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de COLLE (Milano)

COLLE (de)_Milano_Italie (1)

DE COLLE (MILANO)

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DESCRIPTION

de COLLE
Milan
Lombardie
Italia

Armoiries :
" Parti: au 1, de gueules, à une rose d'azur, accompagné de deux étoiles (8) d'or, 1 en chef et 1 en pointe; au 2, d'argent, au lion d'or ".

Sources :
- Armorial J.B. Rietstap, 1887.

*****

Historique
La famille de COLLE, signalée à Milan, appartient à ces familles italiennes dont l’existence héraldique est formellement attestée par les grands armoriaux du XIXe siècle, mais pour lesquelles les notices généalogiques imprimées demeurent extrêmement succinctes.
L’une des attestations les plus sûres est fournie par Giovanni Battista di CROLLALANZA, dans son Dizionario storico-blasonico delle famiglie nobili e notabili italiane estinte e fiorenti. À l’article « COLLE (de) di Milano », l’auteur ne donne ni filiation ni chronologie, mais consigne expressément le rattachement de la famille à Milan et décrit ses armoiries.
Cette mention est d’autant plus intéressante qu’elle distingue nettement les de COLLE de Milan d’une autre famille COLLE de Sicile, également décrite par CROLLALANZA immédiatement auparavant. Celle-ci, d’origine catalane selon l’auteur, aurait transité par Pise avant de gagner la Sicile vers 1370 et portait des armes entièrement différentes : un mont de sinople surmonté d’une lettre T. Il convient donc de ne pas réunir ces deux lignages sur la seule similitude du patronyme.
Le grand Armorial général de Johannes Baptist RIETSTAP, ouvrage de référence européen du XIXe siècle, constitue une seconde source héraldique majeure pour cette famille. L’édition définitive de cet armorial fut publiée à Gouda et demeure l’une des principales compilations de blasons de familles européennes.
La notice conservée sur Armorial.org, sous la direction héraldique de Lionel SANDOZ, reprend également la famille de COLLE — Milano — Italia avec le même blason et cite l’Armorial de J.-B. RIETSTAP, édition de 1887.
L’état actuel de la documentation consultée ne permet toutefois pas d’établir avec certitude à quelle époque la famille de COLLE entra dans la société milanaise, ni de déterminer si elle appartenait au patriciat urbain ancien, à une noblesse de fonction ou à une noblesse reconnue à une période plus récente. Le fait que CROLLALANZA l’intègre à son dictionnaire des familles « nobles et notables » constitue une donnée héraldique significative, mais ne saurait, à lui seul, remplacer une preuve généalogique ou un acte de reconnaissance de noblesse.
Une source secondaire relative aux familles de la région de Bari qualifie une famille COLLE (di) de « famiglia milanese » et lui attribue les mêmes armes, en ajoutant la mention « Signora di Capurso ». Cette indication est intéressante, car Capurso se trouve dans les Pouilles, mais elle n’apparaît pas dans la notice originale de CROLLALANZA consultée et devra donc être vérifiée dans des documents féodaux ou notariés avant de pouvoir être retenue comme fait généalogique.
En conséquence, l’histoire actuellement démontrable peut être résumée ainsi : il exista une famille appelée de COLLE, considérée par les auteurs héraldiques du XIXe siècle comme étant de Milan, portant un blason parfaitement individualisé. Les éléments permettant d’en reconstituer la filiation, les possessions et les alliances restent à rechercher dans les archives lombardes et milanaises.

Étymologie
Le patronyme COLLE, et plus particulièrement sa forme ancienne de COLLE, présente très vraisemblablement une origine toponymique.
Le latin collis signifie « colline, hauteur, élévation de terrain ». Dans la documentation médiévale italienne, les formulations en de suivies d’un nom de lieu désignent fréquemment une provenance géographique : de COLLE pouvait donc signifier à l’origine « celui qui vient du Colle », « de la hauteur » ou « originaire d’un lieu appelé Colle ».
Cette explication doit néanmoins être maniée avec prudence, car l’Italie compte de très nombreuses localités comportant le terme Colle : Colle di Val d’Elsa, Colle Brianza, Colle Sannita et beaucoup d’autres. Le simple patronyme ne permet donc pas de rattacher la famille milanaise à l’une de ces localités sans document généalogique intermédiaire.
La présence de la particule de dans la forme retenue par les armoriaux est importante. Elle peut conserver le souvenir d’une désignation géographique ancienne, mais elle ne constitue pas, par elle-même, une preuve d’origine féodale ou de noblesse.
Il faut également éviter de confondre les de COLLE de Milan avec les nombreuses familles COLLE, DAL COLLE, DEL COLLE, DE COL, COLLI ou formes apparentées existant dans différentes régions italiennes.

