DESCRIPTION
⚜️ SORET
Champagne
France
SORET, seigneur de Barbe Goix, veuve de Germain SORET, seigneur de Grandchamp.
Maintenue le 28.9.1700 sur titres de 1516.
⚜️ Armoiries :
" D'argent, à trois merlettes de sable. "
⚜️ Sources héraldiques :
- Armorial de l'Arsenal, Nobiliaire de la généralité de Paris, manuscrit N° 1222. (Bibliothèque de l'Arsenal, Paris).
Le blason provient de l'Armorial général de France (également appelé Armorial de Hozier), un recensement officiel des armoiries ordonné par Louis XIV en 1696 et achevé autour de 1700.
Il s'agit d'un document héraldique qui enregistrait les blasons des familles, seigneuries et communautés du royaume de France.
L'inscription "Maintenue le 28.9.1700 sur titres de 1516" indique que les armoiries ont été maintenues (confirmées) le 28 septembre 1700, sur la base de titres remontant à 1516, prouvant ainsi leur ancienneté (souvent pour des fins fiscales ou nobiliaires).
⚜️ SORET : Nom de la famille ou de la seigneurie enregistrée.
Barbe Goix, veuve de Germain, seigneur de Grandchamp : Titulaire de l'enregistrement, en tant que veuve du seigneur de Grandchamp.
Cela suggère une reprise en ligne féminine, courante dans les armoriaux pour préserver les biens ou titres.
Blason : D'argent, à trois merlettes de sable.
(Écu d'argent semé de trois merlettes – oiseaux stylisés sans bec ni pattes – de sable/noir.)
Ce type de blason simple est typique des familles de noblesse ancienne ou de bourgeoisie anoblie.
⚜️Les archives historiques montrent que cette seigneurie était historiquement liée à la noblesse champagnoise (Champagne), avec des familles comme les du Val de Grandchamps ou les d'Arcemalle de Grandchamp y résidant dès le XVIe siècle (époque des "titres de 1516").
Par exemple, en 1584, François du Val est seigneur de Grandchamp, et des mariages avec des familles locales (comme du Pin) ancrent cette lignée en Champagne au sens large, avant des ramifications en Poitou-Vendée.
⚜️ Les "merlettes de sable" évoquent des familles du nord-est (Champagne-Ardenne), comme les d'Aix ou Carvel de Meré, alliés à des lignées locales.
⚜️ Origine et étymologie du nom SORET
Le nom de famille SORET est d'origine française, attesté dès le XIIIe siècle.
Il dérive probablement de l'ancien français sorel ou Soret, désignant une couleur fauve, roux-brun ou alezan (souvent appliquée aux chevaux ou aux cheveux).
Selon le Dictionnaire étymologique des noms de famille et prénoms de France d'Albert Dauzat (1951), il s'agit d'un surnom descriptif porté par des individus à la chevelure ou au teint caractéristique.
Des variantes comme SOREL, SAURET ou SOREAU existent, liées à des régions voisines.
En Alsace-Moselle, il pourrait dériver de Sauer (aigre, acide), un surnom lié au tempérament.
En Catalogne, une étymologie folklorique lie SORET à SORRO (souris), pour un surnom physique (petite taille, agilité).
⚜️ Histoire de la famille SORET :
Les SORET forment plusieurs lignées distinctes, souvent issues de la bourgeoisie anoblie ou de la petite noblesse terrienne.
Le nom apparaît dans des archives dès le Moyen Âge, mais c'est au XVIe-XVIIIe siècle qu'il s'affirme via des enregistrements notariaux, armoriaux et généalogiques.
Pas de maison noble unifiée, mais des branches notables :
⚜️ Branche noble champenoise (liée à Grandchamp) :
La plus documentée dans le contexte héraldique.
Mentionnée dans l'Armorial général de France (1696-1700), avec une maintenance le 28 septembre 1700 sur titres de 1516.
Barbe Goix, veuve de Germain SORET (seigneur de Grandchamp), y est enregistrée comme titulaire.
Ce blason – D'argent, à trois merlettes de sable – évoque une noblesse ancienne, avec des seigneuries en Champagne (Marne/Aube).
Des alliances avec les Goix (famille bourgeoise parisienne) et des Val de Grandchamp (Bourgogne/Champagne) sont attestées dès 1584. La seigneurie de Grandchamp (près de Châlons-en-Champagne) impliquait des terres agricoles et des droits seigneuriaux, confirmés pour éviter les taxes royales.
⚜️ Branche angevine et normande :
Concentré en Maine-et-Loire et Eure-et-Loir. Des SORET y sont marchands ou laboureurs au XVIIe siècle, avec des reprises nobiliaires (ex. : Jaquette-Léonor SORET de, épouse de Claude Bien, écuyer). Blasons alternatifs : D'azur, au chevron d'argent, acc. en chef de deux molettes d'éperon d'or, et en pointe d'une croisette fleurdelisée du même (Rietstap).
⚜️ Branche québécoise (Canada)
Migrations vers le Québec (XVIIIe siècle) sont notées, avec des branches comme Jean-Baptiste SORET (1786-?). Au Québec (Chambly, 1780s) via des mariages comme Jean-Baptiste SORET et Marie-Archange Rivard.
