DESCRIPTION
MOUROT
Lorraine
France
Armoiries:
" De sable, à trois chevrons d'or. "
MOROT, & selon le régist. MOUROT (Didier), demeurant à Longeville, fut anobli, sans finances, par lettres du duc Antoine, données à Bar le 5 octobre 1527, à la prière & requête d'Alexandre Guiot, conseiller de Son Altesse, & président des comptes de Bar, & en contemplation du mariage à faire entre ledit Didier Mourot & damoiselle Marguerite Withiere (Richier en sa recherche de la noblesse du Barrois, la nomme Marguerite de Longeville), fille de feu Jean Withiere, écuyer, & nièce du président.
Porte de sable, à trois chevrons d'or. (Fol. 48, vers. régist. 1527, 1528).
DIDIER MOROT, eut de Marguerite Withiere sa femme, Claude Morot, qui épousa Anne de Malaumont, fille de Guillaume de Malaumont, & de Jeanne Lambert, dont il eut Claude Morot, vivant en 1581, âgé de quinze ans.
✶ Notice Historique et Biographique de la Famille MOUROT
Origines et Étymologie
Le patronyme Mourot ou Morot trouve ses racines dans le terme "Moure", désignant un chien noir en ancien français. Cette étymologie reflète un usage populaire ancien, marquant une appartenance à des lignées rurales ou des traditions cynégétiques.
Anciennes Provinces de France, Héraldique et Symbolique
Béarn (Armorial général de 1696)
Blason : Losangé d’or et de sable, flanqué d’hermine.
Cette composition évoque la puissance et la stabilité, tandis que l’hermine, symbole de pureté et de justice, confère une noblesse supplémentaire à la famille.
Centre-Est (Dom Pelletier, Société des Lettres)
Blason de la Société des Lettres : De sable, à trois chevrons l’un sur l’autre.
Didier Mourot, demeurant à Longeville, anobli en 1527.
Blason personnel : De sable, à trois chevrons d’or.
L’usage des chevrons rappelle la structure et la force militaire, soulignant l’appartenance à une lignée de notables et de lettrés.
✶ Chronologie et Mentions Historiques
XVIe siècle
- 1527 : Didier Mourot, demeurant à Longeville, est anobli sans finances par lettres du duc Antoine de Lorraine, en raison de son mariage avec Marguerite Withiere, nièce du président des comptes de Bar.
- 1571 : Mention de Claude Mourot dans une succession noble en Lorraine.
- 1581 : Claude Morot, descendant de Didier Mourot, âgé de quinze ans, est mentionné dans des archives.
XVIIe siècle
- 1696 : Jean Mourot, procureur au Parlement de Navarre, est enregistré dans l’Armorial général du Béarn.
- 1696 : Jean de Morot, écuyer, seigneur de Grésigny (Bourgogne), porte "d’argent, à un chevron d’azur, accompagné de trois molettes de gueules".
- 1691 : Jean de Mourot, procureur au Parlement de Navarre, est témoin dans un contrat de mariage à Pau.
XVIIIe siècle
- 1768 : Jean-François de Mourot, avocat au Parlement de Navarre, est mentionné dans plusieurs mémoires judiciaires à Pau.
- 1784 : Louis-Vincent Mourot, héritier testamentaire d’un office à la Chambre des Comptes de Dijon.
- 1789 : Un Mourot est professeur en droit français à l’Université de Pau et participe aux assemblées de la noblesse.
XIXe siècle
- 1816 : Le Tribunal de Première Instance de Langres mentionne un magistrat nommé Mourot.
- 1881 : L’Armorial de la Chambre des Comptes de Dijon mentionne une transmission d’office à un héritier Mourot.
XXe siècle
-1915 : L’ouvrage de Chaix d’Est-Ange mentionne l’union d’Antoine Fleury, écuyer, avec Anne Mourot en 1620.
- 1922 : Thadée-Henri-Jean Raymond adopte le nom de Raymond de Mourot.
- 1983 : Des membres de la famille Bertin-Mourot apparaissent dans le Bottin Mondain.
✶ Références Bibliographiques
Armorial Général de France (1696, Béarn et Bourgogne)
Annuaire du Conseil Héraldique de France
Dictionnaire de la Noblesse (1866, de la Chenaye-Desbois et Badier)
Dictionnaire des Familles Françaises (Chaix d’Est-Ange, 1915)
Nobiliaire de Lorraine (Dom Pelletier, 1758)
Gaston Saffroy, Bibliographie Généalogique et Héraldique (1968)
Catalogue des Gentilshommes de Béarn (1865)
Pierre-Marie Dioudonnat, Encyclopédie de la Fausse Noblesse et de la Noblesse d’Apparence (1982)
✶ Conclusion
La famille Mourot, anciennement Morot, possède une riche histoire à travers plusieurs provinces françaises, particulièrement en Béarn et en Lorraine. Sa présence est attestée dans des fonctions juridiques et administratives d’importance, ainsi que dans les assemblées de la noblesse. Son héritage héraldique témoigne d’une ascension notable, reflétée par des blasons marqués par la rigueur et la puissance. Son évolution jusqu’au XXe siècle illustre une adaptation et une permanence dans les sphères sociales et intellectuelles françaises.
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