DESCRIPTION
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SCHMIDLIN
Bâle
Suisse
- Bourgeoisie : Originaire de Giebenach (canton de Bâle-Campagne), établie à Bâle dès le début du XIXe siècle.
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Armoiries:
* D'or, à un marteau de sable, le manche croisé. "
- Cimier: le meuble de l'écu.
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Sources:
- Armorial de la Ville de Bâle, par Benedict Meyer-Kraus, 1880.
- Dictionnaire Historique et Biographique de la Suisse, par Victor Attinger, Marcel Godet et Henri Türler , Neuchâtel, 1921-1934.
- Armorial général d’Europe, par J.B. Rietstap (Gouda, 1861).
- Armorial d'Europe par J.B. Rietstap (Gouda, 1884, Berlin, 1934) (Gouda, 1887, Berlin 1937).
- Armorial général J.B. Rietstap, illustré par Victor et Henri Rolland (1903-1926). Colorisé par Lionel Sandoz (1993-2002).
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Étymologie
Le patronyme SCHMIDLIN est un diminutif alémanique du nom Schmid (Schmied en allemand), qui signifie « forgeron » en ancien haut-allemand.
Le suffixe -lin est typique de la région bâloise et indique souvent une forme familière ou une filiation.
Le nom reflète donc une ancienne activité artisanale liée à la forge.
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Historique
La famille SCHMIDLIN (ou Schmidli dans certaines variantes) est un patronyme suisse alémanique, dérivé comme diminutif du nom "Schmid" (forgeron en allemand), courant dans plusieurs cantons suisses.
Elle est documentée dans les régions d'Argovie, Bâle, Berne (Jura), Lucerne, Schaffhouse et Zurich.
L'ouvrage de référence Das Geschlecht SCHMIDLIN (1902), rédigé par Jakob Ludwig SCHMIDLIN, retrace l'histoire de cette lignée, en soulignant ses branches régionales et ses contributions dans divers domaines comme la religion, l'éducation, les sciences et les arts.
Cette notice se concentre sur la branche originaire du canton de Bâle (divisé historiquement en Bâle-Ville et Bâle-Campagne), en s'appuyant sur les sources biographiques fournies, qui proviennent vraisemblablement d'un dictionnaire historique suisse (comme le Dictionnaire historique et biographique de la Suisse ou similaire, édité autour des années 1920-1930).
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Origines et Implantation dans le Canton de Bâle
La branche bâloise de la famille SCHMIDLIN est originaire de Giebenach, une commune du district de Liestal dans le canton de Bâle-Campagne.
Elle s'établit à Bâle au début du XIXe siècle, notamment avec Samuel Wilhelm SCHMIDLIN, qui intègre la bourgeoisie bâloise.
Les SCHMIDLIN de cette région sont souvent associés à des professions intellectuelles, ecclésiastiques ou scientifiques, reflétant l'influence protestante et catholique dans le canton, ainsi que le dynamisme industriel et éducatif de Bâle. Des armoiries familiales sont mentionnées pour des branches apparentées (par exemple, dans Schaffhouse : parti à deux chiens ou lions rampants), mais aucune description spécifique n'est donnée pour la lignée bâloise dans les sources.
La famille apparaît dans des contextes historiques dès le XVe siècle dans des cantons voisins (comme Schaffhouse en 1438 et Hallau en 1483), suggérant une migration ou une expansion vers
Bâle.
Au XIXe siècle, les SCHMIDLIN s'illustrent dans l'éducation, la théologie et les sciences naturelles, contribuant à la vie culturelle et religieuse de la région. Notamment, des membres sont impliqués dans des réformes éducatives et des collections scientifiques, témoignant d'un engagement dans le progrès intellectuel suisse.
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Héraldique
Armoiries :
" D'or, à un marteau de sable, le manche croisé. " (en allemand : Von Gold, mit einem schwarzen Hammer, der Stiel gekreuzt).
- Cimier (timbre) : Le motif de l'écu, c'est-à-dire le marteau de sable répété.
- Le marteau noir sur fond d'or symbolise clairement l’ancien métier de forgeron dont est issu le nom de famille.
