DESCRIPTION
CORNAZ
Pays de Vaud
Suisse
✶ Armoiries:
" D'azur, à une licorne saillante d'argent, ornée d'un collier d'or auquel est attaché une chaîne du même, passée entre ses jambes. "
Sources héraldiques :
- Armorial général d’Europe, par J.B. Rietstap (Gouda, 1861).
- Armorial d'Europe par J.B. Rietstap (Gouda, 1884, Berlin, 1934) (Gouda, 1887, Berlin 1937).
- Armorial général J.B. Rietstap, illustré par Victor et Henri Rolland (1903-1926). Colorisé par Lionel Sandoz (1993-2002).
- Dictionnaire Historique et Biographique de la Suisse, par Victor Attinger, Marcel Godet et Henri Türler , Neuchâtel, 1921-1934.
- Armorial Vaudois par D. L. Galbreath, 1934-1936, Baugy sur Clarens.
- Notices historiques sur les familles CORNAZ (1911).
- Armorial Genevois, par Eugène-Louis Dumont, 1961.
- Études toponymiques romandes, Chales Montet, 1920-1930.
✶ Héraldique
- Blason principal (CORNAZ I et adopté par CORNAZ II dès 1760) : " D’azur, à une licorne saillante d’argent, accornée, colletée et enchaînée d’or, la chaîne passée entre ses jambes. "
Ce blason est le plus représentatif, utilisé par les CORNAZ de Moudon dès le XIVe siècle et repris par la branche de Faoug dès 1760. Il est documenté dans des sources héraldiques fiables (Rietstap) (Galbreath), et apparaît sur des cachets, lettres de bourgeoisie, et sculptures.
- Blason secondaire (variante, CORNAZ II, vers 1750) : "D’azur, à une licorne saillante et enchaînée d’argent, sur un avant-mur qui senestre une tour crénelée, support : un lévrier." Cette variante, associée à un CORNAZ d’Avenches, est moins courante mais significative pour la branche de Faoug.
- Les autres blasons mentionnés (trois rameaux avec un oiseau, licorne à mi-corps) sont moins documentés ou spécifiques à des contextes isolés (marques de sac, linteaux) et seront omis pour simplifier.
✶ Symbolique du blason principal
- La licorne, emblème central, est un symbole héraldique riche :
Pureté et noblesse : La licorne, souvent associée à la chasteté et à la vertu, reflète l’honneur et la dignité de la famille.
Force et indépendance : Sa posture saillante (bondissante) évoque la vigueur et la liberté, tandis que la chaîne et le collier d’or suggèrent une maîtrise ou une loyauté, peut-être envers une autorité (par exemple, les bourgeoisies de Moudon ou Morat).
- Couleurs : L’azur (bleu) symbolise la loyauté et la justice ; l’argent (blanc) la pureté ; l’or la richesse et la générosité. Le support (lévrier ou cerf dans certaines variantes) renforce l’idée de fidélité et de noblesse, le cerf pouvant aussi faire référence à l’auberge « Grand Cerf » de Jean-Pierre CORNAZ.
✶ Chronologie biographique et contexte historique
1316 : Première mention des CORNAZ à Moudon, originaires du hameau de CORNAZ près Cheyres (Fribourg). La famille, dite CORNAZ alias Cheyres, acquiert la bourgeoisie de Moudon sous la domination savoyarde (Comté de Vaud, vassal de la Maison de Savoie). Contexte : le Pays de Vaud est une mosaïque de seigneuries féodales ; Moudon est un centre administratif important.
1491 : Thibaud CORNAZ, de la seconde famille, s’établit à Faoug et devient bourgeois de Morat. Contexte : Morat, sous influence fribourgeoise, est un carrefour commercial. La Réforme protestante commence à influencer la région, bien que la Vaud reste catholique jusqu’à la conquête bernoise (1536).
1700 : Une branche de CORNAZ II acquiert la bourgeoisie de Moudon. Contexte : Après la Réforme, le Pays de Vaud est sous domination bernoise (1536-1798). Moudon reste un centre économique et administratif.