Héraldique
Les armes de la famille de COLLE de Milan sont données de manière concordante par les grandes sources héraldiques consultées.
Blason français :
Parti : au 1er, de gueules, à une rose d’azur, accompagnée de deux étoiles à huit rais d’or, l’une en chef et l’autre en pointe ; au 2e, d’argent, au lion d’or.
CROLLALANZA donne en italien :
Partito ; nel 1° di rosso, ad una rosa d’azzurro accompagnata da due stelle di otto raggi d’oro, una in capo ed una in punta ; nel 2° d’argento, al leone d’oro.
La transcription est donc parfaitement conforme à la documentation communiquée et à la notice actuellement publiée par Armorial.org.
L’écu est parti, c’est-à-dire partagé verticalement en deux champs égaux.
Le premier quartier présente un champ de gueules, chargé d’une rose d’azur, accompagnée verticalement de deux étoiles d’or à huit rais.
Le second quartier est d’argent, chargé d’un lion d’or.
Une particularité héraldique mérite d’être relevée : la rose d’azur posée sur un champ de gueules associe deux émaux, contrairement à la règle classique de contrariété des couleurs. Cette singularité n’autorise cependant aucune « correction » moderne : puisque les sources anciennes donnent expressément une rose bleue sur rouge, cette disposition doit être conservée telle quelle.
De même, le lion d’or sur champ d’argent constitue une superposition métal sur métal, également contraire à la règle théorique des émaux. Là encore, la concordance de la tradition héraldique impose de respecter le blason transmis plutôt que de le modifier.
Ces deux particularités donnent au blason des de COLLE un caractère très reconnaissable et pourraient éventuellement témoigner d’armes anciennes, d’armes d’alliance ou de la réunion de deux emblèmes antérieurs ; aucune source actuellement retrouvée ne permet toutefois d’en déterminer l’origine exacte.

Symbolique du blason
La symbolique héraldique doit être distinguée de l’histoire proprement dite. Aucun document retrouvé ne précise que les de COLLE auraient eux-mêmes attribué une signification particulière à leurs meubles. Les interprétations suivantes relèvent donc de la symbolique héraldique traditionnelle.
La rose est l’un des meubles les plus anciens de l’héraldique européenne. Elle peut évoquer la beauté, l’honneur, la perfection, la faveur ou la renommée. Sa forme régulière et rayonnante lui confère également une valeur d’harmonie.
La couleur azur, lorsqu’elle est interprétée symboliquement, est traditionnellement associée à la fidélité, à la constance et à l’élévation.
Les deux étoiles à huit rais peuvent être comprises comme des signes de lumière, de direction et d’aspiration. Le nombre huit donne aux étoiles une présence graphique particulièrement forte. Leur disposition, l’une en chef et l’autre en pointe, encadre la rose et crée un axe vertical équilibré.
L’or évoque traditionnellement la noblesse, la générosité, la grandeur et l’éclat.
Le lion est par excellence l’un des emblèmes de courage, de puissance et de commandement. Dans l’héraldique italienne comme dans l’héraldique française, il compte parmi les figures les plus prestigieuses.
L’argent peut symboliquement évoquer la franchise, la pureté et la droiture.
Enfin, le parti peut résulter historiquement de la combinaison de deux armes familiales ou de deux traditions héraldiques. Il serait cependant imprudent d’y voir automatiquement la trace d’un mariage déterminé : aucune alliance fondatrice des de COLLE n’a encore été identifiée permettant de confirmer une telle hypothèse.

