DESCRIPTION
CUEVAS
Royaume de Castille
Espagne
Armoiries :
" D'argent, à treize tourteaux de gueules, 3, 3, 3, 3 et 1. "
Sources héraldiques :
- Armorial général d’Europe, par J.B. Rietstap (Gouda, 1861).
- Armorial d'Europe par J.B. Rietstap (Gouda, 1884, Berlin, 1934) (Gouda, 1887, Berlin 1937).
- Armorial général J.B. Rietstap, illustré par Victor et Henri Rolland (1903-1926). Colorisé par Lionel Sandoz (1993-2002).
Notice sur la famille CUEVAS
Origines et étymologie du patronyme
Le patronyme CUEVAS est d’origine espagnole et dérive du mot latin cova, signifiant « grotte » ou « caverne », qui a évolué en espagnol ancien sous la forme cueva.
Ce nom est toponymique, c’est-à-dire qu’il fait référence à un lieu géographique, souvent associé à des familles vivant près de grottes ou dans des régions karstiques abondantes en cavités naturelles, comme c’est fréquent dans la péninsule ibérique (par exemple, en Castille, Andalousie ou au Pays basque).
Le suffixe « -as » indique un pluriel, suggérant une famille liée à plusieurs grottes ou à une localité nommée d’après cet élément.
Des documents médiévaux, comme ceux de l’Archivo General de Simancas, montrent l’usage fréquent de « de las CUEVAS » pour désigner des familles nobles ou des lieux spécifiques, comme Castañares de las CUEVAS (Durango).
L’origine du nom peut aussi être symbolique : les grottes, dans la culture ibérique médiévale, étaient souvent associées à des refuges, des lieux de spiritualité (ermites, monastères rupestres) ou des points stratégiques (défense ou stockage). Ainsi, le nom CUEVAS peut refléter une connexion ancestrale à un tel environnement ou une métaphore de protection et de stabilité.
Implantation et branches
La famille CUEVAS est originaire de Lidón (partido judiciaire de Montalbán, Teruel) et s’est établie en Catalogne dès le XVIIe siècle.
Pedro de IBÁÑEZ-CUEVAS y Valero de Bernabé, natif de Lidón, s’installa à Talarn (Lérida) après son mariage avec Maria de Borrelly de Copons, baronne d’Eroles.
Leur petit-fils, Joaquín de IBÁÑEZ-CUEVAS y de Valonga, baron d’Eroles, hérita en 1821 du titre de comte des Deux-Siciles, marquis de la Cañada-IBÁÑEZ. La maison familiale est aujourd’hui conservée par les comtes du Valle de Merlés.
La famille s’est implantée dans diverses régions d’Espagne.
À Castañares de las CUEVAS (Durango), Martín Navajas de Barrengoa y de Leguinaeche, né en 1624, épousa Catalina Hermoso y Sáenz en 1648.
À Baeza, Gil Bayle de Cabrera, señor des CUEVAS de Espelunca, fut un riche caballero principal.
À Aguilar de la Frontera, la famille est liée aux Toro : Martín García de Toro (XVe siècle) épousa María Ruiz “la Urbana”, et leur descendante Juana García “la Urbana” épousa Pedro Sánchez de CUEVAS (XVIe siècle).
Leur fils, Cristóbal de CUEVAS, fonda le Patronato de CUEVAS (1505), aujourd’hui éteint, associé à la Letanía de CUEVAS dans l’ancien couvent des Coronadas.
Branche de Castille
La branche castillane de la famille CUEVAS est documentée dès le Moyen Âge, notamment dans les régions de Castille-et-León et de Castille-La Manche, où les grottes étaient des éléments géographiques marquants.
Les CUEVAS de Castille étaient souvent des hidalgos (nobles de rang inférieur) impliqués dans la Reconquista, période clé de l’histoire espagnole (VIIIe-XVe siècles) marquée par la lutte contre les royaumes musulmans.
Leur rôle dans la défense des terres castillanes leur valut des privilèges, comme des exemptions fiscales ou des titres de propriété, souvent enregistrés dans les archives locales, telles que l’Archivo Histórico Provincial de Valladolid.
