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DE GRAVE (Pair de France, 17 août 1815)

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Réf. : COA106157

DE GRAVE (PAIR DE FRANCE, 17 AOÛT 1815)

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DESCRIPTION

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DE GRAVE
Pairie de France
France

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Armoiries :
" Écartelé: aux 1 et 4, d'azur, à trois fasces ondées d'argent, aux 2 et 3, d'or, à cinq merlettes de sable. "

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Sources
- État complet des familles nobles par de Commarque, 1899-1900.

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Origine
La famille DE GRAVE appartient à l'ancienne noblesse française, principalement implantée dans le sud du royaume (Languedoc et régions voisines), avec des racines anciennes que certaines traditions généalogiques font remonter très loin, parfois jusqu'aux comtes médiévaux de Montpellier.

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Historique
La famille DE GRAVE apparaît comme une maison noble du Languedoc, possessionnée notamment dans les environs de Montpellier et du Bas-Languedoc. Elle est connue pour avoir détenu plusieurs seigneuries importantes, parmi lesquelles :

Marquisat DE GRAVE
Marquisat de Solas
Marquisat de Villefargeaux
Seigneurie de Saint-Martin-de-Toques
Baronnie de Lattes
Autres fiefs comme Durfort ou Bauche

La baronnie DE GRAVE fut érigée en marquisat par lettres patentes sous Henri IV (confirmées ou renouvelées sous Louis XIII vers 1612).
La famille s'est distinguée dans plusieurs domaines :

Militaire : plusieurs membres furent maréchaux de camp, officiers supérieurs de régiments du roi (notamment du Languedoc), chevaliers de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis.
Administratif et politique : on relève des conseillers d'État et surtout la figure marquante de Pierre Marie DE GRAVE (1755-1823), ministre de la Guerre sous Louis XVI en 1791-1792.
Cour et proximité royale : la famille fut très proche de la famille royale avant la Révolution ; certains furent gouverneurs ou premiers écuyers de princes (duc de Chartres, futur Louis-Philippe).

Fidèle à la monarchie, la famille subit de lourdes conséquences pendant la Révolution : accusation d'avoir participé à l'organisation de la fuite de Varennes (ou du moins fortement soupçonnée), émigration, destitution de la particule, confiscation de biens (on évoque une rente annuelle très importante, dépassant les 400 000 livres).
- Pierre Marie DE GRAVE, après l'émigration et un retour sous le Consulat, retrouva un rôle politique sous la Restauration : Louis XVIII le nomma pair de France dès 1816, dignité qu'il conserva jusqu'à sa mort en 1823. Cette pairie s'inscrit dans le cadre des créations de la seconde Restauration en faveur des grandes familles d'Ancien Régime restées fidèles.
La famille subsista au XIXe siècle sous le titre de marquis DE GRAVE, avec des alliances notables (Daru, Cambis, etc.).

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Héraldique
Blasonnement:
" Écartelé: aux 1 et 4, d'azur, à trois fasces ondées d'argent, aux 2 et 3, d'or, à cinq merlettes de sable. "
Ce blasonnement correspond aux armoiries classiques de la branche principale de la famille DE GRAVE (notamment celle titrée marquis et pair de France), attesté dans plusieurs sources héraldiques anciennes et modernes. Il s'agit d'un écartelé à deux quartiers distincts, témoignant généralement d'une alliance ancienne ou d'une double origine.

⚜️ Symbolique du blason DE GRAVE (écartelé)
1. Trois fasces ondées d'argent sur azur
→ Racines languedociennes : loyauté (azur), stabilité (fasces), vie et richesse par l’eau (ondulations) – rivières, marais, irrigation du Bas-Languedoc (Lattes, Lez, étang de Thau).
2. Cinq merlettes de sable sur or
→ Alliance prestigieuse avec les de Merle (XIVe s., ex. Saure de Merle) : générosité & splendeur (or), vigilance, rapidité, liberté (merlettes) + mémoire matrimoniale.

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Signification globale
Un écu qui unit :
• la terre et l’eau du Languedoc (enracinement, maîtrise hydraulique, richesse seigneuriale)
• une grande alliance nobiliaire (élévation, vigilance, mémoire)
Valeurs : stabilité, fluidité vitale, loyauté, générosité, liberté.
Blason typique du Midi : topographique + alliance + chevaleresque.
De barons de Lattes au ministre Pierre Marie DE GRAVE, il raconte l’ambition ancrée dans le terroir.

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Personnalités

✶ - Matthieu DE GRAVES (ou DE GRAVE)
Vers 1456, sous Charles VII, Matthieu DE GRAVES fut présenté par le roi comme candidat à l’évêché de Carcassonne lors d’une nomination contestée.
Malgré le soutien royal, il dut s’incliner face à Jean IV du Chastel, transféré sur le siège par le pape.
Il obtint ensuite l’évêché de Rieux (Comminges) vers 1462.
Cette candidature royale atteste de l’influence déjà notable de la famille DE GRAVE dans les cercles ecclésiastiques et royaux du Midi au milieu du XVe siècle.