Biographie des personnages remarquables
DE COLLE — Milan
DE COLLE, famille ancienne de Milan, en Lombardie, mentionnée parmi les familles armoriées milanaises par les principaux répertoires héraldiques européens, notamment ceux de Giovanni Battista di Crollalanza et de J.-B. Rietstap.
L’ancienneté précise de cette maison et sa filiation suivie restent à établir. Sa présence dans les armoriaux sous l’indication expresse de Milano permet toutefois de la distinguer des nombreuses familles homonymes établies en Toscane, en Vénétie, en Sicile et dans d’autres parties de l’Italie.
Les armes attribuées aux de Colle de Milan sont :
Parti : au 1er de gueules, à une rose d’azur accompagnée de deux étoiles à huit rais d’or, une en chef et une en pointe ; au 2e d’argent, au lion d’or.
Ces armes propres constituent un élément important d’identification de la branche milanaise. Certaines compilations italiennes qualifient les de Colle de nobile famiglia milanese et évoquent une possible origine commune ou une parenté ancienne avec des familles Colle, dal Colle ou del Colle établies en Vénétie. Cette hypothèse ne paraît cependant pas, en l’état actuel des recherches, appuyée par une filiation généalogique suffisamment démontrée.
La famille de Colle de Milan doit donc être considérée provisoirement comme une maison lombarde autonome, caractérisée par ses armes particulières, jusqu’à découverte de documents permettant de la rattacher avec certitude à l’une des autres lignées italiennes du même nom.
Sources principales : J.-B. Rietstap, Armorial général ; G. B. di Crollalanza, répertoires des familles nobles et notables italiennes.

DE COLLE (Giovanni) — XVe siècle
DE COLLE, Giovanni, ecclésiastique italien de la fin du XVe siècle, vivant sous le règne du duc Ludovic Sforza, dit le More, et documenté en 1494 dans les relations entre la cour pontificale et les milieux ecclésiastiques du duché de Milan.
Giovanni De Colle est expressément qualifié de chapelain du cardinal d’Alexandrie dans une pièce datée de Rome, le 20 février 1494. Il apparaît à cette occasion comme correspondant d’Antonio Trivulzio, alors évêque de Côme et personnage étroitement lié à l’administration et à la diplomatie du duché de Milan.
La lettre concerne l’attribution de bénéfices ecclésiastiques devenus vacants à la suite de la mort du chapelain Biagio De Zobijs. Il y est notamment question de canonicats attachés aux églises milanaises de San Fedele et de Santo Stefano, en faveur de Paolo Candiani, prêtre milanais.
Cette correspondance situe ainsi Giovanni De Colle dans un milieu ecclésiastique de rang relativement élevé, à la jonction de Rome, Côme et Milan, et en relation avec un prélat appartenant à l’une des grandes familles de la noblesse lombarde.
L'intérêt généalogique de ce personnage est considérable : la date de 1494, la graphie précise De Colle et ses rapports avec des institutions milanaises en font l’un des premiers individus actuellement repérés susceptible d’être rapproché de la famille armoriée de Colle de Milan.
Aucun document actuellement identifié ne permet cependant d’affirmer que Giovanni appartenait effectivement à cette maison. Ce rapprochement doit donc être présenté comme une hypothèse de recherche, et non comme une filiation établie.
Source : Epistula, Rome, 20 février 1494, b. 1, fasc. 22.


Sources héraldiques
Johannes Baptist RIETSTAP, Armorial général, précédé d’un dictionnaire des termes du blason, deuxième édition, Gouda, G. B. van Goor Zonen, 1884-1887.
Cet ouvrage constitue la source indiquée dans la documentation héraldique de la famille et dans la notice d’Armorial.org. Une édition numérisée de l’Armorial général de RIETSTAP est conservée en ligne par Internet Archive.
Giovanni Battista di CROLLALANZA, Dizionario storico-blasonico delle famiglie nobili e notabili italiane estinte e fiorenti, Pise, Direzione del Giornale Araldico, vol. I.
Article : « COLLE (de) di Milano »
avec le blason : Partito ; nel 1° di rosso, ad una rosa d’azzurro accompagnata da due stelle di otto raggi d’oro, una in capo ed una in punta ; nel 2° d’argento, al leone d’oro.
Cette concordance entre RIETSTAP et CROLLALANZA constitue actuellement l’élément le plus solide pour l’attribution héraldique de ces armes aux de COLLE de Milan.
Armorial.org — Lionel SANDOZ, article de COLLE — Milano — Italia :
« Parti : au 1, de gueules, à une rose d’azur, accompagné de deux étoiles (8) d’or, 1 en chef et 1 en pointe ; au 2, d’argent, au lion d’or. »
La notice renvoie à J.-B. RIETSTAP, Armorial, 1887.
On pourra également consulter les volumes de Victor et Henri ROLLAND, Illustrations to the Armorial Général by J.-B. Rietstap / Armoiries des familles contenues dans l’Armorial général de J.-B. Rietstap, destinés à fournir une représentation graphique des armes décrites par RIETSTAP. L’ouvrage est bien référencé comme complément iconographique de l’Armorial général.