⚜️ Branche genevoise (SORET-Odier) :
Au XIXe siècle, Frédéric SORET (1795-1865), savant et orientaliste, fonde une lignée notable à Genève. Ses papiers familiaux (correspondance, 1795-1865) sont conservés à la Bibliothèque de Genève, témoignant d'unions avec les Odier (banquiers). Cette branche migre de France vers la Suisse protestante.
⚜️ Autres branches :
En Poitou-Vienne : Liens avec Soreau, seigneurs locaux.
En Bourgogne : SORET de Boisbrunet, avec armoiries propres et preuves de noblesse au XVIIIe siècle.
Au Québec (Chambly, 1780) via des mariages comme Jean-Baptiste SORET et Marie-Archange Rivard.
⚜️ Personnages remarquables
✶ Germain SORET (XVIIe siècle) : Seigneur de Grandchamp, marié à Barbe Goix le 29 janvier 1670 à Dissangis.
Leur enregistrement armorial (1700) prouve une noblesse d'ancienne extraction, avec titres remontant à 1516 (actes de donation ou fiefs).
✶ Frédéric SORET (1795-1865) : Physicien, astronome et collectionneur, ami de Goethe. Traducteur d'œuvres persanes, il lègue une vaste correspondance familiale.
Autres :
✶ Nicolas SORET (XVIIe, banquier à Rome) ; branches coloniales au Québec (ex. : François SORET, 1790s).
⚜️ Auteur : Lionel Sandoz, héraldiste – Armorial.org, 2025
⚜️ Droits d'auteur : Lionel Sandoz, créateur des armoiries et du texte, 2025
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⚜️ Généalogie Gabriel SORET
✶ Gabriel SORET, écuyer, seigneur de Grandchamp
D'après les sources généalogiques et historiques consultées (principalement des nobiliaires et des archives départementales françaises), Gabriel SORET (ou SORET de Grandchamp) est une figure de la petite noblesse française du XVIe siècle, liée à la région de Normandie ou du Maine (Grandchamp pouvant se rapporter à des seigneuries comme Grandchamp-le-Château dans le Calvados ou d'autres domaines homonymes).
Il est attesté comme homme d'armes dans la compagnie du duc de Mayenne (Charles de Guise, figure clé des guerres de Religion catholiques), ce qui le place dans le contexte des conflits religieux de l'époque (années 1580).
Mariage connu : Jacqueline de VILLESABLON (1584)
✶ Contrat de mariage : Le 11 mai 1584, comme vous l'indiquez. Ce contrat est mentionné dans des recueils historiques et nobiliaires (par ex., Recueil historique de Vrillac et archives de l'Indre, qui couvrent des contrats nobiliaires de la période 1477-1608). Jacqueline de VILLESABLON (ou de VILLE-SABLON, variante orthographique) appartient à une famille noble mineure, probablement originaire du Maine ou de l'ouest de la France.
Contexte : Ce mariage s'inscrit dans les alliances nobiliaires typiques de l'époque, renforçant des liens militaires et territoriaux. Aucune source ne précise la date de décès de Jacqueline, mais le contrat suggère qu'il s'agit du premier mariage de Gabriel.
✶ Hypothèse d'un second mariage : Gabrielle Marie de PERTUIS ?
La famille de PERTUIS est bien attestée en Poitou (Vienne), avec des branches nobles (ex. : seigneurs de PERTUIS au XVIe-XVIIe siècle, alliés à des familles comme les La Rochefoucauld). Gabrielle Marie pourrait être une descendante ou une parente, mais pas liée à SORET dans les sources disponibles.
Des Gabriel de PERTUIS existent (ex. : un chercheur moderne ou des figures du XXe siècle), mais rien au XVIe siècle ne croise avec SORET.
✶ Conclusion sur l'identité : Il est improbable que ce soit le même Gabriel SORET.
Les sources pointent vers un seul mariage documenté (avec Jacqueline de VILLESABLON).
Si un second mariage existait, il serait probablement noté dans les contrats notariés ou les testaments (souvent conservés aux Archives nationales ou départementales).
L'hypothèse pourrait provenir d'une confusion avec une autre branche des SORET (ex. : des mentions isolées de SORET alliés à des Perthois dans des armoriaux, mais sans Gabriel spécifique).
✶ Descendance et héritage connu
Peu de détails précis, mais les SORET de Grandchamp ont des descendants dans la noblesse normande/maine (liens avec les Bonnechose ou les Le Prévost via des seigneuries voisines).
Un neveu ou cousin est parfois cité comme successeur en 1608 (résignation d'office).
Pas d'enfants nommés explicitement dans les extraits disponibles, mais des alliances ultérieures avec des familles comme les Tesson ou Subtil (XVIIe siècle) suggèrent une continuité.
✶ Recommandations pour approfondir
Consultez les Archives départementales du Calvados (série B pour contrats nobiliaires) ou de la Vienne (pour PERTUIS). Le contrat de 1584 pourrait être dans la série 1E (titres de familles).
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