1718 : Pierre CORNAZ , fils de Jonas « Corne », tonnelier, est reçu habitant de Genève. Contexte : Genève, république protestante indépendante, attire des artisans vaudois. La tonnellerie est un métier essentiel pour le commerce du vin.
1721 : Samuel CORNAZ d’Avenches utilise un sceau avec un blason alternatif (trois rameaux et un oiseau). Contexte : Avenches, ancienne capitale romaine, est un centre régional sous influence bernoise.
1750 : Cachet d’un CORNAZ d’Avenches avec la licorne enchaînée et une tour crénelée. Contexte : Les familles bourgeoises vaudoises consolident leur statut par des symboles héraldiques distinctifs.
1751 : Pierre CORNAZ, fils de Pierre, est reçu habitant de Genève. Contexte : Genève reste un refuge pour les protestants vaudois.
1760 : Jean-Pierre CORNAZ, hôte du « Grand Cerf », devient bourgeois de Moudon. Son blason (licorne colletée et enchaînée) est peint sur sa lettre de bourgeoisie et sculpté sur sa maison. Contexte : La bourgeoisie de Moudon confère des privilèges économiques et politiques sous le régime bernois.
1768 : Jean-Pierre CORNAZ , fils de Jean-Samuel, soldat, est reçu habitant de Genève. Contexte : Les garnisons genevoises emploient des Vaudois, reflétant la mobilité sociale.
1769 : Catelle de poêle à Faoug avec la licorne sans collier, soutenue par deux lions. Contexte : Les objets décoratifs témoignent de la prospérité des bourgeois vaudois.
1787 : Linteau sculpté à Faoug avec une plante et un oiseau, initiales I.S.C. Contexte : Les bourgeois de Faoug affichent leur identité par des décorations architecturales.
1792 : Deux CORNAZ sont reconnus citoyens genevois. Contexte : La Révolution française influence Genève, qui adopte des réformes démocratiques.
1793 : Branche de CORNAZ II admise à la bourgeoisie de Neuchâtel. Contexte : Neuchâtel, sous influence prussienne, attire des familles vaudoises.
1795 : Branche de CORNAZ II admise à la bourgeoisie de Cudrefin. Contexte : Cudrefin, sur le lac de Neuchâtel, est un centre de pêche et de commerce.
1834 : Naissance de Jean-Auguste CORNAZ à Coinsins (Vaud). Contexte : Après la Révolution vaudoise (1803), le canton de Vaud est indépendant au sein de la Confédération suisse.
1875 : Jean-Auguste CORNAZ, garçon de magasin, est admis à la commune de Genève. Contexte : Genève, en pleine industrialisation, attire une main-d’œuvre vaudoise.
✶ Étymologie
Le nom CORNAZ dérive probablement d’un toponyme, une pratique courante dans la formation des patronymes médiévaux. Plusieurs hypothèses existent :
- Toponyme local : Le nom est directement lié au hameau de CORNAZ, situé près de Cheyres dans le canton de Fribourg. Ce toponyme pourrait lui-même provenir d’un mot latin ou pré-latin :
Latin cornu : Signifiant « corne », il pourrait évoquer une caractéristique géographique (une pointe de terre, une colline en forme de corne) ou symbolique (liée à la licorne des armoiries familiales).
Suffixe -az : Courant en toponymie romande, il peut indiquer une localisation ou une propriété, dérivé du latin -acum (domaine de). Ainsi, CORNAZ pourrait signifier « lieu de la corne » ou « domaine de Cornu ».
- Anthroponyme : Une autre possibilité est que CORNAZ provienne d’un prénom ou surnom médiéval, comme Cornu (du latin « cornu », « cornu » ou « corne »), désignant une personne aux cheveux en pointe, à la forte personnalité, ou associée à un symbole de force (la corne). Le suffixe -az pourrait alors être un diminutif ou une marque régionale.
Racine pré-latine : Certains toponymes suisses romands tirent leurs origines de racines celtiques ou gallo-romaines. Corn- pourrait être lié à des termes celtiques comme carn- (rocher, hauteur), mais cette hypothèse est moins probable.