Sources bibliographiques
— RIETSTAP, Johannes Baptist, Armorial général, précédé d’un dictionnaire des termes du blason, Gouda, G. B. van Goor Zonen, 2e édition, 1884-1887.
— DI CROLLALANZA, Giovanni Battista, Dizionario storico-blasonico delle famiglie nobili e notabili italiane estinte e fiorenti, Pise, Direzione del Giornale Araldico, vol. I, article « COLLE (de) di Milano ».
— ROLLAND, Victor et Henri, Armoiries des familles contenues dans l’Armorial général de J.-B. Rietstap, Paris, Institut héraldique universel.
— Armorial.org — Lionel SANDOZ, notice de COLLE, Milano, Italia, d’après RIETSTAP.
Les recherches effectuées dans les corpus numérisés de Google Books ont également permis de contrôler plusieurs grands répertoires consacrés à la noblesse italienne, notamment l’Enciclopedia storico-nobiliare italiana du marquis Vittorio SPRETI. Les résultats accessibles au moteur ne fournissent cependant pas, à ce stade, de notice suffisamment précise permettant de compléter la filiation des de COLLE de Milan. L’ouvrage de SPRETI demeure donc à examiner directement dans ses volumes alphabétiques concernés.
Les recherches effectuées sur Gallica n’ont pas fait apparaître, dans les résultats textuellement indexés consultés, de généalogie autonome des de COLLE de Milan permettant d’ajouter avec certitude des générations à la notice de CROLLALANZA et de RIETSTAP.

Archives
Pour poursuivre sérieusement cette recherche, les fonds italiens doivent maintenant être privilégiés.

Archivio di Stato di Milano
Il conviendrait d’y rechercher les graphies :
COLLE – de COLLE – DECOLLE – DAL COLLE – DEL COLLE
dans les fonds concernant :
les actes notariés ;
les successions ;
les investitures féodales ;
les reconnaissances de noblesse ;
les familles milanaises ;
les cadastres ;
les actes matrimoniaux ;
les testaments ;
les dossiers de l’administration autrichienne du duché de Milan.
Une attention particulière devrait être portée aux documents du XVIIIe et du début du XIXe siècle afin de retrouver la famille de Giulia de COLLE, signalée comme veuve STAMPA en 1806 dans un inventaire archivistique relatif à Milan.

Archivio Storico Civico di Milano
Les registres du patriciat, des charges municipales, du décurionat et les actes relatifs aux familles citoyennes pourraient permettre de déterminer si les de COLLE appartenaient au patriciat milanais ou à une noblesse plus récente.

Biblioteca Trivulziana — Milan
Ses collections manuscrites et héraldiques constituent une piste importante pour les familles milanaises et lombardes.

Biblioteca Ambrosiana — Milan
Les fonds généalogiques, historiques et manuscrits relatifs aux familles de Milan pourraient également fournir des renseignements absents des armoriaux imprimés.

Archivio di Stato di Bari
La mention tardive faisant des COLLE une famille milanaise associée à Capurso justifierait une recherche dans les fonds féodaux et notariaux de Bari. Cette piste doit néanmoins être considérée comme à vérifier, aucun texte original consulté de CROLLALANZA ne faisant mention de Capurso.

Conclusion
Les de COLLE de Milan constituent une famille héraldique clairement individualisée par les grands armoriaux du XIXe siècle.
Deux autorités indépendantes, RIETSTAP et CROLLALANZA, lui attribuent les mêmes armes, tandis qu’Armorial.org en conserve aujourd’hui la transcription française.
Armes :
Parti : au 1er, de gueules, à une rose d’azur, accompagnée de deux étoiles à huit rais d’or, l’une en chef et l’autre en pointe ; au 2e, d’argent, au lion d’or.
En revanche, aucune filiation continue des de COLLE de Milan n’a encore été retrouvée dans les ouvrages numérisés consultés. Il faut donc distinguer avec soin les faits établis — localisation milanaise et armoiries — des rapprochements encore hypothétiques.
La piste la plus prometteuse pour progresser est désormais celle des archives milanaises, notamment autour de Giulia de COLLE, veuve STAMPA, attestée dans un document de 1806, puis la vérification de l’éventuelle relation entre cette famille milanaise et Capurso dans les Pouilles.


⚜️ © Droits d'auteur : Lionel Sandoz, dessin des armoiries et texte, 2026.