Les armoiries de cette branche, « d’argent, à treize tourteaux de gueules, 3, 3, 3, 3 et 1 », sont emblématiques et bien documentées dans les travaux de J.B. Rietstap.
Les tourteaux (cercles pleins) sont un symbole fréquent dans l’héraldique castillane, représentant souvent la richesse (monnaies), la loyauté ou les alliances matrimoniales.
Leur disposition en groupes de trois et un suggère une structure hiérarchique ou une référence aux treize membres fondateurs d’une lignée, une pratique courante dans l’héraldique médiévale pour symboliser l’unité familiale.
Cette branche est également associée à des terres près de Burgos et de Soria, où des grottes naturelles servaient de refuges lors des conflits.
Personnage remarquable : Gil Bayle de Cabrera, señor de las CUEVAS de Espelunca
Gil Bayle de Cabrera, actif au XVe siècle à Baeza (alors un centre stratégique de la frontière castillane avec le royaume nasride de Grenade), fut un caballero principal et riche propriétaire terrien. Il contrôlait des domaines entre les ríos Guadalquivir et Guadalén, des zones fertiles mais souvent menacées par des razzias musulmanes. Son rôle dans la défense de Baeza lors de la Reconquista tardive (notamment sous le règne des Rois Catholiques, 1469-1516) lui valut une reconnaissance locale. Baeza, reconquise en 1227, était devenue un bastion chrétien, et Gil Bayle de Cabrera participa à la consolidation de la présence castillane en organisant des milices locales et en finançant la construction de fortifications. Son mariage avec une membre de la famille Díaz de Quesada renforça son influence, liant les CUEVAS à d’autres lignages nobles castillans. Son écu, bien que non spécifié dans les archives locales, pourrait être lié aux armoiries castillanes des CUEVAS, avec les treize tourteaux de gueules, symbolisant ses alliances et sa loyauté envers la couronne de Castille.
Autres branches notables
CUEVAS del Becerro (Marquès de) : Titre concédé par Carlos II en 1693 à Cristóbal del Castillo y Fajardo. En 1983, une Real carta de sucesión fut expédiée en faveur du marquis de Torrenueva.
CUEVAS de Velasco (Marquès de las) : Titre concédé par Carlos II en 1680 à Diego de Velasco.
CUEVAS de Vera (Conde de) : Titre concédé par Alfonso XIII en 1911 à Carlos Potestad.
Borriguero y CUEVAS : Manuel de Borriguero y CUEVAS (1800-1837), officier carliste, rejoignit l’Ordre d’Alcántara en 1833. Lors de la première guerre carliste (1833-1840), il servit dans l’Ejército Carlista, soutenant la cause de Carlos María Isidro contre la reine Isabelle II. Il mourut en 1837 des suites de blessures reçues à l’assaut de Solsana, un épisode clé du conflit en Catalogne.
La Torre y CUEVAS : Miguel de la Torre y Pando (1786-1843), capitaine général des Reales Ejércitos et gouverneur de Porto Rico, obtint une Real carta de sucesión en 1857 pour le titre de comte de Torre-Pando. Né à Bernales (Biscaye), il servit lors des guerres d’indépendance hispano-américaines (1810-1826), défendant les intérêts espagnols en Nouvelle-Espagne et au Venezuela. Gouverneur de Porto Rico (1822-1837), il renforça les défenses de l’île face aux menaces d’invasion et aux mouvements indépendantistes, tout en introduisant des réformes économiques (notamment la culture du café).
Navajas de Barrengoa y CUEVAS : Andrés Navajas de Barrengoa y Ochoa (1705-?), né à Torreclilla de Cameros, épousa Josefa de CUEVAS et gagna une déclaration de vizcainía en 1768, affirmant son statut d’hidalgo.
Ariztuleta : En Gipuzkoa, les CUEVAS de Ariztuleta portaient un écu de chêne avec un loup passant de sable.
Campoy : À La Llana (Zalla), une branche passa à Vera et CUEVAS de Vera (Almería), portant un écu d’or avec un castillo de gules.
Caparros : En Araba et Argentine, les Caparros, originaires de CUEVAS de Vera, portaient un écu d’or avec un castillo de gules.
Cilloqui : En Navarre, depuis 1237, les CUEVAS (zillo, suf. loc. -oki, “lieu de la cueva”) sont documentées.