✶ Origine géographique et historique
- Lieu d’origine : La famille CORNAZ est explicitement associée au hameau de CORNAZ près de Cheyres (Fribourg), mentionné comme berceau des deux lignées familiales. Ce hameau, situé dans une région rurale entre les lacs de Neuchâtel et de Morat, était sous influence fribourgeoise au Moyen Âge.
Première mention : Les CORNAZ apparaissent dans les archives dès 1316 à Moudon (Vaud), sous la domination savoyarde, suggérant une migration précoce depuis Cheyres vers des centres administratifs vaudois. La variante CORNAZ alias Cheyres indique un lien fort avec leur lieu d’origine.
Contexte social : Les CORNAZ étaient des bourgeois, artisans (tonneliers, aubergistes) et soldats, intégrés dans les bourgeoisies de Moudon, Morat, Neuchâtel, Cudrefin et Genève. Leur nom, ancré dans un toponyme, reflète une identité terrienne et une ascension sociale dans le contexte féodal puis bernois (1536–1798).
✶ Lien avec les armoiries
La présence de la licorne dans les armoiries des CORNAZ pourrait renforcer l’hypothèse d’une étymologie liée à cornu (corne). La licorne, symbole de pureté et de force, pourrait avoir été choisie pour refléter une identité familiale ou une référence au toponyme CORNAZ (« lieu de la corne »). Cependant, aucune source directe ne confirme ce lien symbolique.
✶ Épilogue
L'origine : La famille CORNAZ, originaire du hameau de CORNAZ près de Cheyres (Fribourg), apparaît dès 1316 à Moudon (Vaud). Intégrée aux bourgeoisies de Moudon, Morat, Neuchâtel, Cudrefin et Genève, elle comprend artisans (tonneliers, aubergistes) et soldats.
Le nom CORNAZ provient probablement du toponyme CORNAZ, dérivé du latin cornu (« corne ») et du suffixe romand -az (lieu, domaine), signifiant « lieu de la corne ». Une origine anthroponymique (surnom Cornu) est aussi possible.
Blason principal (XIVe siècle, Moudon, adopté par Faoug dès 1760) : « D’azur, à une licorne saillante d’argent, colletée et enchaînée d’or, la chaîne passée entre ses jambes ». Symbolique : pureté, noblesse, force, loyauté.
Variante (1750, Avenches) : Licorne avec tour crénelée et lévrier. Moins courante, spécifique à la branche de Faoug.
Symbolique : La licorne incarne pureté et vigueur ; l’azur symbolise la loyauté, l’argent la pureté, l’or la générosité. Le collier et la chaîne évoquent une loyauté maîtrisée, peut-être envers une autorité.
Chronologie principale :
1316 : Premiers CORNAZ à Moudon (savoyard).
1491 : Installation à Faoug, bourgeoisie de Morat.
1700-1795 : Bourgeoisies de Moudon, Neuchâtel, Cudrefin ; habitants de Genève.
1760 : Jean-Pierre CORNAZ, hôte du « Grand Cerf », bourgeois de Moudon.
1834-1875 : Jean-Auguste CORNAZ, de Coinsins à Genève.
Conclusion : Les CORNAZ, ancrés dans un toponyme fribourgeois, se distinguent par leur ascension sociale et leurs armoiries à la licorne, reflet de leur identité et de leur statut dans le Pays de Vaud et au-delà.
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CORNAZ
Kanton Waadt
Schweiz
✶ Wappen:
„In Blau eine springende silberne Einhorn, geschmückt mit einem goldenen Halsband, an dem eine goldene Kette befestigt ist, die zwischen seinen Beinen hindurchgeht.“
Heraldische Quellen:
- Armorial général d’Europe, par J.B. Rietstap (Gouda, 1861).
- Armorial d'Europe par J.B. Rietstap (Gouda, 1884, Berlin, 1934) (Gouda, 1887, Berlin 1937).
- Armorial général J.B. Rietstap, illustré par Victor et Henri Rolland (1903-1926). Colorisé par Lionel Sandoz (1993-2002).
- Dictionnaire Historique et Biographique de la Suisse, par Victor Attinger, Marcel Godet et Henri Türler , Neuchâtel, 1921-1934.
