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ROSSIER (Vinzel & Rougemont)

ROSSIER_Vinzel & Rougemont_Suisse (1)

ROSSIER (VINZEL & ROUGEMONT)

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DESCRIPTION

ROSSIER
Vinzel & Rougemont
Vuad
Suisse

Armoiries :

" D’or à la rose de gueules, tigée et feuillée de sinople, mouvant d’un mont de trois coupeaux du même. "
- Heaume : style classique
- Bourrelet : aux couleurs principales (gueules et or)
- Lambrequins : or et gueules, conformément aux émaux de l’écu
- Listel : avec le nom Rossier en lettres gothiques

(Branche de Vinzel et de Vevey, famille de Rougemont.)

Vinzel et Rougemont se trouvent tous les deux dans le canton de Vaud (VD) en Suisse.
Vinzel est une petite commune dans le district de Nyon, sur la Côte vaudoise près du lac Léman (région des vignobles de La Côte).
Rougemont est une commune dans le district du Pays-d'Enhaut, plus haut dans les Alpes vaudoises (près de Gstaad et Château-d'Œx).
Ils sont donc dans le même canton (Vaud), mais dans des régions différentes : Vinzel est dans la plaine lacustre, tandis que Rougemont est en montagne

✶ Historique
La famille ROSSIER est une ancienne famille suisse originaire du canton de Vaud. La branche de Vinzel relève de la famille de Rougemont, citée dès 1459. Des branches bourgeoises se sont établies à Vevey dès 1655, à Aigle dès 1669, à Vinzel en 1700, à Châtillens en 1715 et aux Tavernes dès 1809. Des membres de la famille ROSSIER sont mentionnés dans des contextes locaux, comme David ROSSIER (antiquaire et figure du village au XXe siècle, impliqué dans la sauvegarde du patrimoine).
D’autres branches de la famille ROSSIER sont attestées à Bournens (citée dès 1726) et à Villarzel (citée dès 1410), avec implantation à Lausanne, ainsi que dans le canton de Fribourg dès le XVe siècle (districts de la Sarine et de la Broye, Romont 1365, Lentigny 1406, etc.).

✶ Étymologie
Le nom de famille ROSSIER dérive du terme français « rosier », désignant l’arbuste portant des roses. Il s’agit d’un nom parlant caractéristique, renforcé par la présence récurrente de la rose dans les armoiries de la plupart des branches de la famille ROSSIER.

✶ Héraldique
Pour la branche de Vinzel et de Vevey (famille de Rougemont) : D’or à la rose de gueules, tigée et feuillée de sinople, mouvant d’un mont de trois coupeaux du même.
Une variante du XVIIIe siècle (cachet d’un ROSSIER de Vevey, branche anoblie) est : D’or à la rose de gueules, tigée et feuillée de sinople, au chef de sable chargé de trois hermines d’argent.
Autres variantes selon les branches :

Canton de Fribourg (selon RIESTSTAP) : D’azur à trois roses d’argent.
Canton du Valais (selon RIESTSTAP) : D’argent à trois roses mal-ordonnées de gueules, tigées et feuillées de sinople, soutenues du coupeau du milieu d’un tertre du même, le tout accompagné en chef de deux étoiles (5) d’or.

Un cachet de P. F. ROSSIER (fin XVIIIe siècle, probablement branche de Vinzel) porte un écu coupé d’argent et d’azur au pal de gueules brochant, chargé d’une tour crénelée.

✶ Symbolique du blason
La rose de gueules constitue l’élément central et parlant des armoiries de la branche de Vinzel de la famille ROSSIER. Elle symbolise la beauté, la grâce, la perfection et la passion contenue. La tige et les feuilles de sinople évoquent la vitalité, l’espérance et l’attachement à la terre. Le mont de trois coupeaux représente la solidité, l’enracinement territorial et les reliefs du Pays de Vaud. Le champ d’or exprime la générosité et l’élévation sociale. Dans la variante anoblie, le chef de sable chargé d’hermines d’argent marque la dignité nobiliaire acquise et la pureté. Les étoiles d’or des variantes valaisannes ajoutent une dimension de guidance et d’excellence.

✶ Biographique des personnages remarquables
- Isaac ROSSIER fut châtelain d’Aigle, attesté le 12 mai 1685 par cachet.
- Jean-François-Louis ROSSIER, de Vevey (1710-1778), général-major au service du roi de Prusse, fut élevé à la noblesse. Il portait les armes de la famille ROSSIER avec le chef chargé de trois hermines (parfois décrit par erreur avec des flammes au lieu des mouchetures d’hermine).
- P. F. ROSSIER, probablement de la branche de Vinzel, fin du XVIIIe siècle, est connu par son cachet portant un écu d’inspiration milanaise. (Naissance vraisemblablement vers 1750-1770, décès après 1790-1800 ?).
- Pierre Jonas ROSSIER (né en 1705) est resté dans la région et est à l'origine d'une descendance notable (plusieurs générations de médecins, dont Henri ROSSIER, puis ses fils Guillaume et Alfred, professeurs et praticiens à Lausanne).

