VANDAMME CTE DE HUNEBOURG
DESCRIPTION
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⚖️ BLASON STRICTEMENT PRIVÉ ⚖️
INTERDICTION ABSOLUE D’ACHAT OU
D’USAGE, SAUF PAR LA PERSONNE
DIRECTEMENT CONCERNÉE
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VANDAMME
Cassel (département du Nord)
France
- Dominique Joseph René VANDAMME, comte d’UNSEBOURG (ou Hunebourg / Unebourg selon les orthographes contemporaines), général de division de la Révolution et de l’Empire (1770-1830)
Armoiries :
" De gueules à une forteresse (ou château) d’argent, flanquée de deux tours, terrassée (ou soutenue) de sinople, ouverte et ajourée de sable, la porte surmontée d’une renommée d’or ; au chef tiercé en pal : au 1er, le canton des comtes militaires de l’Empire ; au 2e, d’or à un écusson d’azur chargé d’un S d’or, orlé du même ; au 3e, de sable à quatre grenades d’or enflammées de gueules, posées à plomb et rangées en bande. "
Le sceau en cire octogonal joint à la notice (empreinte sur papier ancien) montre précisément ce blason sous une couronne comtale (couronne à neuf perles visibles, typique des comtes de l’Empire).
La forteresse symbolise sans doute la prise de places fortes (Breslau, Glatz, etc.), la renommée évoque la gloire militaire, le « S » du second quartier du chef pourrait renvoyer à une allusion personnelle ou saxonne (Silésie), tandis que les grenades rappellent l’artillerie ou les actions explosives.
Le canton du 1er quartier est le signe distinctif des comtes « tirés de l’armée » selon le décret du 1er mars 1808.
(membre du conseil municipal de la commune de Viarmes)
Notice biographique
Né le 5 novembre 1770 à Cassel (actuel département du Nord), fils de Maurice VANDAMME, chirurgien, et de Barbe Françoise Baert, Dominique VANDAMME est issu d’un milieu petit-bourgeois flamand. Après des études au lycée Faidherbe de Lille et à l’École militaire de Paris (sous la protection du maréchal de Biron), il s’engage comme simple soldat le 8 juillet 1788 dans un régiment colonial et part pour la Martinique, où il est promu sergent avant de déserter en 1790.
De retour en France, il s’enflamme pour la Révolution. En 1791-1792, il lève une compagnie de chasseurs volontaires à Cassel (les « Chasseurs de VANDAMME ») qu’il conduit à l’armée du Nord. Amalgamée au bataillon des chasseurs du Mont-Cassel, cette unité lui vaut, dès le 27 septembre 1793 (à 22 ans seulement), le grade de général de brigade après s’être illustrée à Hondschoote.
Sa carrière sous la Révolution est fulgurante mais mouvementée : campagnes de Flandre et de Hollande (Furnes, Ypres, Nieuport, Menin), armée de Sambre-et-Meuse et Rhin-et-Moselle (Alpirsbach, passage du Lech, Kehl, Huningue, Diersheim). Nommé général de division le 6 février 1799, il combat en Hollande sous Brune (victoires de Bergen et Castricum, 1799) puis en Allemagne sous Moreau (Stockach, Hohenlinden, passage du Splügen).
Sous le Consulat et l’Empire, son tempérament impétueux et son courage légendaire lui valent de brillants succès, mais aussi de fréquents conflits avec sa hiérarchie :
1805 : division sous Soult à Austerlitz ; il enlève le plateau de Pratzen à la baïonnette, contribuant décisivement à la plus grande victoire de Napoléon.
1806-1807 : campagne de Silésie avec les Wurtembergeois de Jérôme Bonaparte ; il prend successivement Glogau, Breslau, Brieg, Schweidnitz, Neisse et Glatz.
Mars 1808 : Napoléon le fait comte d’UNSEBOURG (titre impérial).
1809 : commande le 8e corps (troupes wurtembergeoises) ; combats d’Abensberg, Eckmühl, Linz et Wagram (où il est blessé).
1813 : à la tête du 1er corps, il est battu et capturé à Kulm (30 août) après une résistance acharnée ; conduit devant le tsar Alexandre Ier, il réplique fièrement aux accusations de pillage.
Cent-Jours 1815 : pair de France, commande le 3e corps sous Grouchy ; combat à Ligny et Wavre, puis couvre la retraite après Waterloo en ramenant son corps presque intact.
Caractère connu pour son franc-parler, sa brutalité envers les populations civiles (accusations récurrentes de pillage) et son insubordination, VANDAMME reste néanmoins l’un des généraux les plus loyaux et les plus redoutés de Napoléon, qui aurait dit de lui : « Si j’avais deux VANDAMME, j’en ferais fusiller un, mais je garderais l’autre. »
Exilé aux États-Unis après la Seconde Restauration, il rentre en France en 1819, est réintégré dans le cadre des généraux en 1820 et prend sa retraite définitive en 1825. Il passe ses dernières années entre Cassel et Gand, rédigeant ses Mémoires et se consacrant à des œuvres de bienfaisance. Il meurt le 15 juillet 1830 à Cassel, où il est inhumé. Son nom figure sur l’Arc de Triomphe de l’Étoile (pilier Nord).
Notice héraldique
Les armoiries de Dominique VANDAMME, comte d’UNSEBOURG, furent concédées par lettres patentes impériales en 1808, conformément au système héraldique napoléonien qui associait au blason personnel des éléments extérieurs indiquant le titre et la catégorie (comte tiré de l’armée).
Blasonnement officiel (conforme au document manuscrit joint et aux armoriaux du Premier Empire) :
De gueules à une forteresse (ou château) d’argent, flanquée de deux tours, terrassée (ou soutenue) de sinople, ouverte et ajourée de sable, la porte surmontée d’une renommée d’or ; au chef tiercé en pal :
— au 1er, le canton des comtes militaires de l’Empire ;
— au 2e, d’or à un écusson d’azur chargé d’un S d’or, orlé du même ;
— au 3e, de sable à quatre grenades d’or enflammées de gueules, posées à plomb et rangées en bande.
Le sceau en cire octogonal joint à la notice (empreinte sur papier ancien) montre précisément ce blason sous une couronne comtale (couronne à neuf perles visibles, typique des comtes de l’Empire). La forteresse symbolise sans doute la prise de places fortes (Breslau, Glatz, etc.), la renommée évoque la gloire militaire, le « S » du second quartier du chef pourrait renvoyer à une allusion personnelle ou saxonne (Silésie), tandis que les grenades rappellent l’artillerie ou les actions explosives. Le canton du 1er quartier est le signe distinctif des comtes « tirés de l’armée » selon le décret du 1er mars 1808.
Ces armoiries, à la fois parlantes et conformes au style impérial (chef « à la française » divisé), sont parfaitement authentifiées par le sceau présenté et par l’Armorial du Premier Empire d’Albert Révérend (t. IV, p. 347).
Ainsi, le général VANDAMME incarne le type même du soldat révolutionnaire devenu grand dignitaire napoléonien : courageux jusqu’à la témérité, fidèle jusqu’au bout, mais trop rugueux pour atteindre le bâton de maréchal. Son nom reste gravé dans l’histoire militaire française comme celui d’un des plus redoutables divisionnaires et corps-commandants de l’Empire.
⚜️ © Droits d'auteur : Lionel Sandoz, texte, 2026.
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