- Armorial Vaudois par D. L. Galbreath, 1934-1936, Baugy sur Clarens.
- Notices historiques sur les familles CORNAZ (1911).
- Armorial Genevois, par Eugène-Louis Dumont, 1961.
- Études toponymiques romandes, Chales Montet, 1920-1930.
✶ Heraldik
Hauptwappen (CORNAZ I und ab 1760 von CORNAZ II übernommen):
„In Blau ein springendes silbernes Einhorn, mit goldenem Horn, Halsband und Kette, die Kette zwischen seinen Beinen hindurchgehend.“
Dieses Wappen ist das repräsentativste, seit dem 14. Jahrhundert von den CORNAZ aus Moudon verwendet und ab 1760 von der Linie in Faoug übernommen. Es ist in zuverlässigen heraldischen Quellen (Rietstap, Galbreath) dokumentiert und erscheint auf Siegeln, Bürgerbriefen und Skulpturen.
Nebenwappen (Variante, CORNAZ II, um 1750):
„In Blau ein springendes und gekettetes silbernes Einhorn auf einer Vormauer, die links eine gezinnte Turm stützt, Träger: ein Windhund.“
Diese Variante, die einem CORNAZ aus Avenches zugeschrieben wird, ist seltener, aber für die Linie in Faoug von Bedeutung.
Andere erwähnte Wappen (drei Zweige mit einem Vogel, halbes Einhorn) sind weniger dokumentiert oder auf isolierte Kontexte (Sackmarken, Türstürze) beschränkt und werden zur Vereinfachung weggelassen.
✶ Symbolik des Hauptwappens
Das Einhorn, zentrales Emblem, ist ein reichhaltiges heraldisches Symbol:
Reinheit und Adel: Das Einhorn, oft mit Keuschheit und Tugend verbunden, spiegelt die Ehre und Würde der Familie wider.
Kraft und Unabhängigkeit: Seine springende Haltung symbolisiert Vitalität und Freiheit, während die goldene Kette und das Halsband Kontrolle oder Loyalität andeuten, möglicherweise gegenüber einer Autorität (z. B. den Bürgerschaften von Moudon oder Murten).
Farben: Blau (Azur) steht für Loyalität und Gerechtigkeit; Silber (Weiß) für Reinheit; Gold für Reichtum und Großzügigkeit. Der Träger (Windhund oder Hirsch in einigen Varianten) verstärkt die Idee von Treue und Adel, wobei der Hirsch auch auf die Herberge „Grand Cerf“ von Jean-Pierre CORNAZ verweisen könnte.
✶ Biografische Chronologie und historischer Kontext
1316: Erste Erwähnung der CORNAZ in Moudon, ursprünglich aus dem Weiler CORNAZ bei Cheyres (Freiburg). Die Familie, bekannt als CORNAZ alias Cheyres, erhält das Bürgerrecht von Moudon unter savoyardischer Herrschaft (Grafschaft Waadt, Vasall des Hauses Savoyen). Kontext: Das Waadtland ist ein Mosaik feudaler Herrschaften; Moudon ist ein wichtiges Verwaltungszentrum.
1491: Thibaud CORNAZ, aus der zweiten Familie, siedelt sich in Faoug an und wird Bürger von Murten. Kontext: Murten, unter freiburgischem Einfluss, ist ein Handelszentrum. Die Reformation beginnt die Region zu beeinflussen, obwohl die Waadt bis zur Berner Eroberung (1536) katholisch bleibt.
1700: Eine Linie der CORNAZ II erhält das Bürgerrecht von Moudon. Kontext: Nach der Reformation steht das Waadtland unter Berner Herrschaft (1536–1798). Moudon bleibt ein wirtschaftliches und administratives Zentrum.
1718: Pierre CORNAZ, Sohn von Jonas „Corne“, Böttcher, wird Einwohner von Genf. Kontext: Genf, eine unabhängige protestantische Republik, zieht waadtländische Handwerker an. Die Böttcherei ist ein wesentliches Gewerbe für den Weinhandel.
1721: Samuel CORNAZ aus Avenches verwendet ein Siegel mit einem alternativen Wappen (drei Zweige und ein Vogel). Kontext: Avenches, einst römische Hauptstadt, ist ein regionales Zentrum unter Berner Einfluss.
