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BERLIER

BERLIER_Noblesse d'Empire._France (0)
Réf. : COA106527

BERLIER

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DESCRIPTION

BERLIER
Comte de l'Empire, 26 avril 1808.
Provence
France

Armoiries :
Parti: au 1, de sable, au bélier rampant d'argent; au 2, d'argent, à un mât au naturel, lié de deux cordes en chevron d'or et ayant en haut une banderole de gueules, flottante à senestre.

Gravure originale :
- Armorial General de l'Empire Français, tome II, par Henry Simon, 1812.

Sources héraldiques :
- Armorial d'Europe par J.B. Rietstap (Gouda, 1861, 1884, Berlin, 1934) (Gouda, 1887, Berlin 1937).
- Armorial général J.B. Rietstap, illustré par Victor et Henri Rolland (1903-1926). Colorisé par Lionel Sandoz (1993-2002).
- Le Grand Armorial de France, par Jougla de Morénas 1935-1943, de Warren, Frantzen 1960.

Symbolique des éléments du blason :
- Champ de sable (noir)
Le noir symbolise la constance, la modestie, parfois la prudence dans l'action ou les épreuves.
Il est souvent associé à la fermeté morale ou à l’humilité de ceux qui accomplissent des devoirs sans chercher la gloire.
- Bélier rampant d'argent
Le bélier est un symbole de force, de courage, de détermination et de persévérance. Il évoque celui qui ne recule pas devant les obstacles, mais les affronte de front.
En héraldique napoléonienne, il pouvait évoquer un soldat ou administrateur énergique, capable de faire face aux résistances.
L'argent : pureté, honnêteté, loyauté.
Le bélier rampant (posé debout sur ses pattes arrière, attitude combative) renforce l'idée de puissance offensive maîtrisée.
- Champ d'argent
L'argent évoque la droiture, l’intégrité, et parfois une vie publique sans tache, ou encore une action désintéressée.
- Mât au naturel avec cordes en chevron d’or et banderole de gueules
Le mât peut symboliser la navigation, les valeurs militaires (notamment dans l’artillerie, le génie ou la marine), ou le commandement.
Les cordes en chevron : le chevron est un symbole d’appui et de protection, souvent associé aux bâtisseurs ou aux défenseurs.
Ici, la forme "cordes en chevron" pourrait évoquer le haubanage, donc un mât solidement amarré, suggérant la stabilité dans la tempête, qualité précieuse chez un haut fonctionnaire ou militaire.
La banderole flottante à senestre : probable allusion à l’autorité, au commandement, ou à un drapeau porté avec honneur.
La gueules (rouge) : couleur de la vaillance, du sang versé, du courage.

Contexte historique : comte de l’Empire BERLIER
Il s’agit de Pierre-Antoine Berlier (1761–1827), magistrat et homme politique, conseiller d’État sous Napoléon Ier, nommé comte de l’Empire en 1808 (lettres patentes du 21 avril 1808).
Il était un juriste éminent, connu pour son intégrité et son attachement aux réformes légales.
Dans ce contexte :
Le bélier représente la force morale et juridique (berlier = bélier ? jeu de mots possible, armes parlantes).
Le mât et la banderole renverraient au service de l’État (conseiller d’État = pilier du gouvernement), dans une allusion métonymique.

La dynastie BERLIER : De Balthazard à Théophile, comte de l’Empire
La famille BERLIER est une ancienne famille d'origine provençale, subsistante sous le nom de BERLIER de Vauplane pour sa branche principale.
Elle est connue depuis la fin du XVe siècle, avec des racines à Barcelonnette (Provence), où Balthazard BERLIER (1489-1560), juge-mage, est considéré comme l'ancêtre fondateur.
La famille s'est illustrée dans la judicature, la politique et l'armée, formant plusieurs branches : une à Tourtour et Draguignan (Var) dès le XVIe siècle, une à Marseille au XIXe siècle, et une à Paris au XXe siècle.
Le suffixe "de Vauplane" a été ajouté en 1773 suite au mariage de Marc-Antoine BERLIER avec Marguerite d'Arnoux de Vauplane.
Parmi les branches, celle de Dijon (Bourgogne) est rattachée, bien que des confirmations généalogiques soient parfois nécessaires ; elle descend de Guillaume BERLIER (1699-1765), ancêtre commun avec d'autres lignes. La famille compte des avocats, maires (à Draguignan, Tourtour et Eyguières), officiers, magistrats, et a reçu des distinctions comme la Légion d'honneur et l'ordre de Saint-Louis.
Elle est membre de la Société des Cincinnati de France et de l'Association des Vieux noms français subsistants.
La filiation ascendante de la branche dijonnaise inclut : Claude BERLIER, Mathieu BERLIER (décédé vers 1700), Guillaume BERLIER (1699-1765), Antoine BERLIER (1731-1777, notaire), père de Théophile BERLIER.
Des liens hypothétiques existent avec des branches du Forez et d'autres régions provençales, mais sans filiation établie de manière certaine.