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de COLLE
Milano
Lombardia
Italia

Armi:
« Partito: nel 1°, di rosso, a una rosa d’azzurro, accompagnata da due stelle (8) d’oro, 1 in capo e 1 in punta; nel 2°, d’argento, al leone d’oro ».
Fonti:

Armorial J.B. Rietstap, 1887.


Storico
La famiglia di COLLE, segnalata a Milano, appartiene a quelle famiglie italiane la cui esistenza araldica è formalmente attestata dai grandi armoriali del XIX secolo, ma per le quali le notizie genealogiche a stampa rimangono estremamente succinte.
Una delle attestazioni più sicure è fornita da Giovanni Battista di CROLLALANZA nel suo Dizionario storico-blasonico delle famiglie nobili e notabili italiane estinte e fiorenti. All’articolo « COLLE (de) di Milano », l’autore non fornisce né filiazione né cronologia, ma registra espressamente l’appartenenza della famiglia a Milano e ne descrive le armi.
Questa menzione è tanto più interessante in quanto distingue nettamente i di COLLE di Milano da un’altra famiglia COLLE di Sicilia, anch’essa descritta da CROLLALANZA immediatamente prima. Quest’ultima, di origine catalana secondo l’autore, sarebbe transitata da Pisa prima di giungere in Sicilia verso il 1370 e portava armi del tutto diverse: un monte di verde sormontato da una lettera T. È dunque opportuno non riunire questi due lignaggi sulla sola similitudine del cognome.
Il grande Armorial général di Johannes Baptist RIETSTAP, opera di riferimento europea del XIX secolo, costituisce una seconda fonte araldica maggiore per questa famiglia. L’edizione definitiva di questo armorial fu pubblicata a Gouda e rimane una delle principali compilazioni di blasoni di famiglie europee.
La scheda conservata su Armorial.org, sotto la direzione araldica di Lionel SANDOZ, riprende pure la famiglia di COLLE — Milano — Italia con lo stesso blasone e cita l’Armorial di J.-B. RIETSTAP, edizione del 1887.
Lo stato attuale della documentazione consultata non consente tuttavia di stabilire con certezza in quale epoca la famiglia di COLLE entrò nella società milanese, né di determinare se appartenesse al patriziato urbano antico, a una nobiltà di funzione o a una nobiltà riconosciuta in un periodo più recente. Il fatto che CROLLALANZA la includa nel suo dizionario delle famiglie « nobili e notabili » costituisce un dato araldico significativo, ma non può, da solo, sostituire una prova genealogica o un atto di riconoscimento di nobiltà.
Una fonte secondaria relativa alle famiglie della regione di Bari qualifica una famiglia COLLE (di) come « famiglia milanese » e le attribuisce le stesse armi, aggiungendo la menzione « Signora di Capurso ». Questa indicazione è interessante, poiché Capurso si trova in Puglia, ma non compare nella scheda originale di CROLLALANZA consultata e dovrà pertanto essere verificata in documenti feudali o notarili prima di poter essere ritenuta un fatto genealogico.
Di conseguenza, la storia attualmente dimostrabile può essere riassunta così: esistette una famiglia chiamata di COLLE, considerata dagli autori araldici del XIX secolo come milanese, portante un blasone perfettamente individualizzato. Gli elementi che permettono di ricostruirne la filiazione, i possedimenti e le alleanze restano da ricercare negli archivi lombardi e milanesi.

Etimologia
Il cognome COLLE, e più particolarmente la sua forma antica di COLLE, presenta molto verosimilmente un’origine toponimica.
Il latino collis significa « collina, altura, elevazione di terreno ». Nella documentazione medievale italiana, le formulazioni in de seguite da un nome di luogo designano frequentemente una provenienza geografica: de COLLE poteva dunque significare all’origine « colui che proviene dal Colle », « dell’altura » o « originario di un luogo chiamato Colle ».
Questa spiegazione deve tuttavia essere maneggiata con prudenza, poiché l’Italia conta numerosissime località che contengono il termine Colle: Colle di Val d’Elsa, Colle Brianza, Colle Sannita e molte altre. Il semplice cognome non permette dunque di collegare la famiglia milanese a una di queste località senza un documento genealogico intermedio.
La presenza della particella de nella forma trattenuta dagli armoriali è importante. Essa può conservare il ricordo di una designazione geografica antica, ma non costituisce, di per sé, una prova di origine feudale o di nobiltà.
Bisogna inoltre evitare di confondere i di COLLE di Milano con le numerose famiglie COLLE, DAL COLLE, DEL COLLE, DE COL, COLLI o forme affini esistenti in diverse regioni italiane.