✶ Biographie détaillée de Jean-François-Louis ROSSIER
Jean-François-Louis ROSSIER (1710-1778) est un personnage historique relativement peu documenté dans les sources secondaires générales, mais il est mentionné de manière récurrente dans l'historiographie vaudoise et suisse comme l'un des officiers supérieurs les plus élevés en grade issus de la région de Vevey au XVIIIe siècle.
Né en 1710 à Vevey (canton de Vaud, alors sous domination bernoise), Jean-François-Louis ROSSIER appartient à une branche de la famille ROSSIER, famille bourgeoise originaire de Rougemont (Pays-d'Enhaut) implantée à Vevey depuis le XVIIe siècle. Un ancêtre nommé Pierre ROSSIER avait obtenu la bourgeoisie de Vevey en 1655, posant les bases de l'insertion de la famille dans la société locale aisée.
Issu d'une lignée protestante typique des élites vaudoises de l'époque, Jean-François-Louis choisit — comme de nombreux compatriotes — la carrière militaire à l'étranger, voie classique pour les cadets de famille ou les ambitieux cherchant fortune et honneurs hors des limites étroites du Pays de Vaud bernois.
Il entre au service de la Prusse, armée en pleine expansion sous le règne du Roi-Sergent (Frédéric-Guillaume Ier) puis surtout sous Frédéric II le Grand (à partir de 1740). La Prusse recrute alors activement des officiers suisses, réputés pour leur discipline, leur fiabilité et leur expérience acquise parfois dans d'autres services (français, hollandais, piémontais, etc.).
Jean-François-Louis gravit les échelons jusqu'au grade de général-major (Generalmajor), grade élevé dans la hiérarchie prussienne de l'époque, équivalent à un général de brigade ou de division dans les armées modernes. Ce rang le place parmi les officiers supérieurs de l'armée prussienne pendant la période des grandes guerres de Frédéric II :
Guerre de Succession d'Autriche (1740-1748)
Guerre de Sept Ans (1756-1763)
Il est probable qu'il ait participé à plusieurs campagnes de ces conflits majeurs, même si aucun fait d'armes précis ni régiment particulier ne lui est systématiquement associé dans les notices synthétiques disponibles.
Il décède en 1778, à l'âge de 68 ans. Les sources ne précisent pas le lieu exact de son décès (peut-être en Prusse ou lors d'un retour au pays), ni les circonstances.
Son nom apparaît notamment dans :
Le Dictionnaire historique de la Suisse (DHS / HLS), article « ROSSIER », qui le présente comme « général-major au service de Prusse »
Diverses listes historiques régionales vaudoises mentionnant les officiers supérieurs originaires du Pays de Vaud
Des compilations anciennes sur les familles bourgeoises de Vevey
- Son frère Pierre Jonas ROSSIER (né en 1705) est resté dans la région et est à l'origine d'une descendance notable (plusieurs générations de médecins, dont Henri ROSSIER, puis ses fils Guillaume et Alfred, professeurs et praticiens à Lausanne).
Jean-François-Louis ROSSIER incarne donc le parcours typique d'un « Suisse à l'étranger » du XVIIIe siècle : fils de bourgeois vaudois, carrière militaire prestigieuse au service d'une grande puissance protestante, et illustration du rayonnement militaire de la région lémanique bien au-delà de ses frontières.

✶ Sources héraldiques
J.-B. RIESTSTAP, Armorial Général (entrées pour les branches Valais et Fribourg) ; Rolland (branche Suisse Vevey et anoblissement) ; cachets et sceaux du XVIIIe siècle (ATV et collection du Cabinet numismatique de Genève) ; descriptions et figures des armoriaux vaudois (figures 1973 à 1977 et planche XLIX).

✶ Sources bibliographiques
Ledebur, Adelslexikon der Preussischen Monarchie (pour le général ROSSIER) ; notices historiques dans les dictionnaires des familles des cantons de Vaud et de Fribourg.

✶ Archives
Archives cantonales vaudoises (ATV, cachets d’Isaac ROSSIER et de la branche de Vevey) ; Archives d’État de Fribourg ; Cabinet numismatique de Genève (sceaux et cachets de la famille ROSSIER).



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