Théophile BERLIER (1761-1844), Comte de l'Empire, 26 avril 1808.
- Théophile BERLIER, né le 1er février 1761 à Dijon et mort le 12 septembre 1844 dans la même ville, est la figure emblématique de la famille, élevé au titre de comte de l'Empire par Napoléon Ier le 26 avril 1808.
Fils d'Antoine BERLIER, notaire, et de Jeanne Baudot, il est issu d'une famille dijonnaise de juristes.
Cousin germain du général Pierre-André-Hercule BERLIER (1769-1821), baron de l'Empire, il étudie le droit à Dijon et devient avocat au Parlement de Bourgogne en 1783.
Sa carrière politique débute sous la Révolution française : élu député de la Côte-d'Or à la Convention nationale en 1792, il siège parmi les Montagnards, vote la mort de Louis XVI (sans appel au peuple ni sursis), et intègre le Comité de salut public à deux reprises (juin 1793 et septembre 1795).
Envoyé en mission à Dunkerque lors du siège anglais, il contribue à la législation révolutionnaire, notamment sur le droit de la famille.
Sous le Directoire, il est député au Conseil des Cinq-Cents (président en 1798) et participe au projet de code civil de Cambacérès.
Sous le Consulat et l'Empire, il devient conseiller d'État (1800-1814, à vie en 1806), président du Conseil des prises, et joue un rôle clé dans l'élaboration du Code civil de 1804 (rapportant sur l'adoption, la tutelle et la propriété).
Commandeur de la Légion d'honneur (1804), il soutient les Cent-Jours comme secrétaire du gouvernement provisoire.
Proscrit sous la Restauration pour régicide, il s'exile à Bruxelles (1816-1830), où il écrit des ouvrages historiques.
De retour après la Révolution de 1830, il est conseiller municipal de Dijon et correspondant de l'Académie des sciences morales et politiques.
Passionné de justice et de droit, il laisse une image d'homme intègre, ayant refusé initialement la Légion d'honneur.
- Mariages, enfants et descendants
Théophile BERLIER se marie deux fois :
En 1794, avec Marie-Françoise-Blanche Marlot (1770-1799), dont deux filles : Rose BERLIER (1795-1820) et Aimée BERLIER (1799-1879), qui épouse Eugène Masson en 1825.
En 1800, avec Marguerite-Eugénie Villiers de Lonjeau (1782-1826), fille d'Edme-Antoine Villiers, chevalier de Lonjeau, dont une fille, Amélie BERLIER (mariée en 1830 à Oscar Baudot), et un fils, Gustave BERLIER (1810-1900), comte BERLIER.
Gustave BERLIER, veuf en 1840 de Nicole-Françoise-Eugénie Brenot (1817-1840), a deux enfants : Eugène-Théophile BERLIER (né en 1838) et Aimé-Théodore-Georges BERLIER (né en 1840).
La lignée se poursuit, avec des descendants documentés dans les archives familiales et des ouvrages généalogiques.
Des fonds d'archives (Fonds BERLIER) conservent des documents sur Théophile et ses descendants directs, incluant titres universitaires et papiers personnels remontant à 1740.
- Autres membres notables
Pierre-André-Hercule BERLIER (1769-1821), cousin germain de Théophile, général de brigade, baron de l'Empire (1810).
La branche provençale inclut des maires et juristes, comme ceux de Draguignan.
Hubert de Vauplane, auteur contemporain d'ouvrages sur la famille (dont une biographie de Théophile en 2024), appartient à cette lignée subsistante.
La famille BERLIER incarne une trajectoire de l'ancienne bourgeoisie française, marquée par la Révolution, l'Empire et la persistance dans les sphères juridiques et politiques.
Une rue à Dijon porte le nom de Théophile BERLIER en hommage.

✶ Droits d'auteur : Lionel Sandoz, auteur du dessin des armoiries et du texte, 2025.


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