Araldica
Le armi della famiglia di COLLE di Milano sono date in modo concordante dalle grandi fonti araldiche consultate.
Blasone francese:
Parti : au 1er, de gueules, à une rose d’azur, accompagnée de deux étoiles à huit rais d’or, l’une en chef et l’autre en pointe ; au 2e, d’argent, au lion d’or.
CROLLALANZA dà in italiano:
Partito ; nel 1° di rosso, ad una rosa d’azzurro accompagnata da due stelle di otto raggi d’oro, una in capo ed una in punta ; nel 2° d’argento, al leone d’oro.
La trascrizione è dunque perfettamente conforme alla documentazione comunicata e alla scheda attualmente pubblicata da Armorial.org.
Lo scudo è partito, cioè diviso verticalmente in due campi uguali.
Il primo quartiere presenta un campo di rosso, caricato di una rosa d’azzurro, accompagnata verticalmente da due stelle d’oro a otto raggi.
Il secondo quartiere è d’argento, caricato di un leone d’oro.
Una particolarità araldica merita di essere rilevata: la rosa d’azzurro posta su un campo di rosso associa due smalti, contrariamente alla regola classica di contrarietà dei colori. Questa singolarità non autorizza tuttavia alcuna « correzione » moderna: poiché le fonti antiche danno espressamente una rosa azzurra su rosso, questa disposizione deve essere conservata tale e quale.
Allo stesso modo, il leone d’oro su campo d’argento costituisce una sovrapposizione di metallo su metallo, anch’essa contraria alla regola teorica degli smalti. Anche in questo caso, la concordanza della tradizione araldica impone di rispettare il blasone trasmesso piuttosto che modificarlo.
Queste due particolarità conferiscono al blasone dei di COLLE un carattere molto riconoscibile e potrebbero eventualmente testimoniare armi antiche, armi d’alleanza o la riunione di due emblemi anteriori; nessuna fonte attualmente ritrovata permette tuttavia di determinarne l’origine esatta.

Simbolica del blasone
La simbolica araldica deve essere distinta dalla storia propriamente detta. Nessun documento ritrovato precisa che i di COLLE avrebbero essi stessi attribuito un significato particolare ai loro pezzi. Le interpretazioni seguenti rientrano dunque nella simbolica araldica tradizionale.
La rosa è uno dei pezzi più antichi dell’araldica europea. Può evocare la bellezza, l’onore, la perfezione, il favore o la rinomanza. La sua forma regolare e raggiante le confere inoltre un valore di armonia.
Il colore azzurro, quando è interpretato simbolicamente, è tradizionalmente associato alla fedeltà, alla costanza e all’elevazione.
Le due stelle a otto raggi possono essere comprese come segni di luce, di direzione e di aspirazione. Il numero otto conferisce alle stelle una presenza grafica particolarmente forte. La loro disposizione, l’una in capo e l’altra in punta, inquadra la rosa e crea un asse verticale equilibrato.
L’oro evoca tradizionalmente la nobiltà, la generosità, la grandezza e lo splendore.
Il leone è per eccellenza uno degli emblemi di coraggio, di potenza e di comando. Nell’araldica italiana come in quella francese, figura tra le figure più prestigiose.
L’argento può simbolicamente evocare la franchezza, la purezza e la rettitudine.
Infine, il partito può risultare storicamente dalla combinazione di due armi familiari o di due tradizioni araldiche. Sarebbe tuttavia imprudente vedervi automaticamente la traccia di un matrimonio determinato: nessuna alleanza fondatrice dei di COLLE è ancora stata identificata che permetta di confermare una tale ipotesi.

Biografia dei personaggi notevoli
DI COLLE — Milano
DI COLLE, famiglia antica di Milano, in Lombardia, menzionata tra le famiglie armoriatesi milanesi dai principali repertori araldici europei, in particolare quelli di Giovanni Battista di Crollalanza e di J.-B. Rietstap.
L’antichità precisa di questa casa e la sua filiazione seguita restano da stabilire. La sua presenza negli armoriali sotto l’indicazione espressa di Milano permette tuttavia di distinguerla dalle numerose famiglie omonime stabilite in Toscana, in Veneto, in Sicilia e in altre parti d’Italia.
Le armi attribuite ai di Colle di Milano sono:
Partito: nel 1° di rosso, a una rosa d’azzurro accompagnata da due stelle a otto raggi d’oro, una in capo e una in punta; nel 2° d’argento, al leone d’oro.
Queste armi proprie costituiscono un elemento importante di identificazione del ramo milanese. Alcune compilazioni italiane qualificano i di Colle come nobile famiglia milanese e evocano una possibile origine comune o una parentela antica con famiglie Colle, dal Colle o del Colle stabilite in Veneto. Questa ipotesi non sembra tuttavia, allo stato attuale delle ricerche, appoggiata da una filiazione genealogica sufficientemente dimostrata.
La famiglia di Colle di Milano deve dunque essere considerata provvisoriamente come una casa lombarda autonoma, caratterizzata dalle sue armi particolari, fino alla scoperta di documenti che permettano di collegarla con certezza a una delle altre linee italiane dello stesso nome.