Ces armoiries sont parfaitement « parlantes » et témoignent d’une tradition artisanale intégrée à la bourgeoisie urbaine.
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Sources héraldiques principales :
- Wappenbuch der Stadt Basel (Armorial de la ville de Bâle), par Benedict Meyer-Kraus, 1880.
- Armorial général d’Europe, par J.B. Rietstap (Gouda, 1861).
- Armorial d’Europe, par J.B. Rietstap (éditions Gouda 1884, Berlin 1934 ; Gouda 1887, Berlin 1937).
- Armorial général J.B. Rietstap, illustré par Victor et Henri Rolland (1903–1926), colorié par Lionel Sandoz (1993–2002).
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Biographies notables
Liste chronologique des figures principales mentionnées dans les sources, avec leurs biographies succinctes basées sur les extraits fournis.
Cette branche semble centrée sur Bâle-Campagne (Laufen, Biberist, etc.), avec des liens à des institutions religieuses et éducatives.
✶ - Samuel Wilhelm SCHMIDLIN (vers 1775–vers 1840)
Passementier (fabricant de passements et garnitures textiles) à Giebenach (canton de Bâle-Campagne), puis établi à Bâle-Ville.
Né vers 1775 à Giebenach (date exacte non connue). Marié à Maria Beck (dates inconnues).
Il est le père de Wilhelm SCHMIDLIN, né le 24 juin 1810 à Bâle.
Vers 1800–1810, il s’établit à Bâle-Ville, où naît son fils Wilhelm. Sa famille est décrite comme « établie à Bâle avec Samuel », ce qui marque le point d’ancrage de la branche bâloise des SCHMIDLIN.
Son intégration bourgeoise (ou naturalisation) intervient au début du XIXe siècle, probablement entre 1805 et 1815, permettant à son fils Wilhelm d’obtenir la bourgeoisie de Bâle en 1835.
Peu de détails supplémentaires sur sa vie personnelle ou sa carrière sont conservés ; il reste surtout connu comme le père fondateur de la lignée bâloise des SCHMIDLIN, qui s’illustrera ensuite dans l’éducation, la politique et l’industrie.
✶ - Wilhelm SCHMIDLIN (1810–1872)
Né le 24 juin 1810 à Bâle, † le 11 janvier 1872 à Bâle. Protestant, bourgeois de Bâle dès 1835 (de Giebenach et Bâle). Fils de Samuel SCHMIDLIN (passementier) et de Maria Beck. Marié en 1839 à Sara Fischer.
Grâce à une bourse de la Société de bienfaisance et d’utilité publique de Bâle, il étudie les mathématiques à l’université de Bâle, puis les langues à Lausanne, Genève et Lyon.
Enseignant au gymnase de Bâle dès 1830, il fonde en 1852 et dirige jusqu’en 1857 la Gewerbeschule (école industrielle, aujourd’hui Gymnase mathématique et scientifique). Recteur de l’école réelle et industrielle, président du Conseil d’inspection des écoles.
Docteur honoris causa (Dr phil. h.c.) de l’université de Bâle en 1851 pour ses travaux en politique financière.
Membre du Grand Conseil de Bâle-Ville (1846–1872), représentant de l’Association conservatrice des bourgeois ; cofondateur du Basler Kreditverein (1848).
Pionnier ferroviaire : cofondateur de la Compagnie du Central-Suisse (1853), membre puis directeur (dès 1857) du département des opérations. Promoteur de la Gotthardbahn (fondateur du Gotthard-Komitee en 1860, administrateur dès 1871), partisan des chemins de fer d’État face aux intérêts privés.
Fondateur et premier président de la Société d’approvisionnement en eau de Bâle (1860) ; membre engagé de la Société pour le bien et l’utilité publique.
Auteur notable : Der Einfluss der Eisenbahnen (1851), Schutzzölle oder Handelsfreiheit? (1851), Das neue Geld (1849).
Figure clé de la modernisation bâloise et suisse au XIXe siècle, il incarne l’ascension d’une famille modeste vers l’influence éducative, politique et industrielle.