✶ - Pierre Marie DE GRAVE (1755-1823)
Né le 27 septembre 1755 à Paris (à l’hôtel de Matignon, puis résidant à l’hôtel de Bauffremont, rue de Grenelle), fils d’un seigneur de plusieurs fiefs languedociens (branche principale des marquis DE GRAVE).
Issu d’une ancienne noblesse du Languedoc, il embrasse très jeune la carrière militaire : entré aux mousquetaires du roi, il devient aide-de-camp du duc de Crillon, participe au siège de Gibraltar (1782), et est nommé colonel en 1782. Il reçoit ensuite le titre prestigieux de premier écuyer du duc de Chartres (futur Louis-Philippe Ier), ce qui le place au cœur de la cour et des Orléans.
Promu maréchal de camp le 13 décembre 1791, il est appelé au ministère le 9 mars 1792 pour remplacer Narbonne comme ministre de la Guerre (jusqu’au 9 mai 1792, ou mars selon certaines sources). Fidèle monarchiste et dévoué à Louis XVI, il est rapidement attaqué pour ses opinions aristocratiques et son prétendu impéritie. Accusé par Dumouriez des revers militaires, il démissionne le 8 mai. Après les événements du 10 août 1792, Cambon le fait décréter d’accusation le 27 août ; il émigre alors pour échapper à la persécution.
Il ne rentre en France qu’en 1804 (après l’amnistie consulaire), vit retiré à Montpellier, puis reprend du service comme général de brigade et reçoit en 1809 le commandement supérieur de l’île d’Oléron.
À la Restauration, Louis XVIII le nomme lieutenant-général honoraire, puis pair de France le 17 août 1815 (confirmé en 1816). Il vote avec les libéraux constitutionnels et ne participe pas au procès du maréchal Ney. Il publie un Essai sur l’art de lire (1816).
Il décède à Paris le 16 janvier 1823.
Pierre Marie DE GRAVE incarne le parcours typique d’un grand seigneur militaire et ministre de l’Ancien Régime : carrière brillante à la cour, rôle éphémère au sommet de l’État en 1792, exil forcé pendant la Révolution, retour discret sous l’Empire, et réhabilitation complète sous la Restauration en tant que pair fidèle à la monarchie.

✶ - François DE GRAVE (1726-1788)
Né en 1726, issu de la branche languedocienne de la famille DE GRAVE (branche importante du Languedoc, titrée marquis DE GRAVE, de Solas, etc., et possessionnée dans le Bas-Languedoc).
Seigneur de Durfort (fief seigneurial dans la région, souvent associé aux domaines familiaux autour de Montpellier et du Languedoc oriental), il représente une lignée clé de la maison.
Il épouse en 1749 Éléonore DE GRAVE (1730- ), baronne de Lattes, union consanguine qui renforce les liens internes à la famille et consolide les titres et possessions (baronnie de Lattes étant l’un des fiefs majeurs des DE GRAVE).
François DE GRAVE administre ses seigneuries dans le contexte de la noblesse provinciale du XVIIIe siècle, avant la Révolution. Il décède en 1788, à l’âge de 62 ans, juste avant les bouleversements de 1789.
Cette figure illustre la solidité et l’enracinement terrien de la branche DE GRAVE du Languedoc, avec ses alliances stratégiques et sa gestion de fiefs ancestraux, préfigurant les carrières militaires et politiques de ses neveux ou cousins comme Hyacinthe et Pierre Marie.

✶ - Hyacinthe DE GRAVE (1736-1808)
Né le 4 mai 1736, fils de Jean François DE GRAVE (seigneur d’Espalais, Cousrouge et Saint-Martin-de-Toques) et de Marie Anne de Moulins.
Seigneur de Saint-Martin-de-Toques, marquis et baron DE GRAVE, il est une figure typique de la noblesse militaire languedocienne du XVIIIe siècle. Officier au régiment du Languedoc dès 1760, il sert durant la guerre de Sept Ans et les années qui précèdent la Révolution.
Il épouse le 7 juin 1771 Françoise Renée de Pierre († 1806).
Résidant au château de Saint-Martin-de-Toques (Aude, près de Bizanet, inscrit MH), il y administre ses fiefs. En 1789, il figure parmi les seigneurs de la sénéchaussée de Carcassonne.
Pendant la Révolution, classé suspect, il échappe à l’arrestation et au transfert à Narbonne grâce à l’intervention protectrice des habitants locaux ; il ne subit ni émigration ni condamnation.
Il meurt en 1808 à 72 ans, laissant une descendance qui perpétue le nom (notamment par alliances avec les Cambis).
Hyacinthe DE GRAVE symbolise la fidélité monarchique et l’enracinement terrien d’une noblesse provinciale du Languedoc.


⚜️ Auteur : Lionel Sandoz, héraldiste – Armorial.org, 2026.

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