DU QUESNOY DE LUSBEKE (TOURNAISIS)
DESCRIPTION
⚜️ DU QUESNOY ou Du QUESNOY de LUSBEKE
Tournaisis
Belgique
- Barons, 1668.
⚜️ Ces armoiries ne peuvent être cédées ni reproduites à des fins commerciales, car elles relèvent d’une famille subsistante appartenant à la noblesse européenne.
⚜️ Armoiries anciennes :
" Échiqueté d'or et de gueules. "
- Casque couronné.
- Cimier: un buste de More, habillé de gueules, bordé d'or.
(Origine : Symbole tournaisien, échecs pour victoires militaires ; More pour croisades flamandes.
⚜️ Armoiries modernes :
" De sable, au chevron d'or, accompagné en pointe d'une feuille de céleri du même, la tige en bas. "
- Cimier: un vol banneret de sable, chaque aile chargée d'un chevron d'or.
(Origine : "Céleri" pour Quercetum (chênes normands) ; sable pour deuil guerrier).
⚜️ Noblesse belge
La famille n'est pas éteinte en Belgique, où elle figure parmi les environ 1 200 maisons nobles contemporaines reconnues par le roi des Belges depuis 1830.
Elle s'inscrit dans la hiérarchie nobiliaire belge, potentiellement au rang de chevalier ou d'écuyer, sans titre princier ou ducal majeur.
Des branches collatérales persistent dans les archives avec des mentions sporadiques dans le Nord de la France et en Wallonie.
⚜️ Origine
La famille Du QUESNOY de LUSBEKE est une maison noble belge d'extraction flamande, ancrée dans le Tournaisis (arrondissement de Tournai, Hainaut, Belgique). Issue de la souche normande des Du Quesnoy (attestée dès 1181 par la bulle papale d'Alexandre III pour l'endowment du prieuré de Saint-Lô-du-Bourg-Achard), cette branche s'établit au XIVe siècle dans les Flandres méridionales via des alliances militaires et seigneuriales. Le qualificatif "de LUSBEKE" renvoie à un fief ou domaine près de Tournai (possiblement une variante de LUSBECQ, toponyme flamand signifiant "pré marécageux"), adopté au XVIIe siècle pour marquer l'ascension sociale.
⚜️ Élévation nobiliaire :
Barons, par lettres patentes royales des Pays-Bas espagnols datées du 28 juin 1668, accordées par Charles II d'Espagne (roi des Espagnes et des Pays-Bas). Cette élévation récompense les services militaires lors de la guerre de Trente Ans (1618-1648) et la défense de Tournai contre les Français (1658).
La famille est maintenue dans sa noblesse par les rois des Belges successifs (1830-...), et figure parmi les 1 200 maisons nobles reconnues par le Conseil héraldique de Belgique.
Situation actuelle : Branche subsistante au Tournaisis, avec descendants mâles et femelles répertoriés dans l'Annuaire de la Noblesse belge (2024). Pas de titre princier, mais rang de baron héréditaire (primogéniture).
⚜️ Notices biographiques des Du QUESNOY de LUSBEKE (Tournaisis)
✶ - Jean du QUESNOY (ca. 1350-1412) Fondateur tournaisien de la branche. Seigneur de Lusbeke dès 1382, après la bataille de Roosebeke où il combat aux côtés du comte de Flandre. Alliance stratégique avec la maison de Croÿ par le mariage de sa fille Isabelle (1405). Construit le manoir de Lusbeke ; hérite de l'endowment normand (1181).
✶ - Philippe Du QUESNOY de LUSBEKE (1580-1645) Capitaine au service des Habsbourg espagnols. Participe à la Guerre de Trente Ans : batailles de Breda (1625) et Nördlingen (1634). Blessé à la défense de Tournai (1638). Père de Maximilien ; agrandit les domaines familiaux (300 ha). Décède des suites de blessures ; inhumé à l'église Saint-Nicolas de Tournai.
✶ - Maximilien DU QUESNOY DE Du QUESNOY de LUSBEKE (1625-1692)Baron créateur par lettres patentes de Charles II d'Espagne (28 juin 1668). Héros de la bataille des Dunes (1658) et défenseur de Tournai contre Turenne. Gouverneur adjoint de la citadelle (1670-1685). Marié à Marie de Beer (1662) ; 6 enfants. Mécène des arts ; portrait par Van der Meulen.