Alonzo de CUEVAS : Alonzo Díaz de CUEVAS portait un écu vert avec un monte, cinq CUEVAS, et un lis, tout de plata.
Liens familiaux :
La famille CUEVAS est liée aux Ximenis à Aguilar de la Frontera, aux Toro, et à Baeza, aux Díaz de Quesada et Navarrete.
Armes héraldiques :
En azur, une faja vivrée d’or ; en plata, trois roeles de gules.
Partie : 1° en azur, un castillo d’or avec un doncel de plata ; 2° en plata, un monte bordé d’une cueva, et un dragon.
De plata, une faja de gules ; d’or, deux cygnes au naturel.
Borriguero y CUEVAS : de gules, cinq carneros andantes de plata, armados d’azur, et quatre luceros d’or.
Alonzo de CUEVAS : vert, un monte avec cinq CUEVAS et un lis, tout de plata.
CUEVAS (Castille) : d’argent, à treize tourteaux de gueules, 3, 3, 3, 3 et 1, selon J.B. Rietstap, Armorial général d’Europe (Gouda, 1861), Armorial d'Europe (Gouda, 1884; Berlin, 1934; Gouda, 1887; Berlin, 1937), et Armorial général illustré par Victor et Henri Rolland (1903-1926), colorisé par Lionel Sandoz (1993-2002).
Devise : « Fæderis pace præsint agnorum pascuis aureæ luces », en lettres d’azur sur un volante de plata.
Sources :
Archivo particular de don Armando de Fluviá y Escorsa.
Repertorio de blasones de la comunidad hispánica, de Vicente de Cadenas y Vicent.
Archivo de la Notaría de Aguilar de la Frontera.
J.B. Rietstap, Armorial général d’Europe (Gouda, 1861).
J.B. Rietstap, Armorial d'Europe (Gouda, 1884; Berlin, 1934; Gouda, 1887; Berlin, 1937).
J.B. Rietstap, Armorial général, illustré par Victor et Henri Rolland (1903-1926), colorisé par Lionel Sandoz (1993-2002).
_________
Résumé sur la famille CUEVAS
La famille CUEVAS, d’origine espagnole, tire son nom du latin cova (« grotte »), un patronyme toponymique lié aux régions karstiques d’Espagne, symbolisant refuge ou stabilité.
Originaire de Lidón (Teruel), elle s’implante en Catalogne au XVIIe siècle avec Pedro de IBÁÑEZ-CUEVAS y Valero de Bernabé, dont le petit-fils, Joaquín de IBÁÑEZ-CUEVAS, devient comte des Deux-Siciles en 1821.
La branche castillane, active dès le Moyen Âge, est impliquée dans la Reconquista.
Gil Bayle de Cabrera (XVe siècle, Baeza) défend la frontière castillane et organise des milices locales.
Les armoiries castillanes, « d’argent, à treize tourteaux de gueules, 3, 3, 3, 3 et 1 », symbolisent richesse et loyauté (Rietstap, 1861, 1884, 1903-1926).
D’autres branches incluent :
CUEVAS del Becerro (titre de 1693),
CUEVAS de Vera (titre de 1911),
Borriguero y CUEVAS (Manuel, officier carliste, mort en 1837), et La Torre y CUEVAS (Miguel de la Torre y Pando, gouverneur de Porto Rico, 1822-1837).
Régions variées : Navarre (Cilloqui, dès 1237), Gipuzkoa (Ariztuleta), Almería (Campoy, Caparros), et Castille (Alonzo de CUEVAS).
La famille est liée aux Ximenis, Toro, et Díaz de Quesada. Ses armes varient : en azur, une face vivrée d’or ; en plata, trois roeles de gules ; ou encore, pour Alonzo de CUEVAS, un écu de sinople avec cinq Cuevas. Devise : « Fæderis pace præsint agnorum pascuis aureæ luces ».
Sources : Archivo de Fluviá y Escorsa, Cadenas y Vicent, Notaría de Aguilar, Rietstap (1861, 1884, 1903-1926).
PARTAGEZ SUR LES RÉSEAUX SOCIAUX
LES AVIS
Il n'y a aucune note pour le moment. Soyez le premier à évaluer !
DONNEZ UNE NOTE