1750: Siegel eines CORNAZ aus Avenches mit einem geketteten Einhorn und einem gezinnten Turm. Kontext: Waadtländische Bürgerfamilien festigen ihren Status durch charakteristische heraldische Symbole.
1751: Pierre CORNAZ, Sohn von Pierre, wird Einwohner von Genf. Kontext: Genf bleibt ein Zufluchtsort für waadtländische Protestanten.
1760: Jean-Pierre CORNAZ, Wirt des „Grand Cerf“, wird Bürger von Moudon. Sein Wappen (Einhorn mit Halsband und Kette) ist auf seinem Bürgerbrief gemalt und auf seinem Haus geschnitzt. Kontext: Das Bürgerrecht von Moudon verleiht wirtschaftliche und politische Privilegien unter der Berner Herrschaft.
1768: Jean-Pierre CORNAZ, Sohn von Jean-Samuel, Soldat, wird Einwohner von Genf. Kontext: Genfer Garnisonen beschäftigen Waadtländer, was soziale Mobilität widerspiegelt.
1769: Ofenkachel in Faoug mit einem Einhorn ohne Halsband, gestützt von zwei Löwen. Kontext: Dekorative Objekte zeugen von der Wohlhabenheit waadtländischer Bürger.
1787: Geschnitzter Türsturz in Faoug mit einer Pflanze und einem Vogel, Initialen I.S.C. Kontext: Die Bürger von Faoug zeigen ihre Identität durch architektonische Dekorationen.
1792: Zwei CORNAZ werden als Genfer Bürger anerkannt. Kontext: Die Französische Revolution beeinflusst Genf, das demokratische Reformen einführt.
1793: Linie der CORNAZ II wird in die Bürgerschaft von Neuenburg aufgenommen. Kontext: Neuenburg, unter preußischem Einfluss, zieht waadtländische Familien an.
1795: Linie der CORNAZ II wird in die Bürgerschaft von Cudrefin aufgenommen. Kontext: Cudrefin, am Neuenburgersee, ist ein Zentrum für Fischerei und Handel.
1834: Geburt von Jean-Auguste CORNAZ in Coinsins (Waadt). Kontext: Nach der waadtländischen Revolution (1803) ist der Kanton Waadt unabhängig innerhalb der Schweizer Eidgenossenschaft.
1875: Jean-Auguste CORNAZ, Lagerarbeiter, wird in die Gemeinde Genf aufgenommen. Kontext: Genf, im Zuge der Industrialisierung, zieht waadtländische Arbeitskräfte an.
✶ Etymologie
Der Name CORNAZ leitet sich wahrscheinlich von einem Toponym ab, eine gängige Praxis bei der Bildung mittelalterlicher Familiennamen. Mehrere Hypothesen existieren:
- Lokales Toponym: Der Name ist direkt mit dem Weiler CORNAZ bei Cheyres im Kanton Freiburg verbunden. Dieses Toponym könnte selbst von einem lateinischen oder vorlateinischen Wort stammen:
Lateinisch cornu: Bedeutet „Horn“ und könnte eine geografische Eigenschaft (eine Landspitze, ein hornförmiger Hügel) oder ein symbolisches Element (in Bezug auf das Einhorn der Familienwappen) beschreiben.
Suffix -az: Häufig in der romanischen Toponymie, kann es eine Orts- oder Eigentumsangabe sein, abgeleitet von lateinisch -acum (Besitz von). Somit könnte CORNAZ „Ort des Horns“ oder „Besitz von Cornu“ bedeuten.
- Anthroponym: Eine andere Möglichkeit ist, dass CORNAZ von einem mittelalterlichen Vor- oder Spitznamen wie Cornu (lateinisch „Horn“) stammt, der eine Person mit spitzen Haaren, starker Persönlichkeit oder einem Symbol der Kraft (das Horn) bezeichnete. Das Suffix -az könnte ein Diminutiv oder eine regionale Markierung sein.