✶ - Ludwig-Rochus SCHMIDLIN (1845-1917) : Né le 15 août 1845 à Laufen (district de Laufen, Bâle-Campagne), prêtre catholique ordonné en 1870. Maître de district à Neuendorf (1870-1875), puis curé de Biberist (Soleure) de 1875 à 1914. Nommé camérier secret du pape en 1899 et décédé le 1er août 1917 à Kreuzen près de Soleure. Historien prolifique, il est l'auteur de nombreux ouvrages sur l'histoire ecclésiastique et locale,
La famille SCHMIDLIN illustre ainsi l’ascension classique d’une lignée artisanale vers la bourgeoisie instruite et influente de Bâle, participant activement à la modernisation industrielle et à la vie civique de la ville au XIXe siècle.
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Liens avec d'Autres Branches et Contributions Générales
Bien que centrée sur Bâle, la famille SCHMIDLIN entretient des liens avec d'autres cantons. Par exemple :
✶ Dans Argovie : Johann-Baptist SCHMIDLIN (1806-1862), pasteur et collectionneur paléontologique/minéralogique à Rheinfelden et Möhlin.
✶ Dans Schaffhouse : Hans Schmidli (trésorier en 1469, bourgmestre en 1483).
✶ Dans Zurich : Johannes SCHMIDLIN (1722-1772), pasteur, musicien et compositeur à Wetzikon.
Ces connexions suggèrent une famille étendue, avec des migrations liées aux réformes religieuses (Réforme protestante à Bâle en 1529) et aux opportunités professionnelles. Les SCHMIDLIN contribuent globalement à la culture suisse : théologie, histoire, éducation et sciences. Jakob Ludwig SCHMIDLIN (auteur de l'ouvrage généalogique de 1902) documente cette lignée, tandis que des figures comme Ludwig-Rochus enrichissent l'historiographie catholique.
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Contexte Historique
Le canton de Bâle, divisé en 1833 en Bâle-Ville (urbain, industriel) et Bâle-Campagne (rural), est un berceau de l'humanisme et de la Réforme (Érasme, Calvin). Les Schmidlin s'inscrivent dans ce cadre, avec des rôles dans l'Église et l'éducation post-réforme. Au XIXe siècle, amid les tensions confédérales (Sonderbund en 1847), des membres comme Wilhelm montrent une loyauté civique. La famille reflète la diversité confessionnelle suisse : protestante à Bâle-Ville, catholique dans les zones rurales comme Laufen.
Cette notice est basée sur les extraits fournis, qui semblent issus d'un volume du Dictionnaire historique et biographique de la Suisse (vers 1928-1930). Pour une recherche approfondie, des archives cantonales de Bâle ou des bases généalogiques comme FamilySearch pourraient compléter ces données.
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Sources biographiques principales :
- Historisch-Biographisches Lexikon der Schweiz (Dictionnaire historique et biographique de la Suisse), édité par Heinrich Türler, Victor Attinger, Marcel Godet, Neuchâtel, 1921–1934.
- La famille SCHMIDLIN de Bâle reste un bel exemple de l’intégration réussie d’une souche rurale-artisanale dans l’élite économique et intellectuelle d’une grande cité suisse.
⚜️ Auteur : Lionel Sandoz, héraldiste – Armorial.org, 2026.
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SCHMIDLIN
Basel
Schweiz
Bürgerrecht : Stammt aus Giebenach (Kanton Basel-Landschaft), seit Beginn des 19. Jahrhunderts in Basel ansässig.
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Wappen :
„In Gold ein schwarzer Hammer mit gekreuztem Stiel.“
- Helmzier : Die Schildfigur (der schwarze Hammer).
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Quellen :
- Wappenbuch der Stadt Basel, von Benedict Meyer-Kraus, 1880.
- Historisch-Biographisches Lexikon der Schweiz, herausgegeben von Victor Attinger, Marcel Godet und Henri Türler, Neuenburg, 1921–1934.
- Armorial général d’Europe, von J.B. Rietstap (Gouda, 1861).
- Armorial d’Europe von J.B. Rietstap (Gouda 1884, Berlin 1934; Gouda 1887, Berlin 1937).