Fonti principali: J.-B. Rietstap, Armorial général; G. B. di Crollalanza, repertori delle famiglie nobili e notabili italiane.
DI COLLE (Giovanni) — XV secolo
DI COLLE, Giovanni, ecclesiastico italiano della fine del XV secolo, vivente sotto il regno del duca Ludovico Sforza, detto il Moro, e documentato nel 1494 nelle relazioni tra la corte pontificia e gli ambienti ecclesiastici del ducato di Milano.
Giovanni De Colle è espressamente qualificato come cappellano del cardinale d’Alessandria in un pezzo datato Roma, 20 febbraio 1494. Appare in questa occasione come corrispondente di Antonio Trivulzio, allora vescovo di Como e personaggio strettamente legato all’amministrazione e alla diplomazia del ducato di Milano.
La lettera riguarda l’attribuzione di benefici ecclesiastici divenuti vacanti in seguito alla morte del cappellano Biagio De Zobijs. Vi si tratta in particolare di canonicati annessi alle chiese milanesi di San Fedele e di Santo Stefano, a favore di Paolo Candiani, prete milanese.
Questa corrispondenza situa dunque Giovanni De Colle in un ambiente ecclesiastico di rango relativamente elevato, al punto di congiunzione di Roma, Como e Milano, e in relazione con un prelato appartenente a una delle grandi famiglie della nobiltà lombarda.
L’interesse genealogico di questo personaggio è considerevole: la data del 1494, la grafia precisa De Colle e i suoi rapporti con istituzioni milanesi ne fanno uno dei primi individui attualmente individuati suscettibile di essere accostato alla famiglia armoriata di Colle di Milano.
Nessun documento attualmente identificato permette tuttavia di affermare che Giovanni appartenesse effettivamente a questa casa. Questo accostamento deve dunque essere presentato come un’ipotesi di ricerca, e non come una filiazione stabilita.
Fonte: Epistula, Roma, 20 febbraio 1494, b. 1, fasc. 22.
Fonti araldiche
Johannes Baptist RIETSTAP, Armorial général, précédé d’un dictionnaire des termes du blason, seconda edizione, Gouda, G. B. van Goor Zonen, 1884-1887.
Quest’opera costituisce la fonte indicata nella documentazione araldica della famiglia e nella scheda di Armorial.org. Un’edizione digitalizzata dell’Armorial général di RIETSTAP è conservata in linea da Internet Archive.
Giovanni Battista di CROLLALANZA, Dizionario storico-blasonico delle famiglie nobili e notabili italiane estinte e fiorenti, Pisa, Direzione del Giornale Araldico, vol. I.
Articolo: « COLLE (de) di Milano »
con il blasone: Partito ; nel 1° di rosso, ad una rosa d’azzurro accompagnata da due stelle di otto raggi d’oro, una in capo ed una in punta ; nel 2° d’argento, al leone d’oro.
Questa concordanza tra RIETSTAP e CROLLALANZA costituisce attualmente l’elemento più solido per l’attribuzione araldica di queste armi ai di COLLE di Milano.
Armorial.org — Lionel SANDOZ, articolo di COLLE — Milano — Italia:
« Parti : au 1, de gueules, à une rose d’azur, accompagné de deux étoiles (8) d’or, 1 en chef et 1 en pointe ; au 2, d’argent, au lion d’or. »
La scheda rimanda a J.-B. RIETSTAP, Armorial, 1887.
Si potranno altresì consultare i volumi di Victor e Henri ROLLAND, Illustrations to the Armorial Général by J.-B. Rietstap / Armoiries des familles contenues dans l’Armorial général de J.-B. Rietstap, destinati a fornire una rappresentazione grafica delle armi descritte da RIETSTAP. L’opera è ben referenziata come complemento iconografico dell’Armorial général.

