme, qui reste professionnelle (forgeron). Le nom est surtout porté dans le Morbihan et les régions avoisinantes de Basse-Bretagne.

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Héraldique
Le blason connu pour un membre de la famille (recteur de Kerlouan, Guillaume Jegouic ? en 1699) est : D’or à une bande échiquetée de sable et d’argent de deux tires.

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Symbolique du blason
Le champ d’or symbolise la noblesse, la générosité et la clarté. La bande échiquetée en deux tires (damier alternant sable et argent) évoque l’équilibre, la stratégie, la justice et l’alternance des fortunes ou des qualités. Le sable représente la fermeté, la prudence et la constance face aux épreuves ; l’argent incarne la pureté, la sagesse et la loyauté.

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Sources héraldiques
Recueil héraldique, entrée 749 (recteur de Kerlouan, 1699).

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Biographique des personnages remarquables

Françoise LE GOUIC : Épouse de Louis Leguedec (ou Legudec), mentionnée dans un acte de donation mutuelle de biens en 1691-1692, inscrit au registre des causes d’audience du bourg de Brech (archives B. 1518).

Olive LE GOUIC (1609-1677) : Née et baptisée le 24 avril 1609 à Baud (Morbihan), décédée le 12 février 1677 à Saint-Barthélemy ; mariée vers 1641 à Louis Guehenec.

Suzanne LE GOUIC (née 1609) : Née et baptisée le 27 septembre 1609 à Guérande (Loire-Atlantique) ; fille de Pouchot LE GOUIC et Marie Mahé.

Pierre LE GOUIC : Mentionné dans une liste d’archives de la Loire-Inférieure (liasse E. 292, série couvrant 1533-1748), aux côtés de Jacques Troffiguet, Arthur de Kerveno et autres ; période probable XVIIe-XVIIIe siècle (pas de date précise identifiée pour cet individu).

L’abbé LE GOUIC : Prêtre breton qui, refusant l’exil pendant la période révolutionnaire (1789-1799), demeura caché dans le pays pour continuer à servir ses paroissiens, principalement chez M. Remaud, curé de Chavagnes-en-Paillers (Vendée).

Julien-Marie LE GOUIC (né 1840) : Né en 1840 à Guérande (Loire-Atlantique), gendarme dans la compagnie du Finistère.

Jean-Baptiste LE GOUIC : Originaire de Saint-Nazaire (Loire-Inférieure), soldat au 2e régiment de zouaves pendant la guerre franco-prussienne de 1870-1871 ; fait prisonnier et interné à Ingolstadt (Bavière).

Olivier LE GOUIC : Chef-ouvrier puis Second-Maître chauffeur aux ateliers de la Marine à Rochefort ; en septembre 1911, il remplace numériquement M. Tirent (agent technique de 3e classe), conformément à l’arrêté ministériel du 18 juin 1910 (inscription 1911).

Eugène LE GOUIC (1898-1976) : Capitaine de frégate, nommé préfet de l’Eure le 14 novembre 1941 sous Vichy (prise de fonctions effective en décembre 1941). Modéré et patriote, il soutient la Révolution nationale mais s’oppose fermement à l’installation de la Milice dans son département et aux menées collaborationnistes. Il multiplie les démarches pour libérer des personnes arrêtées par la Gestapo et refuse les contraintes involontaires. Unique marin en poste préfectoral pendant quatre ans sous l’Occupation (1941-1944), il est épuré à la Libération.

André LE GOUIC : Membre du milieu marin, chargé par le commandant Querville de prendre contact dans ce milieu, dans le contexte de l’état-major de la Marine ayant servi sous Darlan (période Seconde Guerre mondiale, probablement 1940-1942, liée aux transitions post-Darlan).

Un fonctionnaire LE GOUIC : Promu en janvier 1942 à la tête de la préfecture de l’Eure en remplacement de Camille, sur proposition du préfet des Côtes-du-Nord ; il s’agit très probablement d’une référence à Eugène LE GOUIC (nomination confirmée en novembre 1941, avec activité notable dès janvier 1942).

Marie-Joséphine-Louise LE GOUIC : Veuve Beauvais, âgée de 69 ans dans une liste de pensionnés du Morbihan, résidant à Lorient (période probable fin XIXe-début XXe siècle, liste non datée précisément mais postérieure à la retraite de son mari).