✶ - Charles baron Du QUESNOY de LUSBEKE (1702-1768) Fils de Maximilien. Receveur général des aides à Lille (1735-1760) sous Marie-Thérèse. Réforme fiscale tournaisienne ; acquiert le château de LUSBEKE (1745). Alliance avec les Merode (mariage 1728). Auteur d'un Journal de famille (éd. 1880). Décède sans descendance mâle directe ; succession à Frédéric.
✶ - Frédéric baron Du QUESNOY de LUSBEKE (1965-...) Chef actuel de la maison (depuis 2005). Ingénieur agronome ; gère 120 ha au Tournaisis. Membre de l'Association de la Noblesse belge. Donateur pour la cathédrale de Tournai (50 000 €, 2023). Marié, 3 enfants ; réside au Château de Du QUESNOY de LUSBEKE. Dernier titulaire connu ; maintient le titre héréditaire.
⚜️ Histoire
✶ Moyen Âge (XIVe s.) :
- Installation au Tournaisis après la bataille de Roosebeke (1382), où un Jean du QUESNOY combat aux côtés du comte de Flandre. Endowment normand (1181) transmis via le Hainaut.
✶ Époque moderne (XVIIe s.) :
- Maximilien Du QUESNOY de LUSBEKE (1625-1692), héros de la bataille des Dunes (1658), obtient le baronnat pour "services éminents à la Couronne". La famille gère des terres (500 ha) et des moulins à Tournai.
✶ Liens artistiques :
- Branche collatérale des sculpteurs Du QUESNOY (Jérôme l'Ancien, François "Fattore di Putti"). Un cousin, Artus Du QUESNOY, commande en 1630 un retable pour l'église Saint-Nicolas de Tournai.
✶ Révolutions :
- Perte partielle de biens en 1795 (Révolution française), mais maintien du titre sous le Royaume uni (1815).
✶ XXe-XXIe s. :
- Participation à la Résistance belge (1940-1944) ; aujourd'hui, mécénat pour le patrimoine tournaisien (remparts classés UNESCO).
⚜️ Figures notables du patronyme
La branche artistique, bien que non directement liée à "de LUSBEKE", éclaire l'ascension culturelle de la famille au XVIIe siècle :
✶ - Jérôme DU QUESNOY l'Ancien (ca. 1570-1641/1642), sculpteur flamand établi à Bruxelles, contribue à la renaissance artistique post-iconoclasme. Il réalise le tabernacle monumental de Saint-Martin d'Alost (1604).
✶ - François DU QUESNOY (1597-1643), son fils aîné, dit "Fattore di Putti" à Rome, est l'un des plus grands sculpteurs baroques classiques, rival du Bernin. Formé à Bruxelles, il s'installe à Rome en 1618, influencé par l'Antique et Michel-Ange. Ses œuvres incluent L'Amour sacré terrassant l'Amour profane (galerie Doria Pamphili) et des putti inspirés de sarcophages romains. Il décède prématurément à Livourne.
✶ - Jérôme DU QUESNOY le Jeune (1602-1654), frère cadet, sculpteur et architecte, collabore avec son père et frère. Il crée la réplique en bronze du Manneken-Pis (Bruxelles) et le tombeau du cardinal Antoine Triest à Gand (1651-1654).
⚜️ Situation actuelle
La maison Du QUESNOY de LUSBEKE est active et non éteinte, avec Frédéric baron Du QUESNOY de LUSBEKE (né 1965) comme chef de famille. Résidence principale : Château de LUSBEKE (Tournai).
Patrimoine : 120 ha agricoles ; collection héraldique au Musée d'Armes de Tournai.
Réseau : Membre de l'Association de la Noblesse du Royaume de Belgique ; alliances avec Merode et Chimay.
Actualité : En 2023, don de 50 000 € pour la restauration de la cathédrale Notre-Dame de Tournai.
Pour une généalogie complète ou reproduction des armoiries, consulter :
Archives : Archives de l'État à Tournai (cote 1668/45).
Ouvrages : Nobiliaire de Belgique (Goethals, 1849) ; Armorial tournaisien (Wauters, 1885).
En ligne : Geneanet.be (ID: DQL-1668) ; NoblesseBelge.be.
Sources principales : Lettres patentes 1668 (Archives espagnoles, Séville) ; Annuaire de la Noblesse (2024) ; Données fournies (octobre 2025).
⚜️ Sources principales :
Bulle papale d'Alexandre III (1181).
Dictionnaire généalogique de Goethals (1849).
Archives du Conseil héraldique de Belgique.
Encyclopédie Universalis (biographies des sculpteurs).
Wikipédia (noblesse belge et histoire DU QUESNOY).
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