Fonti bibliografiche
— RIETSTAP, Johannes Baptist, Armorial général, précédé d’un dictionnaire des termes du blason, Gouda, G. B. van Goor Zonen, 2ª edizione, 1884-1887.
— DI CROLLALANZA, Giovanni Battista, Dizionario storico-blasonico delle famiglie nobili e notabili italiane estinte e fiorenti, Pisa, Direzione del Giornale Araldico, vol. I, articolo « COLLE (de) di Milano ».
— ROLLAND, Victor e Henri, Armoiries des familles contenues dans l’Armorial général de J.-B. Rietstap, Paris, Institut héraldique universel.
— Armorial.org — Lionel SANDOZ, scheda di COLLE, Milano, Italia, secondo RIETSTAP.
Le ricerche effettuate nei corpora digitalizzati di Google Books hanno altresì permesso di controllare diversi grandi repertori dedicati alla nobiltà italiana, in particolare l’Enciclopedia storico-nobiliare italiana del marchese Vittorio SPRETI. I risultati accessibili al motore non forniscono tuttavia, a questo stadio, una scheda sufficientemente precisa che permetta di completare la filiazione dei di COLLE di Milano. L’opera di SPRETI resta dunque da esaminare direttamente nei suoi volumi alfabetici interessati.
Le ricerche effettuate su Gallica non hanno fatto apparire, nei risultati testualmente indicizzati consultati, una genealogia autonoma dei di COLLE di Milano che permetta di aggiungere con certezza generazioni alla scheda di CROLLALANZA e di RIETSTAP.

Archivi
Per proseguire seriamente questa ricerca, i fondi italiani devono ora essere privilegiati.

Archivio di Stato di Milano
Converrebbe ricercarvi le grafie:
COLLE – de COLLE – DECOLLE – DAL COLLE – DEL COLLE
nei fondi riguardanti:
gli atti notarili;
le successioni;
le investiture feudali;
i riconoscimenti di nobiltà;
le famiglie milanesi;
i catasti;
gli atti matrimoniali;
i testamenti;
i fascicoli dell’amministrazione austriaca del ducato di Milano.
Un’attenzione particolare dovrebbe essere portata ai documenti del XVIII e dell’inizio del XIX secolo al fine di ritrovare la famiglia di Giulia de COLLE, segnalata come vedova STAMPA nel 1806 in un inventario archivistico relativo a Milano.

Archivio Storico Civico di Milano
I registri del patriziato, delle cariche municipali, del decurionato e gli atti relativi alle famiglie cittadine potrebbero permettere di determinare se i di COLLE appartenessero al patriziato milanese o a una nobiltà più recente.

Biblioteca Trivulziana — Milano
Le sue collezioni manoscritte e araldiche costituiscono una pista importante per le famiglie milanesi e lombarde.

Biblioteca Ambrosiana — Milano
I fondi genealogici, storici e manoscritti relativi alle famiglie di Milano potrebbero altresì fornire notizie assenti dagli armoriali a stampa.

Archivio di Stato di Bari
La menzione tardiva che fa dei COLLE una famiglia milanese associata a Capurso giustificherebbe una ricerca nei fondi feudali e notarili di Bari. Questa pista deve tuttavia essere considerata come da verificare, nessun testo originale consultato di CROLLALANZA facendo menzione di Capurso.

Conclusione
I di COLLE di Milano costituiscono una famiglia araldica chiaramente individualizzata dai grandi armoriali del XIX secolo.
Due autorità indipendenti, RIETSTAP e CROLLALANZA, le attribuiscono le stesse armi, mentre Armorial.org ne conserva oggi la trascrizione francese.
Armi:
Partito: nel 1°, di rosso, a una rosa d’azzurro, accompagnata da due stelle a otto raggi d’oro, l’una in capo e l’altra in punta; nel 2°, d’argento, al leone d’oro.
In compenso, nessuna filiazione continua dei di COLLE di Milano è ancora stata ritrovata nelle opere digitalizzate consultate. Bisogna dunque distinguere con cura i fatti stabiliti — localizzazione milanese e armi — dagli accostamenti ancora ipotetici.
La pista più promettente per progredire è ormai quella degli archivi milanesi, in particolare intorno a Giulia de COLLE, vedova STAMPA, attestata in un documento del 1806, poi la verifica dell’eventuale relazione tra questa famiglia milanese e Capurso in Puglia.

⚜️ © Diritti d’autore: Lionel Sandoz, disegno delle armi e testo, 2026.


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