- Armorial général J.B. Rietstap, illustriert von Victor und Henri Rolland (1903–1926). Koloriert von Lionel Sandoz (1993–2002).
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Etymologie
Der Familienname SCHMIDLIN ist eine alemannische Verkleinerungsform des Namens Schmid (im Hochdeutschen: Schmied), der im Althochdeutschen „Schmied“ / „Forgeron“ bedeutet.
Das Suffix -lin ist typisch für die Basler Region und deutet häufig auf eine familiäre oder verniedlichende Form bzw. eine Abstammung hin.
Der Name verweist somit auf eine alte handwerkliche Tätigkeit im Bereich der Schmiedekunst.
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Héraldique
Wappen :
„In Gold ein schwarzer Hammer mit gekreuztem Stiel.“
- Helmzier (Timbre) : Die Schildfigur, also der wiederholte schwarze Hammer.
Der schwarze Hammer auf goldenem Grund symbolisiert eindeutig den alten Beruf des Schmieds, von dem der Familienname herrührt.
Diese Wappen sind ausgesprochen „redend“ (parlantes) und zeugen von einer tief verwurzelten handwerklichen Tradition innerhalb des städtischen Bürgertums.
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Hauptquellen der Heraldik :
- Wappenbuch der Stadt Basel, von Benedict Meyer-Kraus, 1880.
- Armorial général d’Europe, von J.B. Rietstap (Gouda, 1861).
- Armorial d’Europe, von J.B. Rietstap (Ausgaben Gouda 1884, Berlin 1934; Gouda 1887, Berlin 1937).
- Armorial général J.B. Rietstap, illustriert von Victor und Henri Rolland (1903–1926), koloriert von Lionel Sandoz (1993–2002).
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Geschichte und bedeutende Biographien
Die Familie SCHMIDLIN ließ sich dauerhaft in Basel nieder, angefangen mit Samuel SCHMIDLIN, Posamentier (Posamentenwirker) von Beruf, der als erstes bekanntes Mitglied Anfang des 19. Jahrhunderts in das Bürgertum der Stadt aufgenommen wurde (Basler Bürger 1835, stammend aus Giebenach).
Der Basler Zweig zeichnete sich besonders im 19. Jahrhundert durch mehrere Persönlichkeiten aus, die in den Bereichen Bildung, Wissenschaft, Industrie und lokaler Politik Spuren hinterließen :
✶ Wilhelm SCHMIDLIN (1810–1872)
Geboren am 24. Juni 1810 in Basel, gestorben am 11. Januar 1872 ebenda. Sohn von Samuel SCHMIDLIN (Posamentier) und Maria Beck. Heirat 1839 mit Sara Fischer.
Trotz bescheidener Herkunft erhielt er ein Stipendium der Basler Gesellschaft für das Gute und Gemeinnützige und studierte Mathematik an der Universität Basel.
Als Professor für Mathematik wurde er einer der Pioniere der schweizerischen Eisenbahnentwicklung : Mitbegründer der Schweizerischen Centralbahn-Gesellschaft (1853), ab 1857 Mitglied und später Direktor derselben.
Er saß zudem von 1846 bis 1872 im Großen Rat des Kantons Basel-Stadt für die Konservative Bürgervereinigung.
Ehrendoktor der Universität Basel (1851).
Die Familie SCHMIDLIN verkörpert damit den klassischen Aufstieg einer handwerklichen Linie hin zu einer gebildeten und einflussreichen Bürgerschicht Basels, die aktiv an der industriellen Modernisierung und am bürgerlichen Leben der Stadt im 19. Jahrhundert mitwirkte.
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Hauptbiographische Quellen :
Historisch-Biographisches Lexikon der Schweiz, herausgegeben von Heinrich Türler, Victor Attinger, Marcel Godet, Neuenburg, 1921–1934.
Die Familie SCHMIDLIN von Basel bleibt ein schönes Beispiel für die gelungene Integration einer ländlich-handwerklichen Herkunft in die wirtschaftliche und intellektuelle Elite einer bedeutenden Schweizer Stadt.
⚜️ Autor : Lionel Sandoz, Héraldiker – Armorial.org, 2026.
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