Vorlateinische Wurzel: Einige Toponyme in der Romandie stammen von keltischen oder galloromanischen Wurzeln. Corn- könnte mit keltischen Begriffen wie carn- (Fels, Höhe) verwandt sein, diese Hypothese ist jedoch weniger wahrscheinlich.
✶ Geografischer und historischer Ursprung
Herkunftsort: Die Familie CORNAZ ist ausdrücklich mit dem Weiler CORNAZ bei Cheyres (Freiburg) verbunden, der als Ursprungsort beider Familienlinien gilt. Dieser Weiler, in einer ländlichen Region zwischen dem Neuenburger- und dem Murtensee gelegen, stand im Mittelalter unter freiburgischem Einfluss.
Erste Erwähnung: Die CORNAZ erscheinen 1316 in den Archiven von Moudon (Waadt) unter savoyardischer Herrschaft, was auf eine frühe Migration von Cheyres zu waadtländischen Verwaltungszentren hinweist. Die Variante CORNAZ alias Cheyres unterstreicht die starke Verbindung zu ihrem Herkunftsort.
Sozialer Kontext: Die CORNAZ waren Bürger, Handwerker (Böttcher, Wirte) und Soldaten, integriert in die Bürgerschaften von Moudon, Murten, Neuenburg, Cudrefin und Genf. Ihr Name, in einem Toponym verwurzelt, spiegelt eine erdverbundene Identität und einen sozialen Aufstieg im feudalen und später Berner Kontext (1536–1798) wider.
✶ Verbindung zu den Wappen
Die Präsenz des Einhorns in den Wappen der CORNAZ könnte die Hypothese einer Etymologie im Zusammenhang mit cornu (Horn) stützen. Das Einhorn, Symbol für Reinheit und Kraft, könnte gewählt worden sein, um eine familiäre Identität oder eine Anspielung auf das Toponym CORNAZ („Ort des Horns“) widerzuspiegeln. Eine direkte Quelle bestätigt diesen symbolischen Zusammenhang jedoch nicht.
✶ Epilog
Ursprung: Die Familie CORNAZ, ursprünglich aus dem Weiler CORNAZ bei Cheyres (Freiburg), erscheint ab 1316 in Moudon (Waadt). Integriert in die Bürgerschaften von Moudon, Murten, Neuenburg, Cudrefin und Genf, umfasst sie Handwerker (Böttcher, Wirte) und Soldaten.
Der Name CORNAZ stammt wahrscheinlich vom Toponym CORNAZ, abgeleitet von lateinisch cornu („Horn“) und dem romanischen Suffix -az (Ort, Besitz), was „Ort des Horns“ bedeutet. Eine anthroponymische Herkunft (Spitzname Cornu) ist ebenfalls möglich.
Hauptwappen (14. Jahrhundert, Moudon, ab 1760 in Faoug übernommen): „In Blau ein springendes silbernes Einhorn, mit goldenem Halsband und Kette, die Kette zwischen seinen Beinen hindurchgehend.“ Symbolik: Reinheit, Adel, Kraft, Loyalität.
Variante (1750, Avenches): Einhorn mit gezinntem Turm und Windhund. Seltener, spezifisch für die Linie in Faoug.
Symbolik: Das Einhorn steht für Reinheit und Vitalität; Blau symbolisiert Loyalität, Silber Reinheit, Gold Großzügigkeit. Das Halsband und die Kette deuten auf kontrollierte Loyalität, möglicherweise gegenüber einer Autorität, hin.
Wichtige Chronologie:
1316: Erste CORNAZ in Moudon (savoyardisch).
1491: Ansiedlung in Faoug, Bürgerrecht von Murten.
1700–1795: Bürgerrechte in Moudon, Neuenburg, Cudrefin; Einwohner in Genf.
1760: Jean-Pierre CORNAZ, Wirt des „Grand Cerf“, Bürger von Moudon.
1834–1875: Jean-Auguste CORNAZ, von Coinsins nach Genf.
Schlussfolgerung: Die CORNAZ, verwurzelt in einem freiburgischen Toponym, zeichnen sich durch ihren sozialen Aufstieg und ihre Einhorn-Wappen aus, die ihre Identität und ihren Status im Waadtland und darüber hinaus widerspiegeln.
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