DESCRIPTION
ROSSILLON de BOSCHAGE
Dauphiné
France
✶ Armoiries :
" D'or, à l'aigle de gueules. "
✶ Symbolique des armoiries " D'or, à l'aigle de gueules. " :
- Le champ d'or (ou fond doré) : L'or en héraldique représente généralement la noblesse, la générosité, la richesse, et la pureté. C'est une couleur souvent associée à la lumière, au soleil, et aux qualités élevées. Sur un plan symbolique, le fond doré des armoiries indique la grandeur d'esprit, l'honneur, et le prestige.
- L'aigle de gueules (rouge) : L'aigle est un symbole de puissance, de majesté et de souveraineté. Il représente également la vision claire, l'élévation et le courage. Dans certaines cultures, l'aigle est aussi associé à des aspects divins et impériaux.
* Le choix de la couleur rouge (gueules) pour l'aigle est important. Le rouge symbolise la force, le courage, la passion, et parfois le sacrifice. Combinée avec l'aigle, cette couleur peut indiquer une capacité de leadership exceptionnel, voire une force guerrière.
- Dans l'ensemble, ces armoiries pourraient représenter une famille ou une institution d'une grande importance historique, montrant à la fois la noblesse et la puissance, avec une volonté de protéger et diriger avec force et honneur.
✶ Les ROSSILLON de BOSCHAGE en Dauphiné
- La famille de Rossillon de Boschage s'inscrit dans l'histoire du Dauphiné à travers la figure d'Amédé de Rossillon, seigneur de Boschage, mentionné dans un acte de 1349 relatif à l'hommage des vassaux dauphinois. Cet épisode historique illustre à la fois les liens de féodalité qui structuraient la société du Moyen Âge et la position des Rossillon au sein de la noblesse dauphinoise.
- Le Dauphiné au XIVe siècle
En 1349, le Dauphiné traverse une période d'intense recomposition politique. La cession du Dauphiné à la couronne de France par Humbert II, dernier dauphin de Viennois, redéfinit les relations de féodalité dans la région. Selon une lettre de cette année, Humbert déclare que, bien que les vassaux du Dauphiné fassent hommage et fidélité à la couronne, il ne souhaite pas qu’ils soient contraints de renoncer à cette obligation. Parmi les nobles alors mentionnés figure Amédé de Rossillon, seigneur de Boschage.
- Amédé de Rossillon apparaît dans cette lettre aux côtés d’autres seigneurs influents de l'époque, dont Amblard de Beaumont, Hugues de Genève, seigneur d’Anthon, et Aymar de Poitiers, seigneur de Veyne. Cette présence témoigne de l'importance des Rossillon au sein de l’aristocratie dauphinoise. Leur seigneurie de Boschage, bien que peu documentée, semble avoir été un fief significatif dans cette région montagneuse.
- L'acte fut signé à Lyon, en la Maison des Frères Prêcheurs, en présence de hauts dignitaires ecclésiastiques, tels que Henry de Villars, archevêque de Lyon, et Jean de Chissé, évêque de Grenoble. On y trouve également des figures majeures du royaume, à l’instar de Pierre de Bourbon, duc de Bourbon, et Jean, comte d’Armagnac, ce qui souligne l'importance politique de cette assemblée.
✶ Épilogue
- Si les traces documentaires sur les Rossillon de Boschage sont rares, leur présence dans ce texte atteste leur appartenance à la haute noblesse dauphinoise du XIVe siècle. Il est possible que leur lignage se soit fondu dans d’autres grandes familles du Dauphiné, suivant les dynamiques matrimoniales de l'époque.
- Le fait que ce texte ait été enregistré par Jean Chaillo, notaire d’Orléans sous autorité apostolique et impériale, renforce son caractère officiel et met en lumière l’importance politique de la région dans le contexte du rattachement du Dauphiné à la France.
SHARE ON SOCIAL NETWORKS
OPINIONS
There are no notes at this time. Be the first to rate!
GIVE A NOTE