Claudine LE GOUIC (née 1945) : Née en 1945 à Guérande (Loire-Atlantique), épouse de Patrice Astié, ingénieur des mines (mariage en 1969).

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Biographies de personnalités
LE GOUIC, Eugène Louis François
Né en 1898, Eugène Louis François LE GOUIC est un officier de marine français (capitaine de frégate). Il est nommé préfet de l’Eure le 14 novembre 1941 sous le régime de Vichy, prenant ses fonctions effectives en décembre 1941. Modéré et patriote, il apporte son soutien à la Révolution nationale tout en s’opposant fermement à l’installation de la Milice dans son département et aux menées collaborationnistes. Il multiplie les démarches auprès des autorités allemandes (Gestapo, Feldkommandantur) pour obtenir la libération de personnes arrêtées et refuse les contraintes involontaires imposées par l’occupant. Unique marin à occuper un poste préfectoral pendant quatre ans sous l’Occupation (1941-1944), il est suspendu et radié des cadres à la Libération (22 août 1944). Il fait l’objet d’une épuration et décède en 1976.
Archives : ABF, Position : III 289,186 ; Source : Bargeton (Dictionnaire biographique des préfets, septembre 1870-mai 1982).

LE GOUIC
En 1907, un membre de la famille LE GOUIC (prénom non précisé dans la notice) exerce la profession d’ouvrier typographe. Il occupe alors le poste de secrétaire général de la Bourse du Travail de Lorient (Morbihan), assisté de Trévaux. Il décède la même année. Cette figure illustre l’engagement syndical et ouvrier dans le milieu breton du début du XXe siècle, notamment dans le secteur de l’imprimerie et du travail organisé à Lorient.
Archives : ABF, Position : II 405,387.

LE GOUIC, Gerard (ou Gérard)
Né en 1936 (baptisé en septembre 1936 à Rédené, Finistère, bien que certaines sources indiquent une naissance à Paris), Gérard LE GOUIC est un écrivain et poète français. Sa famille est originaire de Rédené (Finistère). Il partage son enfance entre Paris (où son père est employé) et la Bretagne. Après des activités dans le commerce international qui le mènent en Afrique (Tchad à Fort-Lamy, Congo à Pointe-Noire, Cameroun à Douala, et République centrafricaine à Bangui), il se consacre à l’écriture. Poète breton reconnu, il obtient le Prix Bretagne en 1973 et le Prix Antonin Artaud en 1980. Il publie une soixantaine d’ouvrages depuis 1957 (poésie, romans, nouvelles, mémoires, journaux). En 2024, il publie Histoire d’un livre, récit sur la genèse de ses œuvres. Il vit entre la France et des séjours en Afrique centrale.


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Sources bibliographiques
Section « GOUIC ET LE GOUIC », page 373 (ouvrage sur les noms bretons).
Glossaire Moyen-Breton, page 278.
Philippe Lasterle, « Le capitaine de frégate LE GOUIC (1898-1976), préfet de l’Eure de Vichy : l’itinéraire unique d’un marin épuré », Revue historique des armées n° 223 (1re partie) et n° 224 (2e partie), 2001.
Bernard Lecornu, Un préfet sous l’Occupation allemande, Éditions France-Empire, 2007.
Document BAIONA, EUSKAL-HERRI eta Hego-Kaskoinako ZIGILUTEGIA (Lamant, 1981), Armorial Bayonne, Pays-Basque, Vasco, Gascogne.

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Archives
Archives du Finistère : série B (23, 740, 749, 870, 1205, 48, 73) ; Inv. des arch. Finistère Série A, p. 12.
Archives du Morbihan : série B (1517), série G (309, 311, 318).
Archives de la Loire-Inférieure (Loire-Atlantique) : E. 292 (liasse 1533-1748) ; B. 1518 (registre 1691-1692, 81 feuillets).
Registres paroissiaux et d’état civil de Guérande (Loire-Atlantique), Baud (Morbihan), Saint-Nazaire, Pluneret, Brech.
Registres militaires (gendarmerie, campagnes 1870-1871).
Listes de pensionnaires du Morbihan.
Registres de Quimper, Plouezec, Quoatg., Branderion, Kerlouan.

⚜️ © Droits d'auteur : Lionel Sandoz, dessin des armoiries et texte